Fight Night Round 3 - Test PS2
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Fight Night Round 3

Fight Night Round 3

publié le 14 avril 2006
  • 2006
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Seule véritable série de jeux de boxe digne de ce nom sur PlayStation 2, le troisième round de Fight Night sonne la cloche du changement dans la continuité. Avant de passer définitivement à une autre dimension sur PlayStation 3, voici encore un bon choix pour les fans.

En bon passionné de jeu vidéo, le titre Fight Night Round 3 doit forcément vous dire quelque chose, déjà parce qu’il poursuit la série Fight Night lancée par le géant EA Sports, et ensuite parce que vous en avez forcément vu un aperçu lors de l’E3 2005. Hé oui, souvenez vous, ce jeu de boxe faisait partie des démonstrations techniques en temps réel de la PlayStation 3 : deux boxeurs se rouaient de coups dans un hangar. Les gouttes de sueur perlaient sur les visages et un uppercut suivi d’une onde de choc se propageant sur tout le visage d’un des athlètes donnait déjà l’eau à la bouche. Pourtant c’est bien sur PlayStation 2 que nous avons retrouvé le troisième round de la série Fight Night, signe qu’il faudra encore prendre notre mal en patience avant de changer de génération.Souviens toi, l’année dernière…Au bout du troisième volet, vous savez forcément que Fight Night est une simulation de boxe, ce sport bien connu où deux hommes se mettent des pêches dans la poire pour tomber dans les pommes et ne plus ramener leurs fraises. Le principe est donc relativement simple puisqu’il vous suffit de frapper votre adversaire tout en esquivant ses coups et en espérant le voir tomber le plus vite possible. Loin de toute cette violence, c’est devant votre PlayStation 2, une Dual Shock 2 à la main que vous vous lancerez dans les modes Jouer (pour le jeu immédiat), ESPN Classic (pour revivre des matchs historiques), Carrière (gérer la carrière d’un boxeur), Grosses Frappes et Entraînement.

Si les premiers modes sont normaux dans ce genre de soft, on appréciera particulièrement de pouvoir revivre les plus grands matchs de l’Histoire de la boxe avec le mode ESPN Classic et le mode Carrière, seul capable de vous tenir en haleine de longues heures. Créateur dans l’âme, vous opterez certainement pour la création d’un avatar, phase ultra complète permettant notamment de préciser nom, prénom, surnom, ville d’origine, position, garde, frappe, blocage, physique (couleur peau, yeux, forme du nez, des joues, cheveux…) et catégorie (les six), la taille, le poids...Bref, la totale pour former votre machine à cogner à votre image (même si aucune option Eye Toy n’est présente). Faignant dans l’âme mais fan inconditionnel des poings gantés, le mode Carrière joue la galette à voyager dans le temps puisqu’il est possible de refaire l’histoire d’un boxeur célèbre, de ses débuts à sa retraite. Une fois votre camp choisi et le protège-dents dans la bouche, il est temps de justifier votre salaire.

Conventionnel au possible, le mode carrière tente la traversée sans escale des coulisses de la boxe : sélection d’un entraîneur, entraînements (automatiques ou manuels à la Track&Field) et signature de contrats seront votre pain quotidien si vous espérez gagner de l’argent de la popularité et du galon. L’argent ainsi gagné sera aussitôt claqué dans des coups, des shorts, des gants, des coupes de cheveux, des tatouages et autres items de personnalisation de ce style. La popularité (et le talent) permettant de son côté de passer pro et de gagner encore plus de fric et de titres comme dans la vraie vie. On connaît la chanson depuis le temps.PlayStation 2 VS PlayStation 3Ding Ding. La cloche vient de sonner, une babe vient de défiler sur le ring pour annoncer le premier round et les boxeurs sont face à face après une entrée fracassante. Pas de doute, vous n’êtes pas au théâtre mais bien devant un match de boxe entre deux mastodontes finement modélisés, aux expressions faciales soignées (surtout lors des soins), les filets de sueur dégoulinant (discrètement) sur leurs corps musclés après l’effort mais dont les projections de sang et de suée sont trop exagérées lors du KO. Histoire de créer une ambiance spectaculaire, les développeurs ont caricaturé voire ridiculisé les mises au tapis par des hectolitres de liquides et des bruitages de mâchoire qui se fracture complètement écoeurants. Beurk. Pour nous flatter l’oreille, mieux vaut écouter les commentaires français corrects ou les musiques modernes des menus.

Indispensable pour gagner un match, votre attention doit aussi être portée exclusivement sur les deux héros de l’affrontement pour éviter de regarder l’affreux public qui compose les salles. Pire que dans un match de football, les quelques spectateurs qui viennent aux rencontres sont d’horribles sprites 2D pixélisés, les gros plans vous le confirmeront pour votre plus grand malaise. C’est dans des moments comme ça que l’on se dit que le mois de Novembre prochain risque de bousculer nos habitudes et de nous faire franchir un nouveau palier en terme de confort visuel. Enfin, l’intérêt du jeu n’est pas là mais dans la qualité des combats et leur réalisme.

Vos distributeurs de coups – autrement dit vos poings – peuvent offrir des friandises avec le stick analogique droit ou avec les incontournables boutons Triangle, Carré, Croix et Rond. Même si le stick manque un peu de précision (un uppercut se transformant vite en droite et vis versa) il met beaucoup plus dans l’ambiance que les boutons de la manette. Un peu lents dans l’animation et sans lien entre les mouvements par moment, les coups sortent quand même bien et en un rien de temps on arrive à sonner son adversaire (on le voit prendre des coups en vue intérieure) et à le mettre K.O. A ce stade, seule la bataille pour mettre les deux sticks au centre de l’écran peut éviter la défaite honteuse. Entre les rounds, il est toujours possible de soigner votre poulain et notamment ses enflures et coupures, manuellement ou automatiquement. Vu son visage au moment des soins, on se demande si la douleur n’est pas contagieuse tant on déguste pour lui alors un conseil : protégez-vous !

Sympa, interactif du début à la fin du match et sans défaut majeur, on reprochera juste à ce troisième Fight Night la lenteur de certains coups, le stick pas toujours très précis et un équilibrage étrange des combats entre les classes, un poids plume pouvant rivaliser avec un poids lourd. Pour le reste, c’est du tout bon aussi bien pour les fans que pour ceux qui voudraient découvrir ce monde cruel.

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test écrit par Vincent
8
Graphismes
7
Jouabilité
7
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7.5

Troisième édition de Fight Night Round 3 et troisième réussite pour EA Sports qui actualise la référence incontournable en matière de simulation de boxe. Mis à part quelques défauts mineurs exposés plus hauts, les fans peuvent troquer leur vieux Fight Night Round 2 et passer au niveau au dessus.


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