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![]() Jak 2 : Hors-la-Loipublié le 14 octobre 2003
Après la série Crash Bandicoot sur PsOne, les talentueux développeurs de Naughty Dog nous ont proposé pour leur première sortie sur PS2 un jeu de plate-forme techniquement époustouflant et graphiquement sublime mais malheureusement beaucoup trop court : Jak and Daxter. Deux ans plus tard, le célèbre duo est de retour dans une nouvelle aventure véritablement surprenante. Une aventure beaucoup plus sombre et mature Après avoir vaincu Gol et empêché que le monde ne sombre dans le chaos à la fin du premier épisode, Jak et Daxter coulèrent des jours heureux dans le paisible village des sables. Malheureusement, leur repos fut de courte durée et une expérience malheureuse avec des objets Precursor fit de nouveau basculer leur destin. En effet, nos amis ont mis la main sur un mystérieux appareil ne réagissant qu’à proximité d’un anneau Precursor. Jak étant le seul à pouvoir interagir avec les objets de cette civilisation disparue, active alors la machine qui fait s’ouvrir l’anneau. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il s’agit d’une porte-faille d’où s’échappent des dizaines de créatures volantes et où apparaît un énorme monstre se satisfaisant de l’ouverture de cette dernière porte. Paniqués à l’idée d’être tués par ce monstre surgit de nulle part, Daxter, Samos et Keira somment Jak de faire quelque chose . Celui-ci s’exécute et appuie sur l’un des boutons propulsant notre petite bande à travers la porte-faille. Malheureusement loin d’être assez résistant, l’appareil explose en vol et fait se retrouver seuls Jak et Daxter. A peine notre duo se relève t-il de leur atterrissage forcé qu’une patrouille de gardes emmène Jak bizarrement attendu.
Deux ans s’écoulent durant lesquels Jak subit d’atroces expériences basées sur l’éco noir. Le baron Praxis semble à la recherche d’une nouvelle arme pour faire face aux attaques de Metal Heads de plus en plus fréquentes. Les expérimentations ne donnant rien, le baron décide d’en finir au plus vite avec Jak et de passer à la phase finale de son plan. C’est alors qu’intervient Daxter qui après deux ans de recherche retrouve enfin son meilleur ami. Ce dernier est au plus mal et les premiers mots qu’il prononce marque très clairement la nouvelle orientation prise par ce second volet. Pris de colère, et à l’instar de Hulk, Jak se métamorphose en une créature étrange à la force incroyable et se libère de ses chaînes d’un simple geste. Se dirigeant d’un air menaçant vers Daxter, il lui faut quelques secondes avant de réaliser qu’il s’agit là de son ami et ne lui faire aucun mal. Notre duo reconstitué, leur première mission est de s’échapper de cette prison. Une fois dehors Jak intègre la résistance au baron, bien décidé à se venger …Ambiance et gameplay Le jeu de plateforme 3D prend du coup une sacrée dose d'action, et Jak se retrouve à effectuer des missions avec ses nouveaux amis : le fusil, le pistolet et le lance-grenades. Les équipes de Naughty Dog prennent ici le risque de changer de style alors qu'ils avaient réussi à imposer leurs mascottes sur le marché, et on les remercie de ne pas vivre sur leurs acquis en nous servant un second volet identique au premier. Naughty Dog propose pour Jak 2 un gameplay mélangeant plusieurs genres distincts et fait plus fort que Nintendo ou Rare pourtant habitué à cet exercice. Dans Jak 2 on trouve de la plate-forme, de la stratégie, des courses et autres mini-jeux, de l'exploration, le tout présenté en mission à la GTA dans un univers complétement immense. Cependant, avant de vous promener librement avec vos armes, un petit passage par le stand de tir s'impose. C'est l'occasion pour nous de découvrir un mini-jeu fun dans lequel l'on doit toucher le plus de cibles le plus vite possible en épargnant au maximum les innocents (il faut bien garder un peu de morale). Une fois prêt, libre à vous d'effectuer ou pas les missions s'offrant à vous. Le jeu se joue facilement et on a du mal a en décrocher. Pas de prises de tête pour trouver son chemin ou dénouer tel mécanisme compliqué. Jak parcourt toujours beaucoup de distances à pieds, à bord de nombreux véhicules, sur son overboard, et les évènements viennent à sa rencontre sans effort. Les missions sont très variées : escorter un chasseur de primes, protéger un enfant durant un trajet en ville, missions à la crazy taxi etc… On peut également ajouter qu'à l'instar de GTA dont il tire une partie de son inspiration, il existe quelques missions annexes accessibles depuis certains points de la carte. Les remplir vous permettra de récolter de nombreuses orbes, mais attention puisque ces missions sont parfois très difficiles Le monde 3D est grand ouvert à l’exploration à n’importe quel moment et la progression « ouverte » de Jak 2 se calque sur celle de GTA. Cependant le sentiment de liberté n’est pas le même que dans la production de Rockstar. Un sentiment sûrement du au fait que la ville est surpeuplé, de passants, de véhicules mais aussi de gardes, c’est le fun qui en pâtit. Un simple carambolage avec l’un de leur vaisseaux et vous engagerez une des peut être trop nombreuses tentatives de fuites pour ne pas vous faire descendre. C'est aussi dans ce genre de cas que la transformation en Dark Jak peut s'avèrer très utile. De ses expérimentations, Jak en retire la possibilité de se transformer en une espèce d'Hulk elfique aux pouvoirs et mouvements bien distincts qu'il sera possible d'upgrader en récoltant divers items abandonnés par vos ennemis après les avoir vaincus et en les échangeant auprès de l'oracle Precursor. Le gameplay de Jak II est donc parfaitement équilibré puisqu'il mêle à la perfection phases de plate-forme comme dans le premier opus, séquences de gunfights à la Ratchet and Clank (en beaucoup moins soutenu tout de même) et exploration à la GTA. Les différents objectifs des missions sont variés et l'envie de découvrir sans cesse de nouveaux endroits pousse le joueur à ne plus lâcher le dual shock. Avec une telle réalisation, on comprend aisément pourquoi...Chef d'oeuvre graphique et technique Naughty Dog n’a jamais été un studio bâclant ses productions et Jak II ne fait pas exception à la règle. Tout dans le jeu a été bichonné, fignolé, peaufiné afin de nous offrir le meilleur de la PS2 et il faut bien reconnaître qu’un tel rendu semblait inimaginable sur ce support. Le moteur 3D du premier Jak and Daxter, déjà très performant, a été repris et largement amélioré pour nous proposer une production chiadée que la concurrence ne renierait pas. Le premier point sur lequel Jak II impressionne est la surface de jeu tout bonnement gigantesque. Les développeurs nous annonçaient un univers 20 fois plus vaste que le précédent opus et il faut bien reconnaître qu’ils ont tenu parole. La cité d’Abriville impressionne donc par sa taille mais aussi par sa diversité. On trouve ainsi des quartiers pauvres, un stade, une zone commerciale, la forteresse du Baron … Chaque secteur se différencie du précédent par son architecture mais aussi par sa population plus ou moins dense et sa circulation. Toutefois, si cette atmosphère urbaine, plutôt froide et terne, pourrait décevoir bon nombre de joueurs, sachez que les sorties hors de la ville (plutôt nombreuses) s’accompagnent la plupart du temps d’un environnement graphique différent et beaucoup plus dépaysant. Il n’est d’ailleurs pas rare d’avoir l’impression de parcourir certains décors du premier opus, en beaucoup plus aboutis techniquement, bien entendu. Vous l’aurez compris, graphiquement, ce Jak II fait très fort et fait partie à l’heure actuelle des plus beaux jeux de plate-forme, qu’elle que soit la console sur laquelle tourne le jeu. Les environnements, très variés, jouissent de textures fines et détaillées, d’un nombre incalculable de petits détails graphiques et d’effets en tout genre tout simplement splendides, que ce soient les effets de lumière résultant du cycle jour/nuit, des reflets sur certaines parois du décor ou encore des conditions météorologiques incroyablement bien retranscrites (la pluie est à ce propos magnifique avec les gouttes s’écrasant sur l’écran ou encore dégoulinant sur certaines surfaces comme des vitres par exemple). Les protagonistes bénéficient pour leur part d’une modélisation très convaincante (oubliez la modélisation parfois hasardeuse de certains personnages du premier Jak) que l’on pourra admirer à loisir dans l’une des (nombreuses) cut-scene nous narrant l’histoire. Pour ce qui est de l’animation, Naughty Dog a, là aussi, effectué un boulot titanesque pour que tout bouge à la perfection. La première chose qui nous frappe lorsque l’on s’essaye au jeu est l’incroyable distance d’affichage. Sans le moindre clipping, le moteur nous offre des décors s’étendant à perte de vue et vraiment très riches en détails. Où que vous soyez dans Abriville, vous rencontrerez toujours des dizaines de passants et véhicules, affichés simultanément à l’écran. Se dégage alors un sentiment de vie bien palpable mais aussi quelques petits problèmes de fluidité. Si d’une manière générale le jeu affiche tout ce petit monde sans broncher, il peut arriver à certains endroits quelques petites saccades. Plus souvent, il n’est pas rare qu’en faisant voyager la caméra de gauche à droite (par exemple) l’on rencontre quelques petits problèmes de synchronisation de l’image. Rien de bien méchant au final mais il est quand même dommage de rencontrer ce genre de petites désagréments. En revanche, l’animation des personnages est irréprochable et donne réellement l’impression d’assister à un dessin-animé. Mention spéciale pour les animations faciales riches en émotions. La bande sonore a, depuis Jak and Daxter, fait d’énormes progrès. Les doublages, comme on l’a vu précédemment, restent toujours aussi excellents et renforcent l’immersion (tout en nous faisant profiter de répliques souvent très drôles). Soucieux d'obtenir un rendu de qualité, les personnes chargées de localiser le jeu ont mis les petits plats dans les grands et ainsi, par exemple, c'est Damien Boisseau, voix française de Edward Norton & Matt Damon qui double Jak. Les bruitages, parfois discrets, restent dans le classique mais efficace. Cependant, l’avancée la plus significative concerne les musiques, bien plus réussies que par le passé. Les compositions ont fait l’objet, à l’image du reste, d’un soin tout particulier et soulignent merveilleusement bien l’action. Enfin la durée de vie de ce Jak II s’avère au final plus que correcte et beaucoup plus longue que son aîné puisqu’il faudra au minimum une bonne vingtaine d’heures de jeu pour en voir le bout. La difficulté a également été revue à la hausse et recommencer une mission plusieurs fois n’est pas chose rare. La collecte d’objets en tout genre a également été amoindrie puisqu’il ne sera désormais possible de ne récolter que des orbes, pouvant être par la suite échangées contre divers bonus parfois loufoques (raser le bouc de Jak, jouer en monde miroir, avec des grosses têtes). test écrit par Olivier 10 Graphismes8 Jouabilité8 Son7 Durée de vieVerdict : 9Que dire de plus si ce n'est que de ce pari audacieux résulte l'un des meilleurs jeux PS2 en cette fin d'année ? Incroyablement beau et techniquement époustoufflant, Naughty Dog n'en a pas pour autant oublier le gameplay et a su puiser le meilleur d'autres titres (au genre parfois totalement opposé) afin de nous proposer une aventure unique. En découle un melting-pot détonnant qui, c'est une certitude, ne pourra laisser personne indifférent, que l'on accroche ou non à cette nouvelle orientation. <BR>Naughty Dog a tout simplement donné naissance à l'un des meilleurs jeux de plate-forme toutes consoles confondues. Merci et vivement la suite ! <BR><BR>Test réalisé par Manu et Olivier. |
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