l'actualité PS2, PSP et PS3 de Sony

Legacy Of Kain : Defiance

Legacy Of Kain : Defiance

publié le 6 mars 2004
  • 23/01/2004
  • inconnue

Initiée par les mythiques Blood Omen et Soul Reaver, la saga Legacy of Kain s’apprête enfin à nous révéler son dénouement en la présence de ce LoK Defiance. Particularité du titre, ce nouvel épisode nous invite à prendre successivement le contrôle des deux frères ennemis, Kain et Raziel. Tout est alors réuni pour faire de ce jeu un véritable festin. Pari gagné ? Blood Reaver ou Soul Omen ? L’histoire de ce Legacy of Kain Defiance ne fait pas dans la simplicité, loin de là. Très riche, le scénario du jeu vous apprendra des tonnes de choses sur Nosgoth et sa population, les colonnes, les motivations de Moebius, sans oublier la Soul Reaver et son étroite relation avec Raziel. Bref, l’histoire reste d’une richesse incroyable et se boit du début à la fin avec délectation. Si on savoure le scénario à chaque instant du jeu (les rebondissements sont nombreux et l’alternance entre Kain et Raziel permet de voir sous des angles différents la même situation), sa trop grande complexité pourrait laisser plus d’un joueur sur le carreau. Cinquième épisode de cette illustre saga, Defiance regorge de clins d’œil et de références aux épisodes précédents, ce qui a pour conséquence de réserver, avant tout, le jeu aux fans absolus de la série (même pour ces derniers, il se peut que certains éléments restent obscurs, les deux premiers opus datant tout de même de l’ère PsOne). On peut ainsi regretter que les développeurs n’aient pas pris le soin de nous fournir des résumés des tenants et aboutissants de chaque épisode, histoire de pouvoir comprendre plus facilement cet ultime volet. Si l’introduction du jeu relate brièvement les moments clés des deux Soul Reaver (le plongeon forcé de Raziel dans les abysses et le combat contre Kain), ces indices restent trop maigres pour nous permettre de profiter pleinement du scénario. Dommage…

Pour cette ultime sortie, les développeurs de Cristal Dynamics nous proposent donc de suivre de manière alternée les péripéties de Kain, le seigneur vampire, et de Raziel, l’ange de la mort dévoreur d’âmes. L’occasion alors pour nous de nous frotter à un gameplay radicalement différent selon le personnage que l’on incarne.Kain, la classe du vampire… L’aventure de Kain débute alors que celui-ci s’apprête à pénétrer dans la forteresse des Séraphéens à la recherche de Moebius et de réponses à ses questions. Le gameplay de Kain reste assez classique et constitue à mon sens les parties les moins intéressantes à joueur. Globalement, la progression est assez dirigiste puisqu’il n’existe en tout et pour tout qu’un seul chemin disponible à chaque fois. Certes il se peut parfois que certains espaces soient ouverts et regorgent de chemins, mais au final, ces derniers demandent à être ouverts en récoltant le bon artéfact… Cette impression de linéarité est notamment renforcée par une trop grande majorité de passages étroits (petites pièces, couloirs etc). Cependant, votre rythme de progression sera souvent brisé par d’innombrables combats. Heureusement pour nous, ces derniers ont fait l’objet d’un soin tout particulier et se révèlent au final très agréables à jouer, ce qui n’est pas forcément le cas des diverses séquences de pure plate forme parfois crispantes… De temps en temps, de petites énigmes viendront varier le gameplay. Ces dernières utilisent principalement le pouvoir de télékinésie de notre vampire, qui permet d’activer certains mécanismes à distance (appuyer sur un bouton, allumer une torche). Finalement, le gameplay de Kain peut se résumer à celui d’un Beat’em All puisqu’il est principalement constitué de combats. On avance, on se retrouve bloqué par un champs de force qui ne disparaîtra qu’après extermination de la vermine environnante et ainsi de suite. Un vrai défouloir !Raziel et la quête de la Reaver… La quête de Raziel se veut en revanche un peu plus portée sur les neurones et la résolution de casse-têtes. Cette dernière débute alors que notre mangeur d’âme se retrouve prisonnier de l’Ancien, cette entité à l’origine de sa naissance (du moins, le croit-il…) à une époque très différente de celle de Kain (500 ans séparent nos deux anti-héros). Votre premier objectif sera alors de vous échapper de ce lugubre endroit et surtout de retrouver le monde matériel. Contrairement aux chapitres de Kain, les phases de jeu avec Raziel sont beaucoup plus variées et « ouvertes ». Les environnements traversés sont beaucoup plus vastes et si le déroulement reste toujours aussi linéaire, l’impression d’être continuellement guidée s’estompe volontiers. Si les combats occupent une place non négligeable (tout comme Kain, Raziel a besoin de se nourrir), le gameplay de Raziel fait la part belle à la recherche et à la résolution d’énigmes. Pour se faire, notre ami pourra utiliser lui aussi son pouvoir de télékinésie, mais aussi et surtout la Reaver et les différents pouvoirs que l’on peut lui conférer (une bonne partie de la quête de Raziel consiste en la recherche de ces différents pouvoirs…). Bien évidemment, la dimension spectrale répond une fois de plus à l’appel et de nombreux allers-retours entre les deux dimensions seront parfois nécessaires pour venir à bout d’une énigme retorse. Finalement, l’on passera le plus de temps en compagnie de Raziel tant ses phases de jeu s’avèrent plus longues à jouer que celles de Kain. Heureusement pour nous, elles sont aussi beaucoup plus passionnantes.Jouabilité à double tranchant ! Pour se faire, la maniabilité du jeu est relativement agréable. Identique pour les deux personnages, la jouabilité nous montre un double visage, entre combats et plate forme. Ainsi, le contrôle de notre personnage ne pose globalement aucun problème lors des différentes joutes. Le système de ciblage (que l’on a pu découvrir dans les derniers opus) répond présent et permet de frapper à coup sûr notre adversaire. Passer en mode combat, en plus de nous permettre de faire mouche à chaque coup porté, nous donne aussi la possibilité d’esquiver les attaques ennemis : un saut arrière, quelques pas de côté et vous voilà sain et sauf. Cependant, la meilleure des défenses reste l’attaque et force est de reconnaître que les développeurs ont peaufiné ce secteur particulier de la jouabilité. Par défaut, les attaques sont au nombre de deux : un attaque rapide et faible avec le carré, une plus puissante avec le triangle. Bien évidemment, un système de combos a été introduit et rend la palette de coups très variée (un tutorial au début du jeu permettra d’en faire le tour). Mieux, votre expérience du combat vous donnera accès à de nouveaux coups (vous en trouverez une explication dans le menu principal du jeu). Aussi, se battre un long moment aura pour conséquence de remplir la Reaver et de pouvoir déchaîner un immense pouvoir. Globalement, les combats se révèlent jouissifs à jouer et jamais lassants (même si par moment, on préférera la fuite). Bien sûr, la difficulté des joutes grimpera sensiblement au fur et à mesure que vous progresserez et certains combats (contre les boss notamment) mettront vos nerfs a rude épreuve. Heureusement, il sera possible pour nous de faire grimper notre jauge de santé et de « magie » en ramassant les objets appropriés.

Cependant, la jouabilité est loin d’être parfaite et constitue à mon sens le principal défaut du jeu. D’une, les angles de caméra sont parfois très très mal choisis. Pour ce nouvel opus, les développeurs ont revu leur système de caméra, qui cette fois ne suit plus le joueur mais propose dans angles prédéterminés. Il est bien entendu possible de les changer en jouant avec le stick droit, mais il est quasi impossible d’avoir l’angle adéquat. Pire, vous passerez une bonne partie du jeu avec la caméra face à vous, vous faisant alors avancer à l’aveuglette sans pouvoir juger quelle direction l’on doit emprunter et surtout combien d’ennemis nous attendent… Ce défaut est également gênant pour les séquences de pure plate forme où deviner le chemin à suivre peut s’avérer être un véritable chemin de croix. N’oublions pas de mentionner également une gestion des sauts parfois catastrophique, souffrant d’imprécision, et des bugs de collision à foison….

Enfin, l’interface du jeu est plutôt bien pensée et utilise, une fois n’est pas coutume, la croix directionnelle pour permettre la sélection des différents pouvoirs. La touche Select permet d’accéder à l’inventaire du jeu où l’on pourra vérifier le nombre de runes récoltées, le niveau d’expérience de l’épée et les objets en notre possession. Bref, globalement l’interface, tout comme la jouabilité, est de bonne facture. Dommage que subsistent ces satanés problèmes de caméra !Réalisation splendide A côté de cela, le jeu arbore une réalisation splendide ! Les graphismes constituent à n’en pas douter le point fort du jeu (avec le scénario). Ces derniers sont tout bonnement magnifiques, les décors se parent de textures superbes, d’un jeu d’ombre et de lumière convaincant et d’un nombre de détails ahurissants ! L’aliasing et les scintillements savent quant à eux se faire discrets. Les différents environnements sont variés, souvent gigantesques et impressionnants de par leur taille et leur architecture. A ce propos, le manoir de Vorador ou encore la cathédrale d’Avernus sont tout simplement bluffants, tout comme le monde spectral (aux couleurs principalement bleues et vertes) qui se pare d'un effet de flou plus que sympathique lors de chaque déplacement. La distance d’affichage est énorme et le jeu affiche l’ensemble sans broncher (si on peut constater par endroit de légers ralentissements, aucun clipping ne se manifeste). La réalisation des différents protagonistes est elle aussi de toute beauté. Les différents personnages sont modélisés de manière très convaincante avec un nombre de polygones assez élevé. En revanche, les ennemis arborent le plus souvent une apparence un peu trop « simpliste ». Enfin, si graphiquement, le jeu se veut parfait (ou presque), il subsiste malheureusement de trop nombreux bugs d’affichage : des portes ne s’affichent pas (il m’est par exemple arrivé de me retrouver bloqué dans une pièce qui était « ouverte » par un bug, or une fois à l’intérieur, je ne pouvais plus en sortir car la porte n’avait pas été ouverte de manière correcte…), des personnages qui traversent des morceaux de décors, des pieds qui s’enfoncent dans le sol etc.

Pour ce qui est de l’ambiance sonore, celle-ci se veut très réussie. Tout d’abord, les doublages ont, une fois de plus, fait l’objet d’un soin tout particulier et s’avèrent au final très réussis. Intégralement en français, les dialogues sont parfaitement joués, les voix toujours aussi bien choisies et l’intonation toujours juste. Les bruitages sont en revanche assez classiques (on retrouvera avec nostalgie certains sons issus du premier Soul Reaver comme lors de l’absorption d’âme ou encore l’escalade sur une paroi) mais restent suffisamment variés. Enfin, les musiques sont un peu plus en retrait. Certaines compositions sont d’ailleurs directement re pompées des épisodes précédents. Au final, la musique (qui s’intensifie lors d’un combat) colle parfaitement à l’ambiance mais se révèle à la longue un brin répétitive.

Legacy Of Kain : Defiance - 33 Legacy Of Kain : Defiance - 15 Legacy Of Kain : Defiance - 7 Legacy Of Kain : Defiance - 6 Legacy Of Kain : Defiance - 5 Legacy Of Kain : Defiance - 14 Legacy Of Kain : Defiance - 11 Legacy Of Kain : Defiance - 8 Legacy Of Kain : Defiance - 4 Legacy Of Kain : Defiance - 1 Legacy Of Kain : Defiance - 3 Legacy Of Kain : Defiance - 2 Legacy Of Kain : Defiance - 10 Legacy Of Kain : Defiance - 26 Legacy Of Kain : Defiance - 37
test écrit par Olivier
9
Graphismes
7
Jouabilité
8
Son
7
Durée de vie
Verdict :
8

<BR>Plusieurs années après son apparition, la saga Legacy of Kain nous révèle enfin son dénouement. Toujours aussi riche, le scénario regorge de réponses à nos questions et c’est avec une pointe de tristesse que l’on assiste aux dernières minutes de cet épilogue. Graphiquement splendide et doté d’une ambiance sonore réussie, Legacy of Kain Defiance nous propose des combats parfaitement chorégraphiés ainsi qu’une jouabilité par moment crispante. Réservé avant tout aux fans de la série (bon courage pour les autres), Legacy of Kain Defiance promet une bonne dizaine d’heures de plaisir. Merci à Crystal Dynamics pour cette saga devenue mythique !



Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles SONY sur www.PlayFrance.com et sur les sections PS2, PSP et PS3