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Scaler

Scaler

publié le 5 novembre 2004
  • 12/11/2004
  • inconnue

Si les amateurs d’action-plateforme n’ont d’yeux que pour Ratchet & Clank 3, Jak 3 et dans une moindre mesure Sly 2, il arrive parfois que se glisse entre les hits annoncés d’excellentes surprises. Assez méconnu des possesseurs de Playstation 2, Scaler est pourtant un titre qui mérite le coup d’œil. Explications ! La guerre des lézards ! L’histoire de Scaler débute alors qu’un jeune garçon, ligoté à une chaise, subi un interrogatoire. Alors que le garçonnet reste muet comme une tombe, son tortionnaire, sous la pression de ses dirigeants, se voit dans l’obligation d’utiliser une drôle de machine pour essayer de faire parler le gamin. S’il croyait bien faire, un événement imprévu va se produire : l’ouverture d’un portail dimensionnel dans lequel notre héros parvient à se faufiler in extremis. Cependant, s’il se croit un temps tiré d’affaire, Scaler va s’apercevoir que son apparence a changé (le gamin est désormais un lézard bleu à la chevelure orange) et qu’il a atterri dans un monde étrange peuplé de monstres en tout genre. Très vite, il fera la connaissance de Léon, un autre reptile que lui expliquera la situation : Scaler est bloqué dans une des dimensions qui existent sur terre, dimension qui voit se fomenter un terrible plan : la constitution d’une terrible armée de sauriens dont l’unique but sera de conquérir chacune des dimensions existantes. Bien décidé à contrecarrer ces plans, Scaler aura la lourde tâche d’explorer d’immenses environnements à la recherche d’œufs de lézard, indispensables pour éliminer toute menace. C’est le début d’un voyage loin d’être de tout repos !Vibrant hommage ou simple copie ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le genre action-plateforme dispose de sacrées références sur PS2 avec deux séries phare : Ratchet & Clank et Jak & Daxter. Si Scaler ne révolutionne pas le genre, les développeurs canadiens d’A2M ont parfaitement su s’inspirer de la concurrence pour faire de leur jeu un titre varié et attractif. Dès les premières minutes de jeu, les références aux deux séries citées quelques lignes plus haut abondent : la représentation des niveaux fait irrémédiablement penser à Ratchet & Clank : un univers immense, linéaire, dans lequel on doit remplir un certain nombre d’objectifs, récolte de klokkies, sorte d’argent très utile pour acheter items et bonus en tout genre. Même la représentation de la carte semble directement issue du dernier bébé d’Insomniac ! La collecte de certains bonus semble s’inspirer du premier Jak & Daxter : dans chaque niveau, Scaler doit récolter 10 piles d’énergie, heu gemmes de cristal dont la ressemblance avec les piles de Jak ne semble pas due au hasard. De même, l’acquisition des œufs de lézard s’accompagne toujours d’une saynète où notre saurien fait le pitre, ça ne vous rappelle rien ? Finalement après quelques minutes de jeu, le fan absolu ne voit en Scaler qu’une simple copie des références du genre. C’est en tout cas ce que l’on se dit au début car plus on avance, plus un découvre un titre varié proposant un gameplay original et accrocheur.Un gameplay riche et varié Finalement, le gameplay de Scaler n’a rien à envier aux autres productions PS2.Du début à la fin, les situations rencontrées jouent la carte de la variété et c’est un véritable régal de progresser dans le jeu. Comme tout bon jeu de plateforme qui se respecte, la panoplie de mouvements offerts au début de l’aventure est assez classique : saut, double saut, se rattraper sur les rebords, donner un coup de langue, frapper avec ses griffes, passer en vue subjective. Rien de bien nouveau à l’horizon ! Pourtant on découvre très vite d’autres aspects du gameplay comme de longues séquences de glisse où la récolte de klokkies se marie avec alternance de rails, sauts multiples et pièges en tout genre. Puis au fur et à mesure que l’on avance on découvre une autre facette du gameplay : les transformations. Tout au long de sa quête, Scaler va acquérir la capacité de se transformer afin de progresser à l’intérieur d’un niveau. La première d’entre elle change notre Scaler en lézard bouffi capable de poser ou lancer des bombes, idéal pour activer certains mécanismes ou se débarrasser des ennemis parfois en nombre. Par la suite, c’est en boule qu’il pourra se transformer dans un niveau très speed où ainsi changé il devra gagner plusieurs défis ; puis en dinosaure capable de tirer des projectiles sur les adversaires, en oiseau géant pour voler dans l’intégralité d’un niveau etc. Finalement, ces transformations contribuent à la grande variété du jeu puisque chacune d’entre elle apporte de nouvelles capacités qui changent radicalement la façon de jouer. La seule chose que l’on pourrait regretter, c’est que la transformation est imposée selon le niveau. On aurait aimé pouvoir jongler entre les différents costumes à l’intérieur d’un même niveau. Enfin, en plus des déguisements et des coups de base, Scaler peut au fur et à mesure des niveaux améliorer son équipement. La récolte des klokkies n’est pas vaine puisque ces derniers font office de monnaie d’échange. Moyennant quelques milliers de klokkies, Scaler pourra acheter de nouveau points de vie, la possibilité de porter plus de bombes électriques, d’améliorer sa force ou encore d’acheter un camouflage et d’en améliorer la durée.Et en plus c’est joli ! Bien évidemment, sur le plan graphique et technique, Scaler ne fait pas le poids face aux mastodontes du genre que sont Ratchet & Clank et Jak III. Néanmoins, la réalisation de Scaler n’en est pas moins réussie pour autant. Si le jeu semblait joli sur les images, cette impression est renforcée quand on voit le titre tourner. Les environnements sont vastes, très colorés et variés. Chaque niveau constitue un délice visuel, d’autant plus qu’il n’est pas rare que le décor change au sein d’un seul et même niveau. L’ambiance est parfaitement retranscrite et chaque niveau jouit d’une atmosphère qui lui est propre. Ce qui impressionne aussi c’est le nombre de détails hallucinant affiché à l’écran et l’impression de vie qui se dégage de chaque tableau : les herbes et plantes bougent au gré du vent, l’air se charge de milliers de particules colorées, de petits insectes ou animaux hantent chaque touffe d’herbe et le ciel est le plus souvent traversé de gigantesques lézards volants. Difficile de ne pas accrocher à un tel spectacle visuel. La modélisation des personnages, boss ou ennemi est également très réussie et chaque créature se fond à merveille dans l’environnement. Finalement, la seule chose que l’on pourrait reprocher, c’est le clipping qui frappe certains éléments du décor, mais ce défaut est vraiment minime (à vrai dire je n’ai constaté de retard d’affichage que dans le premier niveau). L’image est très nette avec un aliasing et des scintillements réduits au stricte minimum. Enfin, si le jeu est le plus souvent fluide, il subsiste quelques légers problèmes de framerate comme on a pu en rencontrer dans Jak II.

L’ambiance sonore est également une franche réussite. Les musiques (qui savent se faire discrètes ou à contrario souligner davantage une situation) sont toujours dans le ton : rythmées et entraînantes. Les bruitages ne trahissent pas la bande son du jeu tout comme les doublages en français justes et parfaitement joués, même si certaines voix agacent quelque peu.

Enfin, la durée de vie est un peu la talon d’Achille de cette production : les niveaux sont vastes et les objectifs nombreux, mais on peut regretter que leur nombre ne soit pas plus élevé. De même, la difficulté, si elle grimpe au fur et à mesure que l’on approche de la fin, est beaucoup trop simple dans les premiers niveaux du jeu. En moyenne, il faudra de 6 à 10 heures pour boucler le jeu selon son habileté manette en main. Les développeurs ont bien entendu essayé d’allonger artificiellement la durée de vie en cachant dans chaque niveau 10 gemmes, mais au final cela ne fait que prolonger le temps de jeu de quelques dizaines de minutes.

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test écrit par Olivier
8
Graphismes
8
Jouabilité
7
Son
6
Durée de vie
Verdict :
7.5

Ce Scaler pourrait être comparé à Kya Dark Lineage sorti l’an dernier. Graphiquement, le titre d’A2M est une franche réussite, l’ambiance qui se dégage de chaque environnement pousse à sans cesse vouloir progresser. Le gameplay et riche et varié et la jouabilité se maîtrise très vite (comme tout jeu de plateforme, Scaler n’échappe pas aux problèmes de caméras parfois gênants). Finalement, le seul véritable reproche qu’on pourrait lui faire est sa durée de vie un peu faible, on aurait aimé profiter plus longtemps d’un tel jeu. Au final, on se trouve en présence d'un excellent jeu vendu en plus à prix réduit. Vous auriez tort de vous priver !



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