![]() |
|
![]() Donald Duck : Qui est PK ?publié le 11 mai 2003
Allez, avouez… vous avez tous, un jour ou l’autre, lu avec déléctation les aventures de Donald dans l’une ou l’autre publication Disney. Et bien aujourd’hui ce looser et ce fainéant patenté revient pour sauver la Terre d’une invasion de méchants extra-terrestres dans un jeu de plate-formes plutôt sympatique… Techniquement réussi, mais esthétiquement moche…La 1ere impression est assez mauvaise. Les graphismes semblent moches au possible. Mais à y regarder de plus près, on s’aperçoit que la technique n’est pas en cause : le cell-shading est bien fait, les objets bien dessinés, avec un style particulier et plutôt agréable. Non, ce qui choque, c’est l’agression rétinienne provoquée par le choix des couleurs. Elles sont très vives, ce qui n’est pas un mal en soi, mais quand les couleurs dominantes sont le vert malsain et le mauve pétant, il faut bien avouer que même le terme « agression » devient trop faible : il conviendrai plutôt de parler de passage à tabac en régle. L’aspect sonore est très réduit, et les fans regretteront de ne pas retrouver la voix si caractéristique de notre canard. L’animation est fluide et réussie, même si elle n’est pas très variée.Super-héros au rabais…Alors que Donald dort tranquillement à son poste de vigile, la Terre est soudainement envahie par de méchants extraterrestres (les Evroniens), et un mystérieux professeur lui confie la mission de sauver notre planéte en l’équipant de ses derniers gadgets. Vêtu d’un costume adéquat avec cape, masque et tout le tremblement, équipé de sa super-arme (le X-transformeur), Donald, le looser de l’univers Disney, devient PK, super-héros (presque) sans peur et sans reproches qui s’en va bouter les Evroniens hors de notre Terre. Il devra alors parcourir une douzaine de niveaux fermés et linéaires en échappant aux piéges et aux ennemis envoyés pour l’arrêter.… mais solide.Pour cela, PK dispose de la panoplie classique du héros de plate-formes : il court, saute, s’accroche… Mais son outil principal, c’est le X-transformeur qui lui permet de tirer sur ses ennemis. Il y a à peu près une dizaine d’annemis différents, tous d’une stupidité sans nom (mais, après tout, ce ne sont que des canards…). En plus du type de base, vous pourrez trouver au cours du jeu 3 types de munitions de puissance différente. De plus vous trouverez réguliérement des upgrades pour votre X-transformeur, afin de pouvoir progresser : super-tir pour détruire les boucliers protecteurs de certains ennemis, grappin pour franchir les précipices,… Du très classique.
Vous devrez aussi, parfois, télécommander votre X-transformeur pour aller chercher des interrupteurs dans des passages trop étroits pour vous. Ces phases sont en fait des courses d’ostacles chronométrées, que vous réussirez rarement du 1er coup. Mais 2 ou 3 essais suffisent, à partir du moment où on a repéré le chemin. Dans les niveaux, vous devrez aussi ramasser des pastilles vertes sur votre chemin. En effet, vous devrez disposer de 15 pastilles pour activer chaque checkpoint. Ce qui aurait pû devenir un élément de difficulté intéressant est en fait une simple formalité : il faut vraiment avoir été mauvais pour ne pas avoir ramassé 15 pastilles entre 2 checkpoints. Pour finir, disons aussi que dans chaque niveau, il y a 6 scientifiques à secourir, répartis en 3 groupes. Ce sont des phases en temps limité qui se déclenchent à certains points de niveau, et il vous faudra alors vous débarrasser au plus vite des ennemis et franchir les obstacles rapidement pour les sauver. Bien que je n’aie pas vu quel bénéfice on en tire en fin de compte…Défauts2 gros défauts viennent assombrir ce tableau sympathique, à défaut d’être enthousiasmant. D’abord, le jeu est d’une facilité indécente. Les ravitaillements en vie et en munitions foisonnent, les vies ne sont pas limitées, les passages « difficiles » ne réclament guére plus de 2 ou 3 essais… Mais surtout la gestion de la caméra est nulle. Elle n’est la plupart du temps pas libre, du moins pas dans les passages où cela serait intéressant. On se demande parfois si les développeurs n’ont pas pris un malin plaisir à choisir l’angle de vue le plus injouable. Les sauts à l’aveuglette sont légion, et j’ai même eu la surprise d’un changement complet d’orientation lors d’un saut… casse-gueule assuré… test écrit par Lak 6 Graphismes6 Jouabilité5 Son4 Durée de vieVerdict : 5Il vaut son prix <BR><BR>Dans l’absolu, Donald Duck : Qui est PK ? n’est pas un mauvais jeu. Sa réalisation est correcte, mais entachée d’un mauvais gout certain. La jouabilité est classique et a fait ses preuves, mais des problémes de caméra l’handicapent… Il a ses qualités et ses défauts… Mais surtout, Donald ne tient guére la route face aux autres productions dans le genre plate-formes sur ps2, du type Klonoa 2. Sans même parler de Jak & Daxter ou de Ratchet & Clank. Reste la licence Disney, et une difficulté qui le réserve aux plus novices… A noter son prix attractif, aux alentours de 30€. |
|
Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles SONY sur www.PlayFrance.com et sur les sections PS2, PSP et PS3 |
|