Ghost in the Shell : Stand Alone Complex - Test
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Ghost in the Shell : Stand Alone Complex

Ghost in the Shell : Stand Alone Complex

publié le 23 mai 2005
  • 03/2005
  • inconnue

Alors que les jeux sous licence fleurissent sur nos consoles depuis quelques années, avec des résultats bien inégaux, Atari nous propose un jeu de tir à la troisième personne prenant place dans le monde du célèbre animé Ghost in the Shell. Cette adaptation signée Bandai saura-t-elle tirer son épingle du lot ?Un scénario obscur… Le jeu débute alors que le Major Motoko Kusanagi, membre de la Section 9, est débarquée par hélicoptère à l’entrée d’un port dans lequel elle a pour mission d’arrêter un trafiquant d’armes prêt à effectuer une vente. A partir de cette introduction pourtant simple, le scénario sombre rapidement dans la complexité : à la recherche d’armes illégales, vous découvrirez du riz modifié par des micromachines puis vous infiltrerez dans une forteresse cachée derrière un barrage qui elle-même recèle bon nombre de secrets.

Que les personnes n’ayant pas vu les films et animés Ghost in the Shell se rassurent : il y a fort à parier que les fans perdent eux aussi le fil de l’histoire tant il est difficile d’assimiler toutes les informations transmises au cours des missions. Notons d’ailleurs que Bandai s’est probablement aperçu du problème puisque le jeu permet de relire tranquillement l’intégralité des dialogues d’une mission une fois celle-ci remplie !

Pour finir sur le scénario, signalons que celui-ci se décompose en 12 missions, chacune mettant en scène l’un des trois personnages bien connus de la série à savoir le Major Motoko Kusanagi évoquée plus haut, Batou et un tank-araignée Takichima, chacun des personnages se jouant différemment.Trois personnages pour trois gameplay ! Le Major est une jolie jeune femme cyborg extrêmement athlétique qui peut effectuer diverses acrobaties comme des sauts et rebonds sur les murs afin d’atteindre des endroits a priori inaccessibles. Les niveaux dans lesquels le joueur incarne le Major mettent ces aptitudes à rude épreuve puisqu’il faudra bien souvent effectuer des sauts millimétrés pour accéder à des plates-formes de petite taille et donc difficiles à atteindre précisément. Bien sûr le Major devra aussi combattre l’arme à la main et elle se révèle rapidement aussi létale avec un fusil mitrailleur qu’au corps à corps.

Batou est lui aussi un cyborg, mais ressemble plus à un intellectuel façon Rambo : il n’est pas très doué pour les sauts et autres figures aériennes mais il n’a pas son pareil pour foncer dans le tas et dégommer une dizaine d’ennemis à la sulfateuse en quelques secondes. Vous l’aurez compris, les niveaux dans lesquels on joue Batou sont du shoot pur et dur et si vous lâchez de temps en temps la gâchette de votre arme, c’est en général pour vous servir de sa crosse diablement efficace contre les crânes ennemis !

Un seul niveau du jeu permet d’incarner un Takichima, mais celui-ci arrive à point nommé pour mettre un peu de fraîcheur dans la partie. A son bord, vous devrez pulvériser quelques véhicules ennemis similaires ainsi que des groupes de trois ou quatre ennemis. La facilité déconcertante de ce niveau n’enlève rien au plaisir mais on aurait aimé retrouver le Takichima plus souvent au cours de l’histoire.

Quel que soit le personnage, tous les niveaux suivent la même structure : un objectif principal est à atteindre, et il faudra pour cela se rendre à divers endroits du niveau pour mettre en marche un ascenseur, débloquer une porte ou tout simplement avancer. Bien que très dirigiste, la présence quasi-constante d’un indicateur de l’objectif avec mesure de la distance permet de ne pas perdre trop de temps à chercher son chemin.

De nombreux ennemis seront évidemment à éliminer et leur arsenal est tout aussi varié que le votre, et pour cause : tout adversaire tué laisse tomber son arme que vous pouvez récupérer, vous permettant d’utiliser mitrailleuses, fusils à pompe, grenades, lance-roquettes, et autres surprises. Vous pouvez porter jusqu’à deux armes principales et de nombreuses grenades.Esprit, es-tu là ?Sans entrer en détail dans les considérations futuro-technologico-spirituelles de Ghost in the Shell, il faut toutefois préciser qu’en l’an 2029, les cyborgs semblent être partout. Mi-hommes, mi-machines, le problème est que leur esprit est piratable, et nos héros pourront parfois profiter de cette faiblesse. Lorsque certains chefs d’escouade ennemis sont tués, un marqueur gris apparaît au-dessus de leur corps. En se plaçant près d’eux et en les fouillant, on récupère des données nous permettant de localiser leurs coéquipiers. Ceux-ci sont indiqués par un marqueur jaune bien pratique pour éviter les embuscades.

De temps à autres, un ou plusieurs des ces marqueurs virent au bleu, indiquant un ennemi sur lequel on peut tenter une infiltration de l’esprit : il suffit de diriger son viseur vers le marqueur puis d’appuyer sur la touche d’action afin de commencer la séquence de piratage. Celle-ci se déroule en une à trois phases de même nature : deux disques crénelés et concentriques tournent en sens inverse à l’écran. Il suffit de presser le bouton lorsqu’ils s’emboîtent parfaitement pour réussir l’infiltration. L’opération doit être accomplie en moins de vingt secondes et tout mauvais calcul entraînera la déduction d’une seconde sur ce temps. Rassurez-vous, il est possible de réessayer à l’infini le piratage d’un même esprit !

Si les premiers ennemis piratables sont une formalité car il suffit d’une phase pour prendre le contrôle de leur esprit, ceux des derniers niveaux sont bien plus difficiles à aborder : ils peuvent nécessiter jusqu’à trois séquences de ce puzzle et, bien évidemment, chaque nouvelle séquence accélère la rotation des disques ! Avouons-le, il est dans ces cas-là fréquent de passer les deux premiers puzzles normalement puis d’appuyer comme un fou sur la croix pour le troisième, en espérant que la chance passe par là !Une réalisation inégaleGraphiquement, Ghost in the Shell s’en sort honorablement, avec des décors variés quoiqu’un peu vides, et des animations convaincantes, même si l’on aurait apprécié un peu plus de naturel dans la démarche du Major. Les personnages réagissent correctement aux divers tirs et explosions, et les phases de combat au corps à corps sont parfois très impressionnantes grâce au ralenti automatique.

Les séquences d’introduction des missions ont l’avantage de ne pas briser l’homogénéité du titre : elles ont vraisemblablement été créées grâce au moteur 3D du jeu un peu gonflé pour la circonstance, certains détails et effets ne se retrouvant pas dans les séquences in-game.

Au niveau sonore, les différents effets pyrotechniques du jeu évoqués plus haut sont bien soulignés par des explosions et tirs d’armes à feu convaincants. On apprécie tout particulièrement la variété des sons utilisés pour les diverses armes du jeu. En revanche, les râles des adversaires prenant un mauvais coup en corps à corps manque de diversité. De même, on oubliera de mentionner la musique monotone, qui est de toute façon inaudible la plupart du temps.

Alors que techniquement Ghost in the Shell peut prétendre figurer parmi les jeux réussis de la PS2, un petit détail bien pénible vient quelque peu gâcher la fête : le contrôle des personnages, et plus particulièrement des sauts, est trop imprécis. Si ceci n’est pas un problème pour Batou qui n’a que rarement l’occasion de décoller du sol, c’est une autre paire de manches pour le Major dont on doit souvent utiliser les capacités athlétiques pour effectuer de multiples rebonds permettant de s’accrocher au rebord d’un dernier mur ! Il n’est pas rare de recommencer cinq à dix fois (voire plus !) certains passages particulièrement retors dont la difficulté émane uniquement de l’imprécision des contrôles !Le multi, les bonus !Avant d’émettre notre avis final sur le jeu, il convient de signaler la possibilité de jouer jusqu’à 4 en écran splitté, en deathmatch ou bien par équipe de deux. N’ayant eu l’occasion de tester cette fonction au cours de notre test, il nous est impossible de nous prononcer sur sa qualité mais nous pouvons tout de même préciser que 7 maps sont disponibles dans ce mode.

Pour finir, signalons la présence de bonus déblocables en finissant le scénario dans les différents modes de difficultés. A vrai dire peu intéressants, ils vous permettront principalement d’obtenir de nouveaux looks pour les personnages du jeu ainsi que des munitions infinies pour certaines catégories d’armes.

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test écrit par Eric
7
Graphismes
7
Jouabilité
7
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7

Ghost in the Shell est un bon jeu de tir dont les quelques petits défauts se révèlent malheureusement parfois très frustrants : si l’action est soutenue et les combats rythmés et convaincants, les phases de plates-formes sont en revanche source d’énervement inutile de par un contrôle trop imprécis. En outre, l’excellente idée du hacking des ennemis est trop restreinte et s’apparente à un mini-jeu qu’on aurait voulu voir faire partie intégrante du gameplay. Reste alors un shoot à la troisième personne de bonne facture qui aurait probablement mérité qu’on creuse un peu plus ses quelques idées novatrices.



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