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Retour sur Grand Chelem Tennis 2 | le 17 janvier 2012 à 9h24, par Eric

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Alors que la bataille entre Virtua Tennis et Top Spin fait rage sur PS3 depuis plusieurs années déjà, voici qu’un autre concurrent entre sur le court. Signé Electronic Arts, dont le savoir-faire en termes de simulation sportive n’est plus à démontrer, Grand Chelem Tennis 2 se distingue toutefois de la concurrence par son orientation prononcée vers le dernier accessoire à la mode de Sony : le PlayStation Move.

Après avoir rapidement essayé Grand Chelem Tennis 2 lors de l’EA Showcase 2011 l’an passé, c’est à Paris que nous avons pu mettre la main sur une version quasiment définitive du jeu : après quelques échanges effectués avec les différents systèmes de contrôle disponibles, il est temps de faire le point sur son offre quelque peu atypique.

Premier constat, EA a reconduit pour ce titre consacré au tennis la structure éprouvée par ses autres jeux de sport. De fait, on retrouve sur le menu principal les options Match Immédiat, Modes de Jeu, Entraînement, En ligne et Espace Création. Inutile de s’étendre sur la plupart d’entre eux, mais les sous-options disponibles dans Modes de Jeu méritent que l’on s’y attarde quelque peu. On y retrouve en effet un mode Carrière qui vous permettra de créer votre joueur et de le faire monter au classement mondial, ainsi qu’un mode Tournois qui regroupe bien entendu les quatre compétitions du Grand Chelem. Mais le plus intéressant réside sans conteste dans la section Grand Chelem ESPN qui vous propose de revivre quelques-uns des plus grands matchs de ces dernières années : outre les récents Nadal/Federer ou Djokovic/Tsonga, on trouve aussi un Borg/McEnroe de 1980 ! Car oui, le jeu inclut de grandes gloires passées du tennis.

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Une fois sur le court, plusieurs possibilités s’offrent à vous : soit vous jouez au Move et les déplacements de votre joueur sont automatiques, soit vous jouez au pad et vous prenez alors en charge les déplacements et les coups. Dans ce dernier cas, deux options sont disponibles : les coups au stick droit, et les coups avec les boutons colorés du pad. Quel que soit votre choix, le jeu portera une appréciation sur chaque coup envoyé : « Trop tôt », « Un peu trop tard », « Parfait » sont autant d’indications qui vous permettront peu à peu d’appréhender le timing du jeu, et de réussir des coups de plus en plus efficaces.

Au Move, l’expérience se révèle plutôt sympathique : s’il n’est pas toujours très facile de renvoyer la balle exactement où on le voudrait, l’application d’effets comme le lift ou le slice est naturelle et globalement convaincante. Le lob et l’amorti se déclenchent respectivement au moyen du bouton Move et de la gâchette de l’accessoire, tandis que le service nécessite simplement de bouger la manette de bas en haut pour lancer la balle, et de haut en bas pour la frapper. Les déplacements automatisés ne posent aucun problème, et l’impression générale se rapproche des jeux du genre disponibles sur Wii. Difficile de se faire une véritable idée sur la marge de progression en seulement quelques sets, mais le jeu semble calibré pour un large public qui cherche plus le fun que la performance.

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Comme indiqué plus haut, la configuration à base de Dualshock 3 vous permet de déclencher vos coups de manière classique avec les boutons colorés, ou bien avec le stick droit, à la manière de la série Fight Night. Avec ce dernier, les mouvements à effectuer se rapprochent de ceux de la configuration Move : il suffit d’aller d’avant en arrière ou d’arrière en avant pour lifter et slicer, mais l’ajustement de la direction se révèle encore plus difficile qu’avec le Move. Il n’est ainsi pas rare d’avoir le bon timing et d’atteindre la puissance voulue, sans toutefois suivre la trajectoire escomptée : pour peu que l’adversaire soit bien placé, la sanction est immédiate ! Les choses s’arrangent nettement en utilisant les boutons colorés, puisqu’il suffit alors d’appuyer pour préparer le coup, et de relâcher pour le faire partir dans la direction indiquée par le stick gauche : un système classique avec le coup plat sur Croix, le lift sur Triangle et le slice sur Rond, qui permettra aux habitués du genre de prendre immédiatement leurs marques. Un petit hic est toutefois à noter : les adversaires qui paraissaient imbattables au Move ou au stick droit se révèlent alors bien plus faciles à affronter… Autre problème, général celui-là lorsque l’on joue au pad : les déplacements semblent assistés de façon aléatoire, si bien que l’on ne sait jamais trop si notre joueur va poursuivre sa course comme on le lui demande ou bien changer de direction au dernier moment. Il arrive en outre que notre athlète se bloque en pleine course et marque une pause un peu trop longue avant de déclencher son coup, laissant parfois passer la balle !

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Graphiquement parlant, Grand Chelem Tennis 2 ne s’annonce pas comme une révolution mais reste de bonne facture : les champions (et les championnes !) sont immédiatement reconnaissables, et leurs animations tiennent la route. Les courts sont correctement modélisés, sans fioritures mais conformes à la réalité.

De prime abord, Grand Chelem Tennis 2 semble encore perfectible dans son gameplay : l’expérience varie du tout au tout selon que l’on joue au Move ou au pad, avec les boutons ou avec le stick droit, et il faudra sans aucun doute de longues heures de jeu pour déterminer si les difficultés rencontrées lors de ce premier contact sont dus à un défaut de calibration ou à un manque d’habitude. Par ailleurs le contenu du jeu s’annonce comme suffisamment riche, et la réalisation correcte. On attendra donc de mettre la main sur une version définitive du jeu avant de se prononcer, sa sortie étant prévue pour le 9 février prochain.

dossier réalisé par Eric


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