Après nous avoir fait vivre les aventures de Tanner au travers des trois premiers épisodes, Reflections nous propulse à bord d’un nouvel opus de la licence Driver. Exit le flic sous couverture, place à T.K, chauffeur bourré de talent, qui rêve de se faire une place au soleil dans le New York de 1978. PlayFrance était convié à la présentation du jeu dans les locaux d’Atari en compagnie de Gareth Edmondson, le papa de Driver.Le quatrième opus d’une série que l’on ne présente plus.Incarnez TK au travers d’un scénario travaillé servi par des cinématiques bluffantes de réalisme.Des courses poursuites démentielles dans le New York de 1978 et de 2006.35 missions et une structure de jeu ouverte avec une multitude de minis jeu.80 véhicules, plus la possibilité de les personnaliser grâce à un système de tuning simple d’accès.La sortie de Driver Parallel Lines est prévue pour le 17 mars 2006 en Europe.
L'avis de SébastienC’est au travers d’une présentation on ne peut plus complète que Gareth Edmondson nous a détaillé tous les points importants de son nouveau projet. Et rien de tel qu’un petit détour par les bornes de jeu pour vérifier ses dires.
Dès les premières minutes de jeu on retrouve tout de suite ses marques : une carte pour se diriger, la direction à suivre pour atteindre le prochain objectif, la représentation de votre état de santé, vos munitions et l’arme sélectionnée. New York est votre terrain de jeu : traversez Harlem, le Bronx, New Jersey ou encore Manhattan à pied, en voiture, en camion ou à moto. Le trafic n’a jamais été aussi dense et il vous faudra ruser sous peine de finir encastré dans un camion. D’autant plus que le modèle physique des véhicules a été retravaillé et que le moindre choc est l’occasion d’admirer le travail des développeurs. Parmi les vues disponibles, on notera justement la présence d’une vue très spectaculaire qui permet de visualiser la gestion des dégâts, le modèle physique du véhicule et le comportement de votre personnage, le tout avec un léger ralenti.
Ray votre ami de toujours tient un garage et vous aidera à personnaliser vos véhicules. En effet vous pouvez non seulement changer l’allure de votre bolide (couleur, ailerons, vitres teintées) mais aussi sa puissance d’accélération, sa vitesse maximale et son moteur. Un système simple d’accès mais, avant de pouvoir faire la voiture de vos rêves, il vous faut de l’argent et c’est là que les minis jeux interviennent. Disséminés un peu partout sur la carte, ils mettront à rude épreuve vos talents de pilote et de tireur.
Les phases à pied vous permettent de changer de véhicule certes mais rien ne vous empêche de vous promener et de tirer sur tout ce qui bouge. Pour cela vous disposez d’un arsenal allant du simple pistolet au lance-roquette et d’un système de lock classique avec une couleur différente selon l’état de votre cible (on passe du vert au rouge). Vous profitez aussi d’une caméra entièrement libre que vous pouvez contrôler avec le stick analogique droit et de la présence d’une vue rapprochée pour plus de précision lors de vos tirs. Il faut savoir que T.K a également la possibilité de tirer tout en conduisant, une phase de jeu qui demande un peu de temps pour la maîtriser totalement.
La chose la plus marquante lors de la présentation fut certainement le changement d’époque. En effet suite à de nombreux événements, qu’on vous laisse le soin de découvrir, TK se retrouve en prison et n’en ressortira qu’en 2006, imaginez le choc. Finie l’époque cool et insouciante, place à la vengeance. Un changement qui se traduit dans le look de votre avatar, dans sa démarche mais aussi par l’ambiance qui émane du jeu. Les couleurs chatoyantes laissent place à des couleurs plus modernes, les véhicules sont plus puissants, la conduite est différente, les forces de l’ordre sont mieux armées et plus agressives, l’architecture des bâtiments a évolué, etc… Bref un virage à 90° pour le joueur. C’est la grande innovation de ce Driver Parallel Lines, on aurait presque l’impression de voir deux jeux différents sur le même DVD.
Côté technique, il faut avouer que le jeu édité par Atari impressionne grâce à une réalisation générale de qualité. La technologie du streaming est bien entendue de la partie et permet d’offrir un champ de vue plus que correct. Les voitures sont très bien modélisées et le moindre dégât se voit en temps réel sur la carrosserie. Le clipping bien que toujours présent se fait très discret, à part pendant de rares moments ; bizarrement lorsque l’on traverse des étendues d’espaces verts assez vides ! L’impression de vitesse et les grondements de moteur sont bien rendus et les sensations sont au rendez-vous. Les scènes en images de synthèse sont sidérantes de réalisme ; les visages et en particulier celui de T.K, sont proches de la perfection, à se demander parfois si nous n’avons pas à faire à de vrais acteurs. La musique a, elle aussi, été l’objet de toutes les attentions aux dires du créateur : elle en devient un véritable acteur du gameplay qui plonge le joueur en pleine folie des années 70 ou traduit tout le désir de revanche de TK en 2006.
Au final on sent la volonté de la part de Reflections de proposer aux joueurs une nouvelle expérience de jeu en mettant en scène un nouveau personnage, deux époques bien distinctes, un système de missions libres … et ça marche ! De bonnes impressions à confirmer lors du test complet sur PlayFrance.
Merci à Régis "Lostarott" pour son aide dans la rédaction de cet article.