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Full Spectrum Warrior

Full Spectrum Warrior

publié le 7 juin 2005
  • 10/06/2005
  • inconnue

Lorsqu’on vous annonce la venue d’un nouveau jeu de guerre opposant les gentils seals aux méchants terroristes, vous pensez immédiatement à Socom, Ghost Recon et consorts. Seulement voilà, si Full Spectrum Warrior propose le même type de scénario, son mécanisme de jeu est totalement original. Un pari osé mais est-il réussi ?Une arrivée inattendue !Sorti sur XBox pendant l’été 2004, Full Spectrum Warrior n’a été annoncé sur PlayStation 2 qu’à la fin du mois d’Octobre de la même année. A l’origine développé par Pandemic Studios à partir d’un simulateur utilisé par l’armée américaine, le jeu a été converti sur la machine de Sony par le studio Mass Media, connu jusqu’ici pour son travail sur des jeux tels que Metal Arms, Muppets Party Cruise ou encore Pac Man Fever.

Les joueurs ayant vu tourner Full Spectrum Warrior chez la concurrence se sont certainement posé des questions quant à l’adaptation d’un tel titre par un studio n’ayant pas vraiment fait ses preuves avec des productions de haut niveau. Qu’ils soient rassurés : si des concessions ont forcément été faites, elles ne détériorent en rien l’expérience !C’est quelle touche pour tirer ?La grande différence entre Full Spectrum Warrior et d’autres jeux utilisant le même thème, c’est le rôle du joueur : pad en main, vous ne dirigez pas un soldat spécifique mais deux bataillons entre lesquels vous alternez grâce au bouton triangle. Vous ne tirez pas directement sur les ennemis mais vous ordonnez à vos hommes d’ouvrir le feu avec le bouton carré. En revanche, vous êtes un peu plus impliqué dans le lancement des grenades, des fumigènes ou dans l’utilisation du lance-grenades.

Comme dans tout bon jeu militaire, chaque mission consiste en une succession d’objectifs à remplir. Pour ce faire, vous déplacez sur le terrain vos deux bataillons, constitués chacun de quatre hommes de chacun. Tout en vous rapprochant du but, il est indispensable de rester à couvert pour ne pas être une cible aisée pour vos ennemis. Lorsque l’un de vos hommes est blessé, il est possible de le conduire à l’infirmerie afin qu’il reçoive les premiers secours. Curieusement, il sera frais et dispo, prêt à reprendre le combat lorsque le médecin aura terminé son travail. Si vous ne parvenez pas à faire soigner votre blessé et qu’un deuxième homme est touché, l’écran d’échec apparaît et vous êtes bon pour recommencer la mission.

Les déplacements s’effectuent grâce au stick gauche : en le bougeant, vous déplacez un curseur sur le terrain des opérations, indiquant la position de vos quatre hommes. Lorsque vous décidez de les positionner au coin d’un bâtiment, ils se mettent en file indienne afin que le premier puisse effectuer un repérage. Si vous essayez de les mettre à couvert derrière un objet (carcasse de voiture, caisse, muret, …), ils se positionnent selon la largeur disponible. Une fois décidée la position du bataillon, il suffit de presser le bouton croix pour que vos hommes se mettent en marche.Stratégie militaireVos ennemis savent eux aussi se protéger et seront bien souvent embusqués derrière quelque rempart empêchant un tir direct. C’est d’ailleurs là l’un des gros défauts du jeu : il est possible d’être totalement à l’abri des balles adverses alors même qu’on sort parfois légèrement de sa cachette pour tirer une rafale alentours. On aurait aimé que de telles actions exposent le soldat aux tirs ennemis. Toutefois, certains objets utilisés comme couverture ont une durée de vie limitée et un tir soutenu permettra d’en venir à bout. Notons qu’il est rare que les adversaires choisissent ce genre de protection, celles-ci étant plutôt réservées à vos bataillons lorsqu’ils progressent vers leur objectif.

Si vous ne pouvez éliminer vos cibles directement, il convient généralement de trouver un autre chemin qui permettra de les surprendre sur le flanc ou par derrière. Pour cela, un GPS disponible via la touche R2 peut donner de précieux renseignements sur la cartographie du terrain et aider dans l’établissement d’un chemin d’attaque. Il pourra aussi être utilisé pour lancer une reconnaissance aérienne qui permettra de localiser certaines unités ennemies embusquées. Une fois déterminé votre cheminement, vous demanderez en général à l’un de vos bataillons d’occuper l’ennemi par des tirs de couverture pendant que l’autre contournera la menace.

Il sera parfois obligatoire de traverser le champ de vision d’un ennemi pour pouvoir le contourner, et il faudra alors utiliser les fumigènes judicieusement afin de ne pas devenir une cible trop facile. On pourra aussi déloger les ennemis à la grenade ou encore au lance-grenades. Notons que ce dernier a un comportement des plus bizarres puisque ses projectiles partent en ligne droite à la manière d’un lance-roquettes : on est bien loin du réalisme des armes d’un Socom dans ce domaine !Une IA mal partagéeAlors qu’il aurait été difficile de diriger constamment deux bataillons de quatre hommes sur le terrain, les développeurs de Pandemic et Mass Media ont brillamment gommé le problème en dotant vos hommes d’une intelligence artificielle remarquable : si vous décidez de les envoyer en zone découverte et qu’ils essuient des tirs ennemis, ils sauront eux-mêmes riposter, voire se diriger vers une zone couverte proche. En outre, ils sont très efficaces pour atteindre leur cible lorsque leur positionnement est correctement effectué.

Vous aurez un excellent aperçu du comportement de vos hommes si vous décidez (et nous vous le conseillons !) d’effectuer toutes les missions d’entraînement MOUT qui permettent de se familiariser sans douleur avec la richesse des commandes du jeu : soyons honnêtes, il serait suicidaire de se lancer dans la campagne proprement dite sans aucune notion de ces contrôles !

Si vos coéquipiers forment deux bataillons aux réactions cohérentes, les ennemis sont en revanche un peu moins convaincants : stationnés à des endroits précis, ils n’en bougeront que rarement à tel point que l’on suspecte une utilisation excessive de scripts dans leur réponse à vos actions. Bien sûr, ils tireront lorsqu’ils vous auront repéré mais ils ne semblent pas former de véritables patrouilles pour quadriller les secteurs qu’ils occupent.Joliment fait !La réalisation du jeu, bien qu’un cran en dessous de la version originale, reste tout à fait convenable : les seals sont bien modélisés et animés, et les niveaux riches en détails même si leur design aurait gagné à offrir plus de chemins alternatifs pour éviter l’éternel cycle couverture/contournement. Il est plus difficile de se prononcer sur la qualité de modélisation des ennemis, tant il est rare de pouvoir les contempler de près : on reste en général à bonne distance jusqu’à ce qu’ils soient éliminés ! La fluidité de l’affichage est quant à elle au rendez-vous, même s’il lui arrive parfois de souffrir lorsque trop d’éléments sont présents à l’écran.

Sur le plan sonore, les divers bruits de mitrailleuses et autre lance-roquettes sont crédibles, mais ce sont surtout les dialogues avec le commandement ou entre les hommes d’un bataillon qui étonnent : lorsqu’on se laisse prendre au jeu, l’immersion est grandement facilitée par leur qualité incontestable. Les francophones regretteront que seuls les sous-titres aient été traduits mais aurait-il vraiment été réaliste d’entendre nos chers seals s’exprimer en français ?

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test écrit par Eric
7
Graphismes
8
Jouabilité
8
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7.5

Full Spectrum Warrior joue à fond la carte de l’originalité et se démarque clairement de la vague des jeux de guerre qui submerge depuis plusieurs mois notre chère console. Avec son contrôle original et sa dimension tactique intéressante, il parvient sans mal à s’imposer comme le meilleur de sa catégorie puisqu’il en est le seul représentant. <br /><br />On aurait néanmoins aimé un peu plus de variété dans les situations rencontrées, la manœuvre consistant à occuper l’ennemi par un feu nourri pendant que le second bataillon le contourne étant à notre goût bien trop encouragée. Gageons que le second opus de la série baptisé Ten Hammers, qui sera disponible en Europe au mois de Février 2006, saura proposer une telle diversité.


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