Project Zero 3 : The Tormented - Test PS2
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Project Zero 3 : The Tormented

Project Zero 3 : The Tormented

publié le 11 mars 2006
  • 24/02/2006
  • 08/11/2005

En manque de sensations sur PlayStation 2 ? Plus pour longtemps ! Glissé entre la sortie du sympathique Kuon et celle de l’angoissant Forbidden Siren 2, le japonais Tecmo lâche ses bimbos le temps d’un troisième Project Zero riche en frissons.

Succès surprise lors de sa sortie, Project Zero fût une véritable bouffée d’air frais dans ce genre restreint qu’est le survival horror à tel point que des studios hollywoodiens envisagèrent de porter sur grand écran cette histoire de chasse aux fantômes. Après un second volet tout aussi flippant l’éditeur Tecmo, connu surtout pour les imposantes poitrines des combattantes du jeu Dead or Alive, se lance une dernière fois dans l’exploration de la peur avec un Project Zero 3 à garder loin de la portée des cardiaques et des femmes enceintes. Nous vous aurons prévenu…Project Hill 3Comme tout film d’horreur, un survival horror doit avoir un bon scénario, suffisamment clair pour attirer le joueur et le faire s’attacher aux personnages mais suffisamment confus pour maintenir un suspense jusqu’au générique de fin. Celui de Project Zero 3 est des plus classiques dans son genre. La jeune photographe Rei Kurozawa se hisse péniblement de l’épave de sa voiture sous une pluie battante pour y découvrir sur le siège passager Yuu, son fiancé, raide mort suite à l’accident. Quelques temps plus tard, alors que sa vie reprend son cours, cette jeune fille photographie par erreur le fantôme de son tendre aimé. Commence alors une nuit agitée durant laquelle notre héroïne se retrouve dans un immense manoir décrépi à la recherche de Yuu et se confronte à une horde de spectres dont un particulièrement hostile et amateur de tatouages qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui transmettre sa passion pour les dessins indélébiles. Finalement ce n’était qu’un rêve... mais en sommes nous bien sûr ?

Si vous êtes fans de jeux vidéo et de survival horror en particulier, ce petit synopsis doit forcément vous dire quelque chose. Un proche qui disparaît et qui revient d’outre tombe sous la forme d’un document ? Ca ne vous dit rien ? Réfléchissez, aux débuts de la PlayStation 2, un brave homme était gentiment convié sur invitation personnelle à Silent Hill pour y rencontrer sa femme décédée auparavant. C’était dans Silent Hill 2, et là encore il est question d’un être cher qui réapparaît aux yeux de sa moitié. Et cette histoire de rêves qui s’achèvent par le réveil du héros dans un appartement qui semble sombrer petit à petit dans un monde alternatif ? Ca ne vous dit rien ? Et bien il n’y a pas si longtemps, Silent Hill 4 : The Room nous a fait le coup du type qui, enfermé dans son appartement, voit lentement mais sûrement son habitat basculer dans l’angoisse. Project Zero 3 reprend le même principe avec des terreurs nocturnes et des réveils dans un appartement japonais qui lui aussi paraît de moins en moins fiable…

Ces quelques emprunts scénaristiques sont évidemment compensés par une histoire riche en rebondissements et en enjeux. Pourquoi fait- elle ce qui ressemble à des cauchemars ? Qu’est devenue l’âme de Yuu ? Pourquoi des tatouages semblent prendre forme sur la peau de Rei ? Pour répondre à ces questions, Rei ne sera pas seule puisque cette fois trois personnages sont jouables : Rei Kurozawa, Kei Amakura et Miku Hinasaki que les amateurs connaissent bien puisqu’elle était le personnage principal du premier opus. Ainsi les vies de trois jeunes gens vont basculer vers l’horreur.Interdit aux cardiaques et aux femmes enceintes.Troisième épisode oblige, le principe de Project Zero 3 reste le même que dans les précédents volets : flipper devant son écran en pourchassant des fantômes à l’aide d’un appareil photo capable de capturer leur âme. Et encore une fois la mayonnaise prend rapidement tant notre protagoniste est fragile et lent, renforçant ainsi le sentiment de faiblesse face à des ennemis impalpables. Même en pleine course nos trois héros font peine à voir, ils sont très rigides et leur animation est carrément raté, ce qui devient à la longue la marque de fabrique de la série : jouer avec un mannequin pour subir l’action et non pas la contrôler. Il en devient inutile de fuir les ectoplasmes, surtout lorsque l’on sait qu’ils peuvent se téléporter et traverser toutes les surfaces pour vous attraper. Mieux vaut les affronter de face, en les regardant droit dans votre objectif et en attendant le dernier moment pour les flasher. Plus vous attendez pour griller leur âme et plus vous aurez de points ce qui vous permettra de booster les capacités de votre appareil et à long terme, de prolonger votre espérance de vie.

L’angoisse et les nombreux sursauts provoqués par ce jeu proviennent surtout de la bande sonore et des musiques d’ambiance, particulièrement réussies qui multiplient les petits bruits, les souffles et les coups d’éclats qui, accompagnés d’une bonne vibration, ne peuvent que vous surprendre. Mention spéciale aux évènements scriptés et aux apparitions de fillettes aux longs cheveux noirs aux moments où on s’y attend le moins. Il faut dire qu’avec une caméra fixe qui impose son point de vue, il est impossible de prévoir ce qui nous attend au détour d’un couloir. Résultat on tombe dans la paranoïa la plus totale, on commence à voir des morts partout et les quelques parasites qui parsèment l’écran par moment (effet de style) nous font brandir l’appareil photo. Et quand on le dégaine à bon escient, c’est pour immortaliser un spectre angoissant au visage marqué par la douleur et les sévices. La réalisation graphique est dans l’ensemble assez superbe avec de beaux effets d’ombre et de lumière, des défunts expressifs et des textures réalistes sublimées par un mode 60hz.

Quand on joue à Project Zero 3 en pleine nuit et avec un casque sur les oreilles (ce qui est indispensable !) on se demande finalement pourquoi on se force à endurer ça et s’il ne serait pas plus sain de se remettre à Shadow of The Colossus, mais tout le plaisir est là : s’offrir un bon moment de trouille, une bonne poussée d’adrénaline tout en restant au chaud dans son lit ou sur son canapé. En fait de compte, ce n’est pas si maso !

Que reprocher à Project Zero 3 alors ? Et bien simplement son manque global d’originalité et de renouveau (au bout du troisième volet), la rigidité cadavérique de ses personnages et les innombrables allers-retours dans les couloirs sombres d’un traditionnel manoir. Croisons les doigts pour l’épisode Next Gen du renouveau !

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test écrit par Vincent
8
Graphismes
6
Jouabilité
8
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7.5

Toujours aussi efficace dans son principe, ce troisième volet de la saga Project Zero donnera de grands moments d’angoisse à ceux qui osent y jouer en pleine nuit et le casque sur les oreilles. Il est cependant dommage de devoir faire de trop nombreux allers-retours avec des personnages aussi raides…ça sera pour la prochaine fois, sur PlayStation 3 ?


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