Spécial PS4 - Rise of the Tomb Raider : notre avis avant le portage PS4

Rise of the Tomb Raider : notre avis avant le portage PS4

Rise of the Tomb Raider : notre avis avant le portage PS4

Agatha Christie disait que « L’avantage de vivre avec un archéologue, c’est que plus vous vieillissez, plus il vous trouve du charme ». Tomb Raider fête bientôt ses vingt ans et, à l’échelle du jeu vidéo, ferait presque figure de pièce digne d’un musée. La série trône parmi les quelques sagas qui peuvent se vanter d’avoir traversé les âges et les générations de console mais aussi d’avoir dépassé le cadre du simple jeu vidéo. La série a connu des hauts et des bas mais est revenue exceptionnellement en forme(s) avec un reboot en 2013 sur Xbox 360 et PS3 (qui sera suivi par un portage sur Xbox One et PS4 pour être sûr que tous les joueurs en profitent). Plus de deux ans ont passé et le studio Crystal Dynamics s’apprête à lancer la belle Lara dans une nouvelle aventure. Nous avons eu la chance de pouvoir prendre le jeu en main pendant plusieurs heures, voici nos impressions pour ce qui s’annonce déjà comme un titre à surveiller de près.

Dossier rédigé grâce à notre session de jeu sur Xbox One. Le jeu étant également prévu sur PS4 l'année prochaine, cette preview a également tout à fait sa place sur PlayFrance.com

Jeune et jolie Nous sommes début 2013 et Square Enix, qui a racheté les droits de la série, lance sur le marché Tomb Raider. Un épisode en forme de reboot, c’est-à-dire qu’il fait table rase des épisodes précédents et reprend l’histoire de la jeune aventurière depuis ses origines. Une escapade aux allures de naufrage pour beaucoup, au final une réussite qui les surprendra d’autant plus une fois manette en main. Abouti techniquement, le jeu se révèle avant tout d’une efficacité redoutable. Le gameplay est non seulement maitrisé, s’inspirant sans vergogne de celui de Uncharted mais plus encore c’est la qualité de la narration qui surprend avec un personnage auquel on s’attache et que l’on suivra depuis ses premiers pas, jeune fille fragile, jusqu’à une fin en apothéose où elle endossera le costume qu’on lui connait, celui de super héroïne capable de sauver ses compagnons et le monde à elle toute seule.

Rise of the Tomb Raider a donc la lourde tâche de transformer l’essai et de nous prouver que le très bon souvenir que l’on garde de Tomb Raider n’est pas dû qu’à cet effet de surprise.  Ce nouvel épisode reprend ainsi la même formule et l’enrichit sans surprise de nombreux éléments de gameplay. Une suite qui nous plonge dans un nouveau scénario, Lara est désormais une aventurière accomplie et confirmée. Pour la rendre plus attachante les scénaristes vont user de plusieurs allers-retours entre aujourd’hui et la jeunesse de Lara. On y découvre un père lui aussi passionné par l’archéologie, une mise en scène qui rend toujours plus humaine une icône du jeu vidéo, ce qui fait oublier en partie son ancien statut de sex-symbol pour adolescent.

Le tour du monde en 80 jours Si Tomb Raider fait penser à Uncharted, il s’agit d’un juste retour des choses pour une série qui aura créé un genre en son temps (1996 tout de même, presque 20 ans, une antiquité vous dit-on à l’échelle de l’histoire des jeux vidéo). Le joueur éclairé se souviendra surtout que ces deux jeux s’inspirent avant tout d’Indiana Jones, dans la longue tradition des récits d’aventures tracée depuis Jules Verne en passant par les aventures de Tintin. On retrouve dans ce Rise of the Tomb Raider cet aspect globe-trotter absent de l’épisode précédent. On passe ainsi des déserts du Moyen-Orient aux étendues enneigées de la Sibérie. La suite nous embarquera sans doute encore ailleurs, suspense. Un voyage qui permet de varier encore plus les environnements mais qui fait perdre à l’aventure une unité de temps et de lieu qui participait si bien à l’immersion du joueur. Finie l’île déserte, place aux sites encavées dans les falaises rocheuses, aux séances d’alpinisme sur les sommets recouverts de glace et aux tombeaux cachés dans la campagne russe. Si l’on ajoute à ces changements de lieux les voyages dans le passé, on se retrouve donc avec une structure narrative beaucoup plus dense qui permet de ménager quelques effets de surprises dont nous vous laissons le plaisir de la découverte.

Lara est en effet une chercheuse, elle suit les traces de son père qui était en quête de la vie éternelle. Sur sa route elle va devoir accéder à des tombeaux oubliés forcément truffés de pièges et autres chausse-trappes. Des phases d’exploration qui mettent en valeur un moteur graphique qui pousse les limites de la Xbox One un peu plus loin, avec des environnements vastes, une distance d’affichage respectable et par-dessus tout l’impression de déambuler dans des lieux qui pourraient exister et que l’on serait les premiers à visiter depuis des siècles. Le rêve de gosse façon The Goonies pour la génération année 80. C’est beau, parfois majestueux, même si l’on notera une nette différence entre les lieux plus confinés (grottes et autres temples oubliés) et la campagne enneigée où les textures et surtout les effets de lumière sont un peu moins travaillés. Un détail qui s’oublie vite dans le feu de l’action avec une imbrication quasi organique des lieux. Le level design est ainsi une merveille de fluidité, on passe d’une zone assez ouverte à des tombeaux cachés qui constituent des niveaux à part dans le cheminement principal. Une recette déjà aperçue dans l’épisode précédent mais qui gagne ici en cohérence et surtout motive le joueur avec un peu plus de malice.

Trésors du passé Alors que dans le passé Lara pouvait terminer son aventure sans prendre le temps de fouiller les tombeaux cachés sur l’île, désormais il sera beaucoup plus intéressant de résoudre les énigmes qui protègent les coffres et autres parchemins ensevelis. Lara va ainsi pouvoir apprendre des techniques du passé qui la rendront toujours plus efficace quand la poudre parle et que les ennemis lui tombent dessus. On citera ainsi la possibilité de décocher rapidement deux flèches et on vous laissera là encore le plaisir de découvrir ces nouvelles capacités de super combattante. Notre aventurière est en effet tout sauf une femme fragile et elle affronte sans sourciller la nature hostile, des ours massifs, des loups en meute mais aussi et surtout des ennemis humains qui appartiennent à un ordre mystérieux. On ne vous en dira pas plus car forcément leurs intérêts sont divergents mais l’objet de leur quête est commun. Une raison suffisante pour que Lara tire à vue, use de techniques discrètes pour étrangler les vigiles, ou encore lance à la volée des cocktails Molotov bricolés sur le vif. Ce crafting en pleine action dynamise toujours l’action, que cela soit en combat où lors de l’escalade d’une paroi qui vous demande d’utiliser des flèches spéciales.

Archéologue, acrobate tout terrain, capable d’escalader à peu près toutes les surfaces (y compris et surtout celles qui ne manquent pas de s’écrouler sous vos pas), Lara est aussi capable de confectionner des armes et objets de circonstances avec des éléments qu’elle ramasse sur le terrain. Le crafting (bricolage d’objets à partir de matériau brut) est encore plus riche et désormais il faudra composer avec divers ingrédients pour concocter grenades de fortune et autres flèches à la volée pour venir à bout des ennemis pas très agressifs mais suffisamment nombreux pour vous obliger à vous mettre à l’abri.  Conséquence, les combats sont encore plus intenses mais ne révolutionnent pas la recette déjà éprouvée dans l’épisode précédent. Le même constat s’applique finalement à l’ensemble des épreuves que traverse Lara. Des zones plus grandes, une nature toujours plus présente, un crafting plus riche et aussi un système de progression encore plus poussé avec l’XP classique à dépenser au coin du feu, mais aussi une maitrise des civilisations anciennes que l’on améliore en examinant toutes les reliques qui trainent. Une évolution qui permettra, on l’espère, d’ouvrir de nouvelles possibilités à Lara par la suite tant on a l’impression d’avoir juste effleuré le contenu du jeu après plus de trois heures intenses.

Nos impressions Avec Rise of the Tomb Raider le studio Crystal Dynamics doit confirmer les bonnes intentions révélées sur Tomb Raider. Comme toute suite dans le domaine du jeu vidéo celle-ci se conjugue avec un effet XXL. Au-delà d’un scénario qui nous fait voyager entre passé et présent et une aventure qui nous emmène sur différents lieux de la planète, ce sont tous les aspects du gameplay qui, à défaut d’être transformés, évoluent, se densifient, bref, comme le bon vin, se bonifient avec l’âge mais aussi sont assujettis à un effet « toujours plus ». Alors oui, on regrette un certain manque d’audace pour casser une recette déjà connue qui alterne avec brio cinématiques de grande classe, séquences grand spectacle, combats acharnés et exploration de lieux oubliés mais ce serait faire un drôle de procès à Rise of the Tomb Raider car le jeu évolue dans la continuité, avec toujours plus de maîtrise. Une absence de surprise qui de toute façon est à modérer car nous sommes sans aucun doute encore loin d’avoir tout vu et il y a fort à parier que l’aventure nous réserve quelques tours inédits après ces trois heures intenses. Rise of the Tomb Raider aura également le droit à un hiver particulier puisque Microsoft a aidé le studio à développer le jeu, vous pouvez donc être sûrs qu’à l’instar des titres développés en interne (Halo 5 Guardians, Forza Motorsport 6 ou encore Gears of War 4) Rise of the Tomb Raider bénéficiera d’une technique au top (résultat approuvé sous nos yeux). En contrepartie les nouvelles aventures de Lara Croft seront réservées à la Xbox pour les fêtes de fin d’année. Un jeu calibré pour ceux qui attendent le retour de Lara. Et, d’une manière plus générale, pour ceux qui veulent vivre une grande aventure avec un scénario qui s’annonce sombre et mystique à souhait, doté d’une galerie de personnages particulièrement soignés et de moments forcément mémorables. C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Une archéologue fan d’antiquités comme Lara Croft ne dira pas le contraire !

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Commentaires Les derniers commentaires
  • Avatar
    bartholomeus
    le 28 septembre 2015 à 07h33


    Bjr. Nous aurons nathan pour patienter. Par contre, j aurais une question qui demande confirmation. J ai lu je ne sais plus ou, qu on parlait deja de dlc... et surtout de micro-transaction. Quelqu un pourrait le confirmer ? si c est le cas, on aura la version ps4 sans bug avec les dlc compris ( esperons )
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