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Maximo Vs. Army of Zin

Maximo Vs. Army of Zin

publié le 11 février 2004
  • 13/02/2004
  • 20/01/2004

Adepte des séries à rallonge, Capcom lance, en ce mois de février, la suite de Maximo Ghost to Glory, jeu inspiré du mythique Ghouls'n Ghosts. Bien que la tendance soit aux jeux de plate forme totalement libres, Maximo vs the Army of Zin prend le pari de nous offrir un gameplay typé old school. Pari réussi ? Réponse dans les lignes qui suivent…Un peu d’histoire Alors qu’il coule des jours paisibles depuis qu’il a retrouvé sa dulcinée Sophia dans le premier épisode, un danger menace une nouvelle fois le monde de Maximo. En effet, une terrible armée de machines sème le chaos partout où elle passe. Pire, à chaque fois qu’un humain perd la vie, son âme est utilisée pour donner naissance à une de ces boîtes de conserve métalliques, faisant par la même occasion grandir l’armée de Zin à vue d’œil. En pleine discussion houleuse avec des brigands, Maximo, ainsi que le village où il se trouve, est attaqué. Prenant son courage légendaire à deux mains, Maximo réduit à néant ses adversaires, aidé, il est vrai, de Grim, la Mort en personne (que l’on a rencontré dans le premier opus). Bien décidé à stopper cette nouvelle vague de violence, Maximo se lance, équipé de son épée, à la poursuite du mystérieux Lord Bane afin de stopper l’armée de Zin. Grim sera bien évidemment de la partie puisqu’elle voit son gagne pain partir peu à peu en fumée…Dans la veine du premier Si les machines remplacent les morts vivant de Maximo Ghost to Glory, la formule développée dans ce deuxième volet reste quasiment identique à celle du premier épisode. Ainsi, le joueur aura à traverser une vingtaine de niveaux à l’architecture linéaire. Cependant, pas de souci puisque l’impression de parcourir un tunnel est contrebalancée par une action omniprésente et des phases de plate forme à nous couper le souffle. Ainsi, on passe notre temps à avancer et à trucider quiconque nous barre la route. Cependant, nos ennemis sont malins et attaqueront la majeure partie du temps en groupe. Heureusement pour nous, la prise en main est excellente et notre héros répond à la moindre de nos sollicitations. Les combats comprennent toujours trois types d’attaques : le lancer de bouclier, pratique pour toucher à distance nos opposants, un coup rapide mais faible et un coup beaucoup plus puissant mais aussi très lent à sortir. En cours d’aventure, il sera également possible de faire l’acquisition de nouvelles armes aux caractéristiques bien distinctes. Par exemple, la première d’entre elles que vous obtiendrez (en plus de votre épée) est un marteau géant très puissant mais malheureusement très lent. A intervalles réguliers, un boss, souvent immense, essaiera de vous réduire en poussière, à vous de trouver son point faible pour le défaire. Pour les phases de plate forme, comprenant sauts millimétrés au dessus du vide, phases d’escalade et autres slaloms entre divers pièges, Maximo dispose d’un double saut réellement pratique ainsi que la capacité de s’accrocher in-extremis à une paroi après une chute ou un saut mal calibré. Enfin, comme dans Ghost to Glory, les plus avides des joueurs pourront partir à la recherche des coffres, nombreux, dissimulés partout à l’intérieur d’un niveau. Ces derniers se déclinent en deux sortes : les coffres cadenassés qu’il faut déverrouiller après avoir obtenu une clé et les coffres cachés dans le sol qu’il faut découvrir en sautant au bon endroit. Les plus perfectionnistes passeront de très nombreuses heures sur le jeu afin d’obtenir la totalité des coffres et par la même occasion les 100% d’un niveau.Quelques modifications en mal… Cependant, cette suite nous réserve pas mal de changements, parfois sous la forme de régression vis à vis du premier Maximo. L’une des choses qui frappe quand on s’essaye à Maximo 2 est l’absence de liberté dans l’enchaînement des niveaux. S’il était possible dans le premier de choisir l’ordre dans lequel on voulait les explorer, Maximo 2 nous projette sur une carte où aucun choix n’est possible. Si ce n’est pas un véritable défaut en soi, il est dommage de perdre le peu de liberté que nous offrait le jeu. Autre défaut, le gameplay s’est vu retiré les pouvoirs que l’on pouvait associer à notre arme. Impossible de déclencher la foudre ou le feu dans cet épisode ou encore d’attirer à vous un objet grâce à votre bouclier. L’aspect chaotique des niveaux a lui aussi subi quelques changements. Alors qu’il n’était pas rare dans Ghost to Glory de voir des pans entiers de niveaux s’effondrer, des pièges ou secrets apparaître n’importe où, Maximo 2 n’a gardé de cela qu’un effondrement partiel du décor où la conséquence est juste de nous faire descendre d’un étage pour continuer à progresser dans le niveau. Dommage que là aussi, le jeu tire vers le classique en effaçant tout effet de surprise. L’aspect recherche est également largement sous développé. Le niveau des énigmes n’est jamais très élevé et quand on ramasse une clé, c’est pour ouvrir la porte ou le coffre situé à quelques mètres……mais aussi en bien ! Pourtant, malgré ces déceptions, les développeurs ont su, heureusement, mettre en place de nouvelles idées. La première d’entre elle est la possibilité de venir en aide à un ou plusieurs villageois en danger de mort devant les machines. Si vous décidez de leur venir en aide, vous pourrez en être grandement récompensé puisqu’en plus d’un amical merci, les rescapés n’hésiteront pas à se ruiner en vous octroyant une bonne partie de leur fortune ou tout simplement en vous donnant un précieuse clé pour ouvrir un coffre. Les combats se sont eux enrichis d’un système de combos. Il est désormais possible de combiner vos attaques pour plus d’efficacité mais attention toutefois puisque toutes n’ont pas forcément les mêmes conséquences selon l’ennemi combattu. En plus d’avoir enrichi les combats, les développeurs ont également donné une autre dimension aux caleçons de notre héros. Si dans le premier opus il était possible de changer de sous vêtement pour le plaisir des yeux, cette action revêt un caractère beaucoup plus important dans cette suite puisque chaque caleçon nous octroie un pouvoir bien particulier, comme par exemple faire vibrer la manette en présence d’un coffre caché.Difficulté revue à la baisse Enfin, la question que beaucoup de joueurs doivent se poser : qu’en est-il de la difficulté de cette séquelle ? Le premier était reconnu comme un jeu au niveau de difficulté très élevé et proposant par conséquent un challenge ardu. Les développeurs n’ont malheureusement pas renouvelé cette performance et ce qui apparaîtra comme un point positif pour les uns, laissera un goût amer pour les amateurs de Ghost to Glory. Pas de panique néanmoins puisque le jeu n’est pas non plus devenu enfantin. Tout d’abord, en début de partie, il sera possible de choisir le niveau de difficulté entre normal et difficile. Ensuite, si le déroulement du jeu est en apparence beaucoup plus simple, il subsiste tout de même quelques passages bien retords mettant nos nerfs à rude épreuve. Cependant, il faut bien reconnaître que ce genre de situations est assez rare et la difficulté reste globalement moyenne. Même les boss sont devenus beaucoup plus simples à éliminer. Alors qu’auparavant il fallait réfléchir au point faible de notre adversaire, là il est clairement indiqué et il nous suffit juste de frapper quand cela est permis. Dommage…Techniquement irréprochable Sur le plan technique, ce Maximo 2 est un petit bijou. Graphiquement tout d’abord, les différents niveaux sont superbement modélisés. Les environnements sont variés, détaillés et hauts en couleurs, les textures superbes et les effets de lumière convaincants. Les niveaux sont admirablement bien construits, malgré un level design en retrait depuis Maximo premier du nom (les fameux décors interactifs). La modélisation des personnages et autres créatures en tout genre, est en tout point réussie, tout comme les cinématiques de très bonne qualité. Volontairement cartoon, le design des différents protagonistes est un modèle du genre. Quant aux boss, ils sont gigantesques, bougent à merveille et sont admirablement modélisés.
Concernant l’animation, le jeu ne souffre d’aucun ralentissement. Du début à la fin, Maximo 2 reste d’une fluidité étonnante et ce malgré des décors fournis et affichés sans l’ombre d’un clipping. Les personnages se parent de mouvements fluides, détaillés et variés.
L’ambiance sonore est une fois encore remarquable. Un peu moins inspirées que les compositions du premier opus (certes), les musiques n’en sont pas pour autant moins bonnes et jouent clairement sur l’ambiance. Les bruitages sont eux aussi excellents tout comme les doublages (restés en anglais).

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test écrit par Olivier
8
Graphismes
8
Jouabilité
8
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7.5

Deux ans après Maximo Ghost to Glory, Capcom récidive en nous offrant une suite certes classique mais toujours aussi efficace. Moins difficile que son aîné, Maximo 2 abandonne certaines qualités de son grand frère pour en hériter de nouvelles. Au final, on se retrouve donc avec un jeu d’action - plate-forme moins old school que précédemment mais toujours aussi bon !


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