Evénement PS3
Présentation de Risen 2 : Dark Waters | le 21 février 2012 à 9h30, par françois hb |
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Après l’adaptation décevante de Risen, le studio Piranha Bytes se devait de rectifier le tir et, sous la houlette de l’éditeur Deep Silver, le développement de la version console a donc débuté en même temps que celui de la version PC. L’occasion pour nous de découvrir ce RPG plein de pirates et donc de trésors !C’est un fameux trois mâtsConnu pour avoir développé la série Gothic le studio allemand Piranha Bytes s’est ensuite lancé dans le développement d’une nouvelle franchise, Risen. Un titre controversé puisque malgré de très nombreuses qualités (et un classicisme assumé) la version console (X360) du jeu se révéla pour le moins décevante techniquement. Pas un mauvais jeu en soi puisqu’il partageait tous les bons aspects de son grand frère développé sur PC mais, n’ayons pas peur des mots, une adaptation ratée sur console. Bien décidé à ne pas répéter les erreurs du passé, Piranha Bytes s’est associé au studio français Wizarbox (qui s’y connait aussi en piraterie avec le récent Captain Morgane and the Golden Turtle) pour développer en parallèle les versions PC et consoles. La présentation et la petite séance d’essai du jour nous ont donc permis de découvrir un peu le système de jeu de ce Risen 2 : Dark Waters, mais aussi de constater l’amélioration de la réalisation.

Un gros travail d’optimisation graphique qui saute en effet aux yeux du joueur alors que l’on se retrouve dans la peau d’un capitaine de navire en quête de ravitaillement pour sa prochaine expédition. Risen 2 : Dark Waters abandonne les vertes contrées maintes fois arpentées des RPG med-fan pour proposer un univers de flibusterie rafraîchissant. Vous voilà donc donc à la recherche d’eau et de provisions sur une île recouverte par la jungle. L’occasion de constater l’excellent travail des développeurs avec un frame rate déjà très stable et de très nombreux effets de lumière en temps réel. Ajoutez à ce tableau paradisiaque une nature en mouvement perpétuel, bercée par le vent, des conditions climatiques changeantes et un cycle jour/nuit, et vous obtenez un décor idéal pour une aventure pleine de pirates et de duels à l’épée. Tropiques au compteurLes dialogues (en VO sous-titrés dans notre version du jour) sont d’ailleurs truculents, c’est le moins que l’on puisse attendre des échanges entre deux pirates imbibés de rhum. La première quête que nous avions à remplir nous imposait de prendre des renseignements auprès d’un premier marin en charge d’une réserve d’eau. Celui-ci nous expliquait que pour embarquer le stock il fallait passer outre la permission de l’inflexible responsable. Un responsable que nous allions ensuite travailler par les sentiments pour lui proposer de dégoter un trésor dans l’une des cavernes du coin. N’écoutant que sa vocation de pirate, il nous suit alors. Quelques pas plus tard, un peu plus profond dans la grotte, et vous devez vous équipez d’une torche pour éclairer le décor. On goûtera là encore la qualité des effets de lumière et, même s’il n’entend pas rivaliser avec des jeux aux budgets plus importants, ce Risen 2 s’en sort à merveille. Une fois sur place, l’apprenti-pirate comprenait la supercherie, pas de trésor pour lui mais l’occasion pour nous de lui régler son compte de plusieurs manières différentes, selon les capacités débloquées auparavant.

La première consistait tout simplement à choisir dans les options de dialogue une réponse radicale, propulsée depuis le canon de votre pistolet : une action pendable qui vous coutait un peu de votre honneur (l’XP locale). Vous pouviez également l’assommer après un combat au sabre, ou bien encore l’envouter grâce à votre maîtrise du vaudou. Une action qui nécessitait au préalable d’avoir récupéré un cheveu de la victime et une incantation sur un autel vaudou. Restait enfin le traditionnel et indémodable pot de vin (encore qu’ici on parle plutôt de bouteille de rhum). Retour au campement d’eau et vous voilà à la recherche de poissons frais pour l’équipage. L’occasion de partir un peu en exploration dans les terres et de se frotter à une faune pas du tout accueillante. Entre les singes, les gorilles et autre alligators, la vie d’un pirate s’apparente parfois à un safari. Heureusement vous pouvez aussi envoûter les animaux et les retourner les uns contre les autres.La route de tous les périlsL’île parcourue pendant une heure était d’ailleurs l’une des sept que comptera le jeu. On nous promet que chacune d’entre elles comportera de nombreuses grottes, donjons et passages secrets. Un aspect exploration renforcé par la volonté des développeurs de ne pas proposer d’indications en jeu pour vous mener à votre destination. Ici, même si on peut poser une croix sur l’endroit de son choix sur la carte de l’île, pas question de compter sur un indicateur en jeu. Il faudra vous référer à votre boussole et à votre sens de l’orientation. Un choix de gameplay qui fera le bonheur des amateurs de RPG traditionnels, et aussi de tout ceux qui y verront un choix cohérent avec le fait d’incarner un pirate et pas un aventurier suréquipé de gadgets modernes. Pour les autres, le jeu risque d’être un peu aride dans son approche mais que cela ne les rebute pas pour autant car, même pour quelqu’un qui n’a pas passé une nuit chez les scouts, il est difficile de se perdre. On notera, un peu déçu, que malgré le thème, le jeu se limite à des séquences sur la terre ferme et que votre bateau fera office de simple hub pour vous retrouver avec vos futurs compagnons. Vous pourrez alors choisir l’un d’entre eux pour vous accompagner au sol.

On pourra également explorer les environs en envoyant en éclaireur un singe dressé qui attirera souvent moins l’attention que votre carcasse de loup de mer. Car votre présence sera rarement bienvenue et les combats seront nombreux. Des combats qui se révèlent eux aussi un peu rigides et, si le système semble efficace quand le développeur vous fait une démonstration, estimer les distances ainsi que le bon moment pour parer ou attaquer pendant un combat demandera sûrement pas mal d’entraînement. Pour ne rien vous cacher, les duels mettent en lumière une animation un peu simpliste des différents personnages comparée à celle proposée par les jeux d’action. Et, malgré son orientation RPG très traditionnel, vous ne manquerez pas d’action dans le jeu. On sera d’ailleurs amené à affronter des hommes crustacés qui rappellent furieusement les maudits de Pirates des Caraïbes mais qui s’en plaindra ? Outre votre sabre, vous pourrez utiliser différentes techniques pour distraire vos adversaires (comme un perroquet lancé sur une cible) ou même les repousser (un bon coup de pistolet ça refroidit toujours son homme).
Avec sa très bonne ambiance de film de pirates, Risen 2 propose un thème qui change des sempiternelles contrées médiévales assaillies par un sombre danger (souvent enfoui sous un casque pointu). Ajoutez à cette brise rafraîchissante une réalisation convaincante, quelques paysages de cartes postales baignés sous la lumière d’un soleil d’été, et vous voilà avec un univers convaincant. On nous promet un contenu de jeu très riche (préparation de potions à partir de plantes ramassées, combat, exploration, etc.) mais en grattant un peu ce verni brillant, on notera aussi l’aspect très classique de l’ensemble. Une orientation un peu old school (combats rigides, indications réduites au minimum dans le jeu) que les puristes du RPG apprécieront. Quant aux autres, fans de piraterie en tête, ils pourraient se laisser séduire par cette invitation au voyage.

Un gros travail d’optimisation graphique qui saute en effet aux yeux du joueur alors que l’on se retrouve dans la peau d’un capitaine de navire en quête de ravitaillement pour sa prochaine expédition. Risen 2 : Dark Waters abandonne les vertes contrées maintes fois arpentées des RPG med-fan pour proposer un univers de flibusterie rafraîchissant. Vous voilà donc donc à la recherche d’eau et de provisions sur une île recouverte par la jungle. L’occasion de constater l’excellent travail des développeurs avec un frame rate déjà très stable et de très nombreux effets de lumière en temps réel. Ajoutez à ce tableau paradisiaque une nature en mouvement perpétuel, bercée par le vent, des conditions climatiques changeantes et un cycle jour/nuit, et vous obtenez un décor idéal pour une aventure pleine de pirates et de duels à l’épée. Tropiques au compteurLes dialogues (en VO sous-titrés dans notre version du jour) sont d’ailleurs truculents, c’est le moins que l’on puisse attendre des échanges entre deux pirates imbibés de rhum. La première quête que nous avions à remplir nous imposait de prendre des renseignements auprès d’un premier marin en charge d’une réserve d’eau. Celui-ci nous expliquait que pour embarquer le stock il fallait passer outre la permission de l’inflexible responsable. Un responsable que nous allions ensuite travailler par les sentiments pour lui proposer de dégoter un trésor dans l’une des cavernes du coin. N’écoutant que sa vocation de pirate, il nous suit alors. Quelques pas plus tard, un peu plus profond dans la grotte, et vous devez vous équipez d’une torche pour éclairer le décor. On goûtera là encore la qualité des effets de lumière et, même s’il n’entend pas rivaliser avec des jeux aux budgets plus importants, ce Risen 2 s’en sort à merveille. Une fois sur place, l’apprenti-pirate comprenait la supercherie, pas de trésor pour lui mais l’occasion pour nous de lui régler son compte de plusieurs manières différentes, selon les capacités débloquées auparavant.

La première consistait tout simplement à choisir dans les options de dialogue une réponse radicale, propulsée depuis le canon de votre pistolet : une action pendable qui vous coutait un peu de votre honneur (l’XP locale). Vous pouviez également l’assommer après un combat au sabre, ou bien encore l’envouter grâce à votre maîtrise du vaudou. Une action qui nécessitait au préalable d’avoir récupéré un cheveu de la victime et une incantation sur un autel vaudou. Restait enfin le traditionnel et indémodable pot de vin (encore qu’ici on parle plutôt de bouteille de rhum). Retour au campement d’eau et vous voilà à la recherche de poissons frais pour l’équipage. L’occasion de partir un peu en exploration dans les terres et de se frotter à une faune pas du tout accueillante. Entre les singes, les gorilles et autre alligators, la vie d’un pirate s’apparente parfois à un safari. Heureusement vous pouvez aussi envoûter les animaux et les retourner les uns contre les autres.La route de tous les périlsL’île parcourue pendant une heure était d’ailleurs l’une des sept que comptera le jeu. On nous promet que chacune d’entre elles comportera de nombreuses grottes, donjons et passages secrets. Un aspect exploration renforcé par la volonté des développeurs de ne pas proposer d’indications en jeu pour vous mener à votre destination. Ici, même si on peut poser une croix sur l’endroit de son choix sur la carte de l’île, pas question de compter sur un indicateur en jeu. Il faudra vous référer à votre boussole et à votre sens de l’orientation. Un choix de gameplay qui fera le bonheur des amateurs de RPG traditionnels, et aussi de tout ceux qui y verront un choix cohérent avec le fait d’incarner un pirate et pas un aventurier suréquipé de gadgets modernes. Pour les autres, le jeu risque d’être un peu aride dans son approche mais que cela ne les rebute pas pour autant car, même pour quelqu’un qui n’a pas passé une nuit chez les scouts, il est difficile de se perdre. On notera, un peu déçu, que malgré le thème, le jeu se limite à des séquences sur la terre ferme et que votre bateau fera office de simple hub pour vous retrouver avec vos futurs compagnons. Vous pourrez alors choisir l’un d’entre eux pour vous accompagner au sol.

On pourra également explorer les environs en envoyant en éclaireur un singe dressé qui attirera souvent moins l’attention que votre carcasse de loup de mer. Car votre présence sera rarement bienvenue et les combats seront nombreux. Des combats qui se révèlent eux aussi un peu rigides et, si le système semble efficace quand le développeur vous fait une démonstration, estimer les distances ainsi que le bon moment pour parer ou attaquer pendant un combat demandera sûrement pas mal d’entraînement. Pour ne rien vous cacher, les duels mettent en lumière une animation un peu simpliste des différents personnages comparée à celle proposée par les jeux d’action. Et, malgré son orientation RPG très traditionnel, vous ne manquerez pas d’action dans le jeu. On sera d’ailleurs amené à affronter des hommes crustacés qui rappellent furieusement les maudits de Pirates des Caraïbes mais qui s’en plaindra ? Outre votre sabre, vous pourrez utiliser différentes techniques pour distraire vos adversaires (comme un perroquet lancé sur une cible) ou même les repousser (un bon coup de pistolet ça refroidit toujours son homme).
Avec sa très bonne ambiance de film de pirates, Risen 2 propose un thème qui change des sempiternelles contrées médiévales assaillies par un sombre danger (souvent enfoui sous un casque pointu). Ajoutez à cette brise rafraîchissante une réalisation convaincante, quelques paysages de cartes postales baignés sous la lumière d’un soleil d’été, et vous voilà avec un univers convaincant. On nous promet un contenu de jeu très riche (préparation de potions à partir de plantes ramassées, combat, exploration, etc.) mais en grattant un peu ce verni brillant, on notera aussi l’aspect très classique de l’ensemble. Une orientation un peu old school (combats rigides, indications réduites au minimum dans le jeu) que les puristes du RPG apprécieront. Quant aux autres, fans de piraterie en tête, ils pourraient se laisser séduire par cette invitation au voyage.
dossier réalisé par françois hb
Le Village PF
