Capcom Fighting Jam - Test PS2
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Capcom Fighting Jam

Capcom Fighting Jam

publié le 23 novembre 2004
  • 10/02/2005
  • 16/11/2004

Après de trop longues années de silence (hors multi-portage) et l’abandon de Capcom Fighting All Stars (paix à son âme), Capcom revient sur la scène des jeux de combat avec un titre mélangeant des personnages (triés sur le volet) de leurs différentes séries. Plus ambitieux que tous leurs crossovers précédents, va t il faire parler de lui ? Un contenu minimaliste Ne vous attendez pas à voir d’autres modes de jeux inhérents à ce genre vidéo ludique hormis les sempiternels modes Arcade, Versus, Training et Option. Certains diront : c’est suffisant, soit. En effet, pour environ 30 euros, Capcom a joué la carte de l’accessibilité mais n’a pas été d’une grande générosité.

Le mode training est néanmoins très complet dans le genre, vous permettant de tester vos coups dans n’importe quelle situation. Rien à redire dessus.

Passons au mode arcade qui est d’un classicisme à toute épreuve, on rencontre une équipe de deux joueurs à chaque fois, avec les fameuses phrases de victoire à la fin de chaque match et des boss qui interviennent si vous remplissez certaines conditions (notamment pour rencontrer Gouki/Akuma) comme ne pas perdre de matchs. Le passage en mode arcade est obligatoire si vous souhaitez débloquer les musiques de tous les personnages et surtout les 3 boss que sont Ingrid (un des personnages qui devait apparaître dans Capcom Fighting All Stars), Pyron (boss de Darkstalkers/Vampire) et Shin Gouki/Akuma (boss apparu dans Super Street Fighter 2 Turbo). Les fins sont juste constituées d’une feuille de bande dessinée.

Quoiqu’il en soit, le mode arcade est rarement intéressant dans ce genre de série surtout quand l’intelligence artificielle n’est pas très performante (depuis quelques années, il semble que les développeurs ne se foulent pas des masses). Sans doute préfèrent ils un mode versus à toute épreuve. Intéressons nous donc à ce mode versus qui va constituer la quasi-totalité de la durée de vie de ce genre de titre.

Cinq familles sont réunies : Street Fighter 2 (Guile, Zangief, M.Bison/Vega et Ryu), Darkstalkers/Vampire (Demitri, Felicia, Anakaris et Jedah), Street Fighter 3 (Alex, Chun-Li, Yun et Urien), Street fighter alpha 3 ( Sakura, Rose, Guy et Karin) et les Warzards (Leo, Kenji/Mukuro, Hydron/Nool et Hauzer)

A ceux là, il y a bien sûr Ingrid qui a un gameplay différent de tous les autres. Quant à Akuma, il est rattaché à Street Fighter 2 et Pyron à Darkstalkers.

On peut s’étonner de certains choix fait par Capcom et peut être verser une larme pour Ken qui est absent de cette liste.Une réalisation à l’ancienne C’est parfois difficile de faire preuve de compréhension quand on voit des titres qui bénéficient de graphismes en haute résolution tel Guilty Gear XX #Reload et qu’on les comparent à ceux de Capcom Fighting Jam. En effet, les graphismes sont pour les personnages pixélises car ils semblent tout droit importer des différentes séries. Pire encore, les personnages de Street Fighter III semble disposer de moins d’étapes d’animation, ce qui est presque impardonnable. Hauzer et Hydron de Warzard sont d’un pathétique tant ils disposent de peu d’étapes d’animation.
Les stages sont assez communs, certains sont assez beaux mais d’autres semblent décolorés. De plus, ils sont que trop peu animés (au moins on ne peut plus prendre comme excuse le fait d’avoir été déconcentré par un mouvement dans la jungle…). Quant aux musiques, elles ne sont pas désagréables loin de là mais restent pour la plupart très répétitives. Par contre, les bruitages sont très bons, bien dynamiques.Un gameplay précis, simple et efficace A chaque famille correspond un maniement différent. En effet, les personnages de street fighter ont une seule barre de fury. Néanmoins, ils font plus de dégâts que les autres « familles » et leurs attaques aériennes ne peuvent pas être bloquées en l’air. Pour les darkstalkers, ils ont une garde aérienne, les EX moves en plus de leurs furies ainsi qu’une possibilité accrue de combos. Quant aux joueurs de Street Fighter 3, ils retrouveront notamment les mouvements EX, la possibilité de parier et de sauter plus haut. Les personnages de Street Fighter Alpha disposent des customs combos et peuvent bloquer les attaques aériennes. Enfin, la possibilité de bloquer les coups ariens et de leveler (ce qui permet de débloquer une nouvelle furie et d’être plus vif, plus fort), l’Ultimate Guard et le saut haut caractérisent les personnages de Warzard.

Chaque joueur doit choisir deux combattants qu’il peut alterner après chaque round, il doit donc veiller à prendre un second personnage qui complète bien le premier (notamment pour palier ses faiblesses). Cependant, le coéquipier ne peut intervenir pendant le round.

Après des centaines de parties, certaines familles se distinguent des autres quant à leur possibilité de destruction. La famille de Street Fighter 2 semble vraiment avantagée grâce à leurs dégâts accrus. Certains personnages comme Anakaris semblent également avantagés mais la balance entre tous reste relativement équilibrée. Il est difficile de trancher sur cette question, l’impression sera plus claire au bout de quelques semaines de jeu.

Le gameplay est vraiment excellent, c’est très précis et tout sort au quart de tour si vous êtes habiles de vos doigts, que ce soit aussi bien au stick ou au pad. Certes les possibilités de combos ne sont pas dithyrambiques pour certaines familles mais on retrouve ce qui a fait la force des séries de Capcom : avoir du mind game (littéralement esprit de jeu) ou périr. En effet, devant l’apparente faiblesse du gameplay (peu de combos) recouvre d’autres forces : jauger son adversaire est obligatoire et il faut attaquer avec intelligence pour éviter de se faire massacrer (les coups enlèvent vraiment beaucoup d’énergie contrairement à des séries comme les Guilty Gear, série excellentissime par ailleurs). Les retournements de situations sont alors très fréquents et les matchs sont donc souvent emprunts d’une tension supplémentaire.

Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête et qui veulent mettre déjà un pied dans ce genre de jeu, Capcom Fighting Jam est très intéressant (il demande moins d’investissement pour l’apprécier). Et même les fans de ces séries peuvent se laisser convaincre par ce titre très sympathique à prix réduit. Et je le répète, le maniement est quasi parfait.

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test écrit par Omega Red
6
Graphismes
9
Jouabilité
6
Son
7
Durée de vie
Verdict :
7

Certes, Capcom nous avait largement habitué à mieux dans ses coups d’essais qui se sont révélés parfois de véritables coups de maître avec notamment Capcom Vs Snk. Cependant, CFJ ne déçoit aucunement puisque les prétentions de Capcom n’étaient pas très élevées à l’origine. Espérons qu’il connaisse un certain succès tant le monde de la baston est inondé des jeux 3D dont certains sont étouffés par un maniement bancal surchargé de bugs (Soul Calibur 2 par exemple) malgré leur apparente perfection. Dans ce genre de jeux, le gameplay est vital.


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