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Shadow the Hedgehog

Shadow the Hedgehog

publié le 5 décembre 2005
  • Etat : Disponible
  • Développeur :Sega
  • Distributeur :Sega
  • Genre :Action
  • 18/11/2005
  • 11/2005

Sega ne sera jamais régulier. La plupart des éditeurs ne le seront jamais d’ailleurs. Mais Sega, en particulier, a la manie d’entraîner ses fans dans des déboires plus que calamiteux. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une licence aussi mythique que Sonic, nous sommes en droit de le lui faire comprendre.

Shadow, ennemi de Sonic, hérisson noir, créé par le si célèbre professeur Robotnik, a désormais son propre jeu, avec un background et une aventure qui lui est propre. Effectivement, dans cet opus, notre héros a perdu la mémoire et essaye à tout prix de la retrouver. Black Doom, « le grand chef des aliens descendus-sur-terre-pour-tout-casser » lui promet de la lui redonner s’il lui rapporte les 7 Emeraudes du Chaos. À l’opposé, Sonic et ses amis essayent d’encourager Shadow à suivre la voix de la sagesse et de la pureté (super crédible). Bref, vous aurez le choix, bien souvent, entre zigouiller les humains, ou les aliens (ou les deux), et ce choix vous fera évoluer différemment sur la grille de parcours de Shadow. En effet, le fil rouge de l’aventure est au bout de votre paddle ; dans cette structure pyramidale, comment orienterez-vous votre jeu ? Vers le bon, en remplissant les objectifs de Sonic & Friends et en aidant les humains ; ou vers le mauvais… Nul besoin d’épiloguer, vous aurez vite compris. Troisième possibilité, rester neutre et n’obéir qu’à soi : foncer pendant tous les niveaux et récupérer l’Emeraude du Chaos.À droite, ou à gauche… Ou au milieu Même si l’idée de départ ne présage rien de forcément mauvais, et même si l’attrait de 11 fins différentes nous laisse faussement rêveurs ; Shadow The Hedgehog n’est pas sincèrement le genre de jeu auquel on prend du plaisir à finir 11 fois.

Le gameplay, d’une part n’a rien de fondamentalement nouveau comparé aux précédents opus. Shadow peut, à l’instar de Sonic, foncer dans le tas et jumper d’ennemis en ennemis, il saute sur des bumpers qui le font monter très haut, il fait des loopings fulgurants, mais le level design en revanche, lui, a tout à envier aux autres, et en particulier à l’épisode premier sur Dreamcast (celui qui accompagnait la console à sa sortie). De multiples obstacles se dressent sur la route de Shadow, la vitesse est constamment cassée par ceux-ci : non pas que l’on s’attende à être spectateur du personnage lancé à toute vitesse dans des niveaux enchanteurs mais presque.

Shadow est donc à la base un personnage évoluant du côté des forces du mal, il peut user en conséquence de toutes les armes à feu ou laser qu’il peut ramasser sur son parcours mais l’intérêt est ma foi assez limité étant donné que Shadow, comme Sonic, peut bondir d’ennemis en ennemis pour les faire disparaître. Le point noir de cette technique reste encore que vous ne pourrez pas vraiment distinguer quels ennemis vous tuez : humains, aliens, nul ne le sait d’ailleurs (vu le character design plus que raté)Shadow, la brute, et le truand En tant qu’héros, Shadow a la capacité de lancer certains mouvements ou pouvoirs spéciaux une fois la jauge du bien ou du mal remplie (elle varie évidemment en fonction de vos choix… théoriquement bien entendu). La barre du mal vous donne accès par exemple à un pouvoir très utile : annihiler tous les ennemis d’une même zone.

A vrai dire, il était sûrement temps de faire évoluer le gameplay de la série, l’adapter à un public plus large. Shadow est un personnage assez attrayant, et l’idée de départ de nous faire découvrir son passé n’est pas mauvaise. L’on regrette très vite que ce potentiel ne soit pas mis à jour et que l’idée soit gâchée par une réalisation trop souvent bâclée. C’est encore le cas lorsqu’on aborde le sujet très délicat des caméras (souvent mal gérées depuis que Sonic est passé à la 3D). Ici, une fois de plus, l’effort est absent : on s’aperçoit que dans de nombreuses situations, la caméra ne s’oriente qu’au dernier moment, à la fin d’un saut sur une plateforme supérieure par exemple. Ce qui reste, avouons le, assez gênant lorsqu’il faut éviter un alien ou un piège à l’arrivée.

Saluons tout de même l’idée qu’ont eue les développeurs d’insérer un mode multijoueurs, vraiment pas « dégueu » où vous pourrez affronter un ami dans un mode Deathmatch sur trois cartes différentes ; ce qu’on jugera au final assez peu. Les combats ne sont évidemment pas très bien gérés (après tout, ce n’est pas le style de la maison) mais pour une fois que l’on ne doit pas déplorer l’absence d’un mode multijoueurs dans un jeu de plate-forme de cet acabit, on ne sera pas désagréable.

Techniquement, Shadow The Hedgehog n’est pas le jeu de l’année, vous en conviendrez en regardant les différentes captures présentes sur PlayFrance. Le personnage principal quant à lui est très bien modélisé ; quel dommage qu’on ait l’impression continue de jouer un patineur sur glace de seconde zone. En effet, Shadow n’adhère pas du tout au sol. La crispation de vos membres lors des loopings de Sonic manquera aux détracteurs du jeu, je peux vous l’assurer.

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test écrit par Mat-
6
Graphismes
4
Jouabilité
5
Son
2
Durée de vie
Verdict :
4

Que dire au final de ce Shadow The Hedgehog ? C’est un jeu très moyen, voire mauvais et surtout extrêmement court qui j’espère n’aura pas à trôner sur vos étagères à côté des épisodes Megadrive et Dreamcast. Ceux qui n’ont jamais joué à la série Sonic seront déçus ; mieux vaudra s’orienter sur une valeur sure telle que Ratchet & Clank. Les fans, quant à eux, n’en reviendront pas. J’y suis toujours d’ailleurs.


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