Colosseum: Road to Freedom - Test PS2
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Colosseum: Road to Freedom

Colosseum: Road to Freedom

publié le 15 septembre 2005
  • 09/09/2005
  • 20/07/2005

Mondialement connu grâce à sa série Dynasty Warriors, Koei quitte la Chine féodale pour la Rome Antique et nous offre avec Colosseum Road to Freedom sa propre vision du monde impitoyable des gladiateurs. Prêts à entrer dans l'arène ?Du combat de gladiateur comme à la maisonBien, cher gladiateur, vous aurez pour mission de vous équiper avant votre premier combat avec du matériel de bas de gamme. Vous comprendrez donc bien vite qu’il faudra récupérer des armes/boucliers et autres protections au cours de vos joutes afin de devenir plus redoutable (C’est le gros point positif de Colosseum. La variété du matériel qui permet de configurer le look de votre personnage comme on le désire est assez importante : du fléau au trident en passant par le glaive, tout y est).

Par ailleurs, vous devrez également vous forger physiquement un corps de rêve un jour sur deux. Ce n’est qu’après, lorsque vous vous nourrirez, que vous augmenterez vos caractéristiques comme la force ou la dextérité. C’est comme cela que vous augmenterez votre popularité. Ainsi, des épreuves de plus en plus mortelles vous seront ouvertes. On vous posera également quelques questions à la création de votre personnage pour le rendre plus attachant.

Pourquoi tout ceci ? Tout simplement pour rembourser votre dette d’esclave afin de quérir votre liberté.

Le plus désolant quand on découvre le jeu après une courte cinématique, c’est qu’ils parlent tous anglais... Surprenant, n’est ce pas ? Ils auraient pu faire au moins l’effort de faire parler les intervenants dans une autre langue comme du latin ou du grec. Comprenez bien que l’immersion est plutôt difficile quand on vous demande de quitter l’arène dans un anglais impeccable.Alors l’arène comment ça marche ? Une fois dans l’arène, on ne rigole plus du tout. Il s’agit de faire du spectacle en enchaînant les coups les plus osés et en mettant à mort les gladiateurs qui vous font face. Vous avez le choix entre une attaque haute (Triangle), deux attaques latérales (Carré et Rond) et une basse (Rond) pour vaincre. Il est possible également de lancer des objets comme votre bouclier ou votre casque, de pousser l’adversaire contre des éléments de décors, de faire des combos, de concentrer ses coups ainsi que de faire des coups spéciaux que vous débloquerez au fur et à mesure que vous passerez des niveaux. Ces coups spéciaux sont classés en spécialité : une arme, deux armes, arme et bouclier et mains nues. Lors de certaines mises à mort, vous gagnerez des tablettes que vous pourrez upgrader grâce aux passages de niveau. Ces tablettes devront être agencés comme des compétences afin de pouvoir les utiliser lors de votre prochain combat. Ces coups spéciaux consomment de l’endurance qui régénère quand vous ne bougez pas. Vous pouvez en choisir jusqu’à quatre. Ils correspondent aux boutons de base de la dual shock. Autant dire que le style main nue est pour les suicidaires tellement certaines armes sont meurtrières si vous n’avez aucune protection… Il est bon de préciser aussi que vous pourrez demander grâce au cours du combat si vous voyez que vous allez trépasser.

A noter que dans les combats de gladiateur en équipe, vous pourrez ordonner à vos coéquipiers de s’écarter ou de vous rejoindre.Faiblesse et Déshonneur Tout ceci est en définitif bien répétitif et les quelques éléments d’histoires placés ça et là ne rajoutent pas assez de piquants ni de diversités. En effet, on se retrouve à enchaîner les combats sans conviction, comme tout gladiateur à l’époque peut être même si les missions apparaissent variés (combat multiples, en équipe et duel, contre des fauves…). Un jour sur deux, on s’entraîne et le jour d’après on va se battre. En outre, il n’y que les duels et certaines arènes reconstituant des batailles passées qui vous donneront réellement du fil à retordre. Certes, vous pourrez demander à la foule de vous acclamer pour mettre le feu mais ça ne va pas bien loin malheureusement. Il y a cependant quelques idées sympathiques comme un ralenti suivi d’un zoom sur la dernière personne que vous tuez, la possibilité aléatoire de refuser d’entrer dans l’arêne, les gladiateurs qui se servent sur les vaincus et les entraînements.

Souvent, la caméra est capricieuse et le gameplay qui l’est tout autant (sans véritable possibilité de viser un gladiateur en particulier) n’arrange rien puisque on ne peut se réorienter de façon pleinement efficace (entendez par là qu’après la mise à mort d’un individu, on se retrouve parfois à donner des coups dans le vide en voulant s’attaquer au prochain adversaire). En outre, certains coups normaux sont si violents qu’on a même pas besoin de faire varier ses attaques sauf, bien sûr, pour le plaisir. Cela aurait été vraiment plus intéressant de forcer le jouer à agir plus intelligemment en fonction de ce que fait l’adversaire car dans les moments critiques, on peut avoir tendance à la jouer « facile ». Par exemple, il arrive parfois d’enchaîner les attaques hautes à répétition afin de faire sauter le casque du gladiateur puis de le taper sur le crâne jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est là que l’IA révèle une certaine faiblesse puisque il suffit de se retrouver dans une situation où le gladiateur adverse se mette à se protéger pour l’user jusqu’à ce qu’il rende l’âme alors que ce dernier esquivait la plupart de vos attaques… C’est vraiment dommage car certains éléments du gameplay sont vraiment très bons (notamment la configuration de son gladiateur qui rajoute de nouvelles possibilités comme un coup circulaire avec son bouclier, le fait de pouvoir esquiver, de rouler à terre). Le matériel que vous récupérez rajoute une variété qui manque à tout le reste du jeu, il est classé selon sa qualité tout comme le jeu de Blizzard : Diablo.

Graphiquement, le jeu est propre. Néanmoins, Koei aurait pu faire un effort pour rendre le jeu plus attractif. En effet, si les gladiateurs sont plutôt bien faits, on se retrouve souvent en face de clones qui se succèdent. Quant aux fauves (des tigres), ils ne sont pas correctement modélisés même si ils bougent plutôt bien et qu’ils sont souvent beaucoup plus redoutables que 90% des gladiateurs que vous aurez sur votre chemin. Quant à l’animation, elle est impeccable. C’est fluide et il n’y a jamais de ralentissements. En bref, niveau réalisation, c’est efficace même s'il n’y a rien d’exceptionnel.

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test écrit par Raphael
6
Graphismes
6
Jouabilité
6
Son
7
Durée de vie
Verdict :
6

Colosseum : Road to Freedom est donc un titre décevant de part sa répétitivité et son gameplay bancal. Sans ces défauts rébarbatifs, Koei aurait pu en faire un titre efficace. Il n’en reste pas moins qu’à petite dose, c’est un titre sympathique qui peut en contenter plus d’un.


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