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Colin McRae Rally 2005

Colin McRae Rally 2005

publié le 22 septembre 2004
  • 24/09/2004
  • 2004

Pour la troisième année consécutive, les fans de rallye pourront choisir entre la série Colin McRae de Codemasters (il est d’ailleurs étrange de voir l’éditeur anglais continuer d’exploiter le nom du pilote écossais alors que ce dernier, à la retraite, ne participe plus qu’à des rallyes-raids… ) et le nouveau WRC de Sony. Pour cet énième opus Playstation 2, les développeurs britanniques ont misé sur un tout nouveau mode carrière allongeant considérablement la durée de vie. Mais est-ce réellement suffisant pour rendre cette édition 2005 indispensable ? Le musée de l’automobile Ne bénéficiant pas de la licence WRC (qui est une exclusivité Sony), ce nouveau Colin se propose de nous faire courir avec de nombreux modèles de légende. C’est bien là l’une des principales qualités du jeu qui est de nous offrir une pléthore de véhicules que l’on aurait jamais imaginé un jour pouvoir conduire. Alors que l’on se trouve le plus souvent en présence de véhicules 2l ou 1.6 l, Codemasters nous offre avec ce nouveau Colin une trentaine de voitures différentes réparties en plusieurs catégories : 4 roues motrices, 2 RM, roues motrices arrière, 4x4 offroad, super 2WD, classique etc. Il y en a pour tous les goûts même si on peut regretter ne pas retrouver les voitures officielles qui participent actuellement au championnat WRC. Néanmoins on se consolera avec la 206, Impreza, Ford Focus, Xsara et surtout les vieux modèles comme la Ford Escort MK1, la Mini Cooper, la Stratos ou encore la Lancia 037. Le panel offert est suffisamment large pour tenir en haleine très longtemps d’autant plus que chaque bolide bénéficie d’un comportement qui lui est propre, ce qui nous oblige sans cesse à revoir notre façon de piloter.Une durée de vie exemplaire Principal reproche que l’on pouvait formuler à l’égard de Colin McRae 04, la durée de vie de ce cinquième volet promet de très nombreuses heures de jeu. Les modes de jeu sont nombreux et la difficulté promet un challenge relevé (pour peu que les habitués du genre concourent en mode de difficulté avancé, qui se caractérise par une gestion des dégâts plus poussée et des temps de référence plus difficiles à battre). L’essentiel du jeu est articulé autour du mode carrière, qui demande de très longues heures à être complété. Ce mode se caractérise par différentes compétitions auxquelles on accède en fonction de nos points Pilote. Ces points s’acquièrent en remportant les challenges offerts par les différentes compétitions. Ces derniers sont variés : il peut s’agir de concourir sur 4, 6 ou 8 spéciales ou de prendre part à un mini championnat comprenant facilement 16 spéciales. Chaque victoire permet de débloquer des essais (ou l’on peut gagner de nouvelles pièces pour améliorer sa voiture et ce en remplissant quelques mini épreuves assez sympathiques), de nouveaux véhicules et de gagner des points Pilote. Une fois ce challenge rempli et le nombre de points requis atteint, on peut accéder à une nouvelle compétition. Ces dernières sont nombreuses et mettent souvent en valeur un véhicule ou une catégorie de voitures bien particulières, permettant ainsi de contrôler au moins une fois chacun des bolides du jeu.

A côté de ce mode carrière à la longévité remarquable, on pourra s’amuser à faire reprendre du service à Colin McRae dans un championnat du monde certes classique mais réservant lui aussi quelques heures de jeu. Les spéciales sont nombreuses : on compte 9 destinations et 8 spéciales par pays en plus d’une super spéciale. Ce nombre est décuplé par la possibilité de changer l’heure de départ, entre matin (assez sombre), midi (clair) et après-midi (teinte orangée ou rosée) et la météo entre couvert, pluie (ou neige) et dégagé, idéal pour redécouvrir chaque tracé. La seule chose que l’on peut regretter concernant le championnat du monde est l’impossibilité d’y prendre part à plusieurs, le mode multijoueurs se contentant de faire courir les joueurs sur une spéciale ou un rallye simple… Les adeptes du chrono passeront également un temps fou sur le mode contre-la-montre, histoire de perfectionner leurs temps de référence. Enfin, à l’heure où le online se démocratise en Europe, ce nouveau Colin offre la possibilité de jouer à 8 en utilisant le réseau PS2. Malheureusement, il m’est impossible d’entrer dans les détails puisque ce dernier n’a pu être testé pour le moment.Un gameplay mi-arcade, mi-simulation Cependant, avant de pouvoir devenir le meilleur pilote du monde, il faudra maîtriser la jouabilité particulière du titre. Les premières secondes de jeu sont assez irritantes, les voitures paraissent lourdes, ne semblent pas répondre à la perfection, bénéficient d’un comportement suspect (l’arrière des voitures bouge bizarrement) et semblent glisser sur le sol. Néanmoins, après quelques heures de pratique, on maîtrise le pilotage et le plaisir se fait enfin ressentir. Les trajectoires se font plus précises et la prise de risques est plus conséquente. D’une manière générale, Colin McRae Rally 2005 se présente comme un habile mélange de simulation et d’arcade. L’aspect simulation est ici représenté par des réglages assez poussés qui ont de véritables incidences sur le comportement des bolides ou encore par les différences de sensations ressenties en fonction des différents types de revêtement. L’aspect arcade tient plus du comportement des voitures : on peut freiner à la dernière minute sans risquer un tête-à-queue, le frein à main est quasiment inutile pour prendre les virages les plus dangereux et l’aspect glissades et dérapages que l’on avait tant adoré dans le deuxième opus (sur Psone) est totalement absent. On peut tout de même regretter le manque de réaction des voitures après une chute dans un ravin ou un fossé : le moteur se met à hurler et on perd de précieuses secondes à surmonter un obstacle en apparence anodin. Au final, la jouabilité du titre le réserve avant tout aux amateurs de jeux d’arcade ou aux débutants qui goûteront là à leur premier jeu de rallyes. Les autres privilégieront Richard Burns Rally ou encore WRC 4 qui s’annonce exceptionnel.Toujours aussi beau La réalisation graphique du titre est assez fidèle au quatrième opus. On se retrouve donc en présence d’environnements parfaitement modélisés, riches en détails et variés. Cependant, le tableau n’est par parfait : l’aliasing et les scintillements gâchent parfois le rendu des décors tout comme le clipping qui bizarrement concerne les éléments les plus proches de la piste comme les brindilles… Aussi, les pistes du jeu donnent l’impression de ne pas faire partie d’un environnement réaliste : on semble coincé dans un couloir étroit avec une image 2D en guise de paysage de fond. On semble bien loin de l’impression laissée par un WRC qui est de nous immerger complètement dans un environnement. Cependant, malgré ces quelques défauts, le jeu est visuellement réussi. Les effets de lumière sont superbes, tout comme les conditions météo dans l’ensemble parfaitement retranscrites. Les voitures jouissent d’une modélisation de bonne facture même si la vue extérieure leur confère un aspect « brique de lait ». Les effets spéciaux ont été soignés, que ce soit les salissures, les déformations, les saletés sur le pare-brise ou encore les feuilles qui chutent d’un arbre après un choc violent.

Cette réussite graphique s’accompagne d’une ambiance sonore fidèle à la série. Les musiques sont discrètes et interviennent rarement. Les bruitages bénéficient de tout le savoir-faire de Codemasters en la matière et chaque revêtement fait un bruit différent le plus souvent très réaliste. Seuls les bruits moteur semblent légèrement en retrait avec un bruit assourdissant lors des accélérations. Enfin, le copilote remplit parfaitement son rôle qui est de nous guider au travers des différents spéciales. Néanmoins, son débit de parole est un peu trop rapide et à trop vouloir nous en dire, ce dernier nous embrouille plus qu’autre chose.

Enfin l’animation est globalement très fluide même si on constate par moment de très légers ralentissements, sans conséquence sur le gameplay. Le clipping est absent et ce malgré le gigantisme de certains décors. L’impression de vitesse est bien retranscrite en vue extérieure, alors que le jeu paraîtra beaucoup plus lent en vue interne.

Colin McRae Rally 2005 - 60 Colin McRae Rally 2005 - 4 Colin McRae Rally 2005 - 69 Colin McRae Rally 2005 - 8 Colin McRae Rally 2005 - 77 Colin McRae Rally 2005 - 78 Colin McRae Rally 2005 - 19 Colin McRae Rally 2005 - 30 Colin McRae Rally 2005 - 63 Colin McRae Rally 2005 - 82 Colin McRae Rally 2005 - 87 Colin McRae Rally 2005 - 47 Colin McRae Rally 2005 - 24 Colin McRae Rally 2005 - 105 Colin McRae Rally 2005 - 94
test écrit par Olivier
7
Graphismes
7
Jouabilité
7
Son
8
Durée de vie
Verdict :
7

Un an après Colin McRae 4, Codemasters corrige le principal défaut de son jeu en nous offrant un mode carrière long et riche et un mode online que l’on devine promis à un bel avenir. Néanmoins, la jouabilité, autrefois parfait compromis entre arcade et simulation, penche de plus en plus vers l’arcade ce qui plombe quelque peu le plaisir que l’on pouvait ressentir sur les épisodes PsOne. Néanmoins, avec sa réalisation graphique de tout premier ordre, Colin McRae Rally 2005 fait figure de bon jeu dans sa catégorie mais cela sera t-il suffisant pour tenir la dragée haute au quatrième WRC ?


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