Spécial PS4 - The Crew Wild Run : Nos impressions

The Crew Wild Run : Nos impressions

The Crew Wild Run : Nos impressions

Sorti l’année dernière, The Crew propose un terrain de jeu vaste, immense en fait. Une carte des États-Unis à sillonner que cela soit dans un mode solo efficace ou encore, et surtout, en suivant d’autres joueurs pour des épreuves multijoueurs. Avec presque une année au compteur, et beaucoup de révisions pour améliorer la formule, le bébé d’Ivory Tower reprend la route tout frais sorti du garage où il s’est équipé de nouveautés que nous vous détaillons ici.

Le jeu dont votre voiture est le héros

Le concept de The Crew est un mélange des genres, un titre qui carbure en s’alimentant à différentes pompes. Le jeu de course, bien sûr, mais aussi le RPG, avec une collection de voitures que vous allez améliorer au fur et à mesure de vos performances, ainsi que le MMO, avec un aspect jeu en ligne central et quasiment indissociable de l’expérience de jeu. The Crew l’annonce d’ailleurs sur sa jaquette, “Connexion Internet Requise”, pas question de penser profiter de l’immensité des États-Unis sans être relié en permanence aux serveurs qui régulent le trafic, répartissent les joueurs ou encore alimentent le contenu avec des événements hebdomadaires. La formule au départ un peu austère s’est ainsi enrichie tout au long de l’année avec de nouveaux véhicules, des systèmes de progression revus et corrigés et enfin des activités pour motiver les pilotes à reprendre la route et à ne jamais lâcher le volant. Depuis, Project Cars et Forza Motorsport 6 se sont lancés, l’occasion pour The Crew de vérifier que la concurrence a durci le ton et que la course est rude entre jeux de voitures. Heureusement pour lui le titre d’Ivory Tower ne  cherche pas à faire de la simulation, et ses concurrents seraient plutôt à chercher du côté de Need for Speed, Forza Horizon 2 ou même DriveClub pour sa conduite arcade.

Si vous êtes un joueur qui sort parfois de la piste et ne se limite pas aux jeux de course, cette motorisation hybride vous fait peut-être penser à un autre jeu, lancé lui aussi l’année dernière. Je veux parler ici de Destiny, qui mélange les genres à sa façon et propose un FPS / RPG / MMO qui ne dit jamais vraiment son nom mais qui reprend à son compte les formules magiques qui ont fait le succès d’un certain World of Warcraft. L’abonnement en moins, et les paiements de contenus en plus. Du jeu à la carte en ligne, c’est sans doute une façon de comprendre ce que propose The Crew, dans la catégorie pilotage entre potes. Avec The Wild Run, Ivory Tower passe donc la deuxième et ajoute des nouveaux modes de jeux, de nouveaux véhicules, sans oublier un bon coup de polish sur la carrosserie avec un moteur graphique qu’on nous annonce plus performant. Notons d’ailleurs qu’à la sortie de Wild Run tous les possesseurs du jeu original bénéficieront de cette amélioration du moteur de jeu. La séance de test se déroulait sur un PC, nous ne pourrons donc pas nous prononcer sur la réelle amélioration des versions PS4 et Xbox One.

Plus de tout et pour tous

En revanche, nous avons pu constater que le gameplay n’avait pas changé de route et que la physique se révèle toujours aussi, comment dire… capricieuse ! Les impacts entre les véhicules débouchent parfois sur des envolées lyriques et autres saltos de carrosseries. Un vrai ballet de mécanique qui fait au moins sourire et rappelle que le jeu est avant tout arcade. On sera moins conciliant en revanche sur les chocs latéraux qui ne semblent exister que selon un seul angle, avec des effets pour le moins étonnants lorsque deux voitures se frottent. Grosse nouveauté, et pas des moindres, la météo fait des siennes et il sera désormais possible de débuter sous le soleil pour être en pleine course noyé sous des trombes d’eau. Visuellement les changements météorologiques (et non pas climatiques comme on l’entend parfois) sont très réussis, à l’instar des cycles jour/nuit qui étaient déjà l’une des forces de The Crew.

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Mais là où The Crew Wild Run appuie sur le champignon c’est bien sûr avec un contenu renouvelé et une formule d’événements réguliers qui dynamisent la carte et devraient (re)mobiliser la communauté (Ubisoft annonce avoir rassemblé pas moins de 3 millions de pilotes, un joli peloton qui se divise cependant sur trois plateformes et beaucoup plus de serveurs !).  Alors pour être sûr de croiser du monde sur la route et par-dessus tout se tirer la bourre avec des objectifs variés, Ubisoft et Ivory Tower ajouteront plusieurs fois par semaine des rencontres dans des zones spécifiques. Des festivals à thèmes et qui contiendront des épreuves éphémères avec des classements uniques. Une recette reprise depuis les MMO et qui ici prend donc la forme d’une concentration de bolides de tous poils. Ces événements feront donc apparaître sur la carte des épreuves inédites qui seront renouvelées plusieurs fois par semaine. Là encore on reconnaît la recette qui a fait ses preuves dans le domaine du MMO et qui, finalement, s’adapte bien à l’univers du sport mécanique au travers des festivals itinérants. Les débutants pourront d’ailleurs accéder immédiatement à toutes les épreuves des événements (sauf une) puisque le véhicule sera à chaque fois fourni, de quoi permettre aux retardataires qui n’avaient pas encore atteint le niveau 50 de concourir avec les pilotes plus expérimentés sans passer par la case leveling. Un raccourci bien vu qui ne leur permet pas de finir dans les premiers malgré tout puisqu’une des épreuves vous demande de venir avec votre voiture. Autant dire que pour le coup le nombre d’heures passées à débloquer les plus gros bolides (et les pièces qui vont avec) fera ici la différence.

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Les Monster Trucks et les Dragsters font leur apparition avec des modes de jeux dédiés qui cassent la routine. On découvre aussi les motos dont la conduite, pourtant très arcade, ne nous a pas forcément convaincus avec un pilote qui semble chevaucher une vespa quand il est en fait sur la selle d’un monstre de 300 chevaux. La conduite des dragsters est en revanche très réussie, avec une gestion en plusieurs temps de la chauffe des pneus pour une meilleure adhérence, et du passage des vitesses depuis le démarrage jusqu’au lancement de votre boost pour gratter quelques centièmes à vos concurrents. Pas sûr que la formule fonctionne très longtemps, mais entre deux courses classiques ce mini-jeu est vraiment efficace. Plus riches, les modes de jeu réservés aux Monster Trucks vous embarquent dans des arènes solos ou multijoueurs. Dans le mode solo vous devez accéder à des points disséminés sur un parcours fermé qui vous demandera d’exécuter quelques cascades. Dans le mode multi, on se rapproche d’un mode virus connu des joueurs de FPS. C’est drôle, assez bourrin et finalement là aussi efficace. Enfin, notons un mode de jeu dérivé du Roi de la Colline qui recèle quelques tactiques fourbes à base de poussée traitresse.

Nos impressions

Un an après sa sortie The Crew accueille donc Wild Run, une grosses extension qui a des allures de version 1.5 aussi bien pour son contenu supplémentaire que pour sa refonte graphique annoncée. Les Festivals à durée limitée sont une excellente idée pour renouveler l’intérêt des joueurs dans la durée, accessibles à tous qui plus est. L’année dernière le jeu se révélait prometteur et souffrait d’une concurrence très présente, cette année on attend donc ce supplément comme la version aboutie que beaucoup espérait.

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