Spécial ps3
Que valent les lunettes Trioviz ? | le 22 novembre 2011 à 23h01, par Kratos |
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Véritablement lancée sur PlayStation 3 avec la sortie de Killzone 3 en février de cette année, la 3D relief est une mode qui commence à s’imposer doucement mais sûrement grâce au soutien de Sony et de certains éditeurs tiers.
Rien que sur les derniers mois, plusieurs gros jeux proposent une option 3D bienvenue : Resistance 3, Uncharted 3, God of War Collection Volume 2, Ico & Shadow of the Colossus HD, House of the Dead Overkill, Medieval Move, Ratchet & Clank : All 4 One, Sonic Generations ou encore Batman Arkham City, Les Aventures de Tintin et Assassin’s Creed Revelations. A venir, ce sont des titres comme Tekken Hybrid ou Silent Hill Downpour qui seront concernés. Plus besoin d’hésiter, on compte suffisamment de titres compatibles pour sauter le pas. Mais pour profiter de cette nouvelle perspective, deux technologies aux coûts bien distincts s’offrent aux joueurs. Reste à savoir quel est le meilleur rapport qualité / prix. Tentative de réponse avec les lunettes gracieusement offertes par Trioviz.
Surmédiatisée à tort sur des films pas toujours très convaincants, la 3D relief trouve un usage idéal dans les jeux vidéo, plus adaptés à cette perspective. Afin d’en profiter, les joueurs peuvent opter pour la 3D stéréoscopique – avec télévision compatible et lunettes électroniques à cent euros la paire - et la 3D anaglyphe dont les lunettes bicolores sont immédiatement reconnaissables. On en trouve même une paire en carton dans certains films ou jeux pour faciliter son usage. Entre ces deux technologies, la société Trioviz tire son épingle du jeu en essayant de proposer un rendu proche de la 3D stéréoscopique - à un coût largement plus abordable - sans avoir des couleurs dénaturées qui tirent vers le rouge, propres à l’anaglyphe. Cette technologie, baptisée l’Infocolor 3D, est passée sur le bout de notre nez.
Contrairement à la 3D stéréoscopique active, les lunettes Infocolor 3D ne pèsent que quelques grammes et n’ont pas besoin de batterie pour fonctionner. Ce sont de simples lunettes en plastique avec un filtre pour chaque œil : un rose à gauche, un autre vert à droite. Surtout, elles ne coûtent que 29.99 euros la paire et sont compatibles avec la majorité des écrans 2D. Inutile de changer de télévision donc, celle qui est chez vous devrait faire l’affaire. Leur fonctionnement est le même que pour l’anaglyphe : le jeu vidéo superpose deux images de couleurs complémentaires pour offrir au joueur une sensation de profondeur. Mais contrairement à son illustre et bon marché modèle, ces verres restituent des couleurs proches de celles que l’on a sans elles.
La première fois que l’on teste les binocles, on a tendance à se focaliser sur les blancs afin de les comparer avec l’image réelle. Là il faut bien le reconnaitre, dans les premières secondes d’utilisation, les blancs tendent vers le rose et le vert intervient par intermittence pour nuancer cette dominance. On pourrait être déçu mais le rendu s’harmonise en quelques minutes, le temps que l’œil se plonge de nouveau dans l’action au lieu de chercher la petite bête. Quelques instants après, on se rend compte que la promesse de la start-up est pratiquement tenue : la profondeur est perceptible (pas énorme sur Batman Arkham City), les couleurs sont presque celles affichées à l’écran et les lunettes se font oublier compte tenu de leur poids. Quel intérêt de claquer 800 euros dans un écran 3D dans ce cas ?
En réalité le miracle n’est pas total : la profondeur est incomparable à celle que l’on trouve sur les jeux en 3D stéréoscopiques (Killzone 3 par exemple), les contours semblent plus flous et avec une intensité maximale on retrouve le même dédoublement (ghosting) que sur certains écrans 3D mais avec des couleurs rose et vert de chaque côté du personnage (testé sur Assassin’s Creed Revelations). De même, si effectivement aucune gêne n’est à constater pendant le temps de jeu, c’est lorsqu’on retire les verres qu’une étrange impression nous envahit. Quelques secondes après une utilisation prolongée, on a le sentiment que nos yeux refont le point avec le vrai monde - avec les vraies couleurs - ce qui peut laisser une persistance rétinienne rosée pendant quelques infimes secondes. Planant mais pas handicapant non plus.
Surtout, le plus gros défaut de ces lunettes est indubitablement le manque de titres compatibles. A ce jour on peut compter sur trois titres médiocres (Green Lantern, Captain America et Thor) et sur quatre autres vrais jeux (Batman Arkham City, Arkham Asylum - version Game of the Year uniquement - Assassin’s Creed Revelations et Enslaved) pour rentabiliser son investissement. C’est bien trop peu. Du coup, si vous cherchez le grand frisson sur Uncharted 3 ou God of War, c’est plutôt vers un écran plasma compatible, plus onéreux mais plus fonctionnel, que vous trouverez votre bonheur.
Avec leur prix abordable, leur confort et leur restitution correcte des couleurs, les lunettes Infocolor 3D rendent enfin honneur à la 3D anaglyphe. L’impression de profondeur n’est pas aussi saisissante qu’avec la 3D stéréoscopique, les teintes ne sont pas encore irréprochables mais l’alternative est intéressante pour ceux qui souhaiteraient tester cette technologie à moindre coût. En revanche, le manque de jeux compatibles les condamne - pour le moment - à être un accessoire simplement transitoire avant de passer dans la cours des grands.
Rien que sur les derniers mois, plusieurs gros jeux proposent une option 3D bienvenue : Resistance 3, Uncharted 3, God of War Collection Volume 2, Ico & Shadow of the Colossus HD, House of the Dead Overkill, Medieval Move, Ratchet & Clank : All 4 One, Sonic Generations ou encore Batman Arkham City, Les Aventures de Tintin et Assassin’s Creed Revelations. A venir, ce sont des titres comme Tekken Hybrid ou Silent Hill Downpour qui seront concernés. Plus besoin d’hésiter, on compte suffisamment de titres compatibles pour sauter le pas. Mais pour profiter de cette nouvelle perspective, deux technologies aux coûts bien distincts s’offrent aux joueurs. Reste à savoir quel est le meilleur rapport qualité / prix. Tentative de réponse avec les lunettes gracieusement offertes par Trioviz.
Surmédiatisée à tort sur des films pas toujours très convaincants, la 3D relief trouve un usage idéal dans les jeux vidéo, plus adaptés à cette perspective. Afin d’en profiter, les joueurs peuvent opter pour la 3D stéréoscopique – avec télévision compatible et lunettes électroniques à cent euros la paire - et la 3D anaglyphe dont les lunettes bicolores sont immédiatement reconnaissables. On en trouve même une paire en carton dans certains films ou jeux pour faciliter son usage. Entre ces deux technologies, la société Trioviz tire son épingle du jeu en essayant de proposer un rendu proche de la 3D stéréoscopique - à un coût largement plus abordable - sans avoir des couleurs dénaturées qui tirent vers le rouge, propres à l’anaglyphe. Cette technologie, baptisée l’Infocolor 3D, est passée sur le bout de notre nez.
Contrairement à la 3D stéréoscopique active, les lunettes Infocolor 3D ne pèsent que quelques grammes et n’ont pas besoin de batterie pour fonctionner. Ce sont de simples lunettes en plastique avec un filtre pour chaque œil : un rose à gauche, un autre vert à droite. Surtout, elles ne coûtent que 29.99 euros la paire et sont compatibles avec la majorité des écrans 2D. Inutile de changer de télévision donc, celle qui est chez vous devrait faire l’affaire. Leur fonctionnement est le même que pour l’anaglyphe : le jeu vidéo superpose deux images de couleurs complémentaires pour offrir au joueur une sensation de profondeur. Mais contrairement à son illustre et bon marché modèle, ces verres restituent des couleurs proches de celles que l’on a sans elles.
La première fois que l’on teste les binocles, on a tendance à se focaliser sur les blancs afin de les comparer avec l’image réelle. Là il faut bien le reconnaitre, dans les premières secondes d’utilisation, les blancs tendent vers le rose et le vert intervient par intermittence pour nuancer cette dominance. On pourrait être déçu mais le rendu s’harmonise en quelques minutes, le temps que l’œil se plonge de nouveau dans l’action au lieu de chercher la petite bête. Quelques instants après, on se rend compte que la promesse de la start-up est pratiquement tenue : la profondeur est perceptible (pas énorme sur Batman Arkham City), les couleurs sont presque celles affichées à l’écran et les lunettes se font oublier compte tenu de leur poids. Quel intérêt de claquer 800 euros dans un écran 3D dans ce cas ?
En réalité le miracle n’est pas total : la profondeur est incomparable à celle que l’on trouve sur les jeux en 3D stéréoscopiques (Killzone 3 par exemple), les contours semblent plus flous et avec une intensité maximale on retrouve le même dédoublement (ghosting) que sur certains écrans 3D mais avec des couleurs rose et vert de chaque côté du personnage (testé sur Assassin’s Creed Revelations). De même, si effectivement aucune gêne n’est à constater pendant le temps de jeu, c’est lorsqu’on retire les verres qu’une étrange impression nous envahit. Quelques secondes après une utilisation prolongée, on a le sentiment que nos yeux refont le point avec le vrai monde - avec les vraies couleurs - ce qui peut laisser une persistance rétinienne rosée pendant quelques infimes secondes. Planant mais pas handicapant non plus.
Surtout, le plus gros défaut de ces lunettes est indubitablement le manque de titres compatibles. A ce jour on peut compter sur trois titres médiocres (Green Lantern, Captain America et Thor) et sur quatre autres vrais jeux (Batman Arkham City, Arkham Asylum - version Game of the Year uniquement - Assassin’s Creed Revelations et Enslaved) pour rentabiliser son investissement. C’est bien trop peu. Du coup, si vous cherchez le grand frisson sur Uncharted 3 ou God of War, c’est plutôt vers un écran plasma compatible, plus onéreux mais plus fonctionnel, que vous trouverez votre bonheur.
Avec leur prix abordable, leur confort et leur restitution correcte des couleurs, les lunettes Infocolor 3D rendent enfin honneur à la 3D anaglyphe. L’impression de profondeur n’est pas aussi saisissante qu’avec la 3D stéréoscopique, les teintes ne sont pas encore irréprochables mais l’alternative est intéressante pour ceux qui souhaiteraient tester cette technologie à moindre coût. En revanche, le manque de jeux compatibles les condamne - pour le moment - à être un accessoire simplement transitoire avant de passer dans la cours des grands.
dossier réalisé par Kratos
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