Evénement PS3
Présentation de Prototype 2 | le 16 février 2012 à 14h00, par françois hb |
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Invités récemment par Activision, nous avons pu nous frotter à Prototype 2. Trois ans après les aventures épiques mais un peu brouillonnes d’Alex Mercer, avons-nous droit à un simple clone sans âme ou bien à une véritable évolution ? « James, Je suis ton père » (Alex Mercer)Radical Entertainment et les jeux de super-héros, c’est une longue histoire ponctuée de grosses torgnoles et de jeans trop serrés. Sans passer par la case costume en collant, Prototype premier du nom sous des faux airs de GTA délirant était en fait un jeu de super-héros. Il faut dire que depuis les jeans slim du géant vert, Radical nous avait déjà sérieusement échauffés avec Hulk sorti sur PS2 et Xbox en 2005. Protoype retraçait pour sa part l’aventure d’Alex Mercer, un scientifique atteint d’un virus redoutable qui transforme la population en zombie frénétique. Coup de chance, son petit patrimoine génétique et le fait qu’il soit le patient zéro de l’épidémie font que notre petit rat de laboratoire se transforme en véritable fauve invincible. Le tout était fun à souhait mais manquait malheureusement d’une histoire un peu plus captivante et souffrait de ce héros finalement pas très attachant. Mais à l’instar des comics récents où Prototype 2 va allègrement puiser, le héros de cette suite est désormais plus ambigu et plus « premier degré » à la fois.

James Heller, c’est son nom, est un soldat dont la famille a été tuée par Alex Mercer et les infectés. En mission au cœur de la zone de quarantaine, le jeu débute par un duel épique mais totalement déséquilibré entre le soldat d’élite revanchard et le jeune mutant prodige. L’occasion de noter les nets progrès de la réalisation graphique : les textures sont plus fines, l’environnement urbain en proie au chaos déborde de petits détails tandis que la caméra s’amuse à distiller une ambiance palpitante. Cette introduction très cinématographique plonge le joueur au cœur de l’histoire, tout comme les nombreuses cinématiques très réussies que nous avons pu voir. Retour à la case laboratoire, James Heller est désormais contaminé et alors que des tests sont effectués sur lui, il parvient à s’échapper dans les rues de New York. Un gros travail a d’ailleurs été réalisé sur l’ambiance du titre et les comportements de la foule qui vous entoure. Notons enfin que les surfaces vitrées reflètent l’environnement, un détail important et un gros plus pour l’immersion du joueur.La guerre du clone ?L’ambition de Radical Entertainment est louable, il s’agissait de ne pas faire une suite améliorée mais un vrai jeu à part entière. Un bon point qui explique leur volonté de reprendre à zéro certains éléments peu convaincants comme une narration trop décousue, même si on retrouve le principe de mémoire génétique et de souvenirs absorbés avec la victime. Le studio de Vancouver s’est donc attaché à conserver les ingrédients qui faisaient le charme de Prototype tout en affinant le dosage des différents ingrédients. Les bastons en pleine rue sont parmi les séquences de gameplay les plus spectaculaires que vous pourrez trouver dans un jeu vidéo. Courir le long des murs d’un gratte-ciel, sauter de toit en toit, se battre contre des dizaines de mutants agressifs, arracher la tourelle d’un char d’assaut pour l’envoyer valser contre un hélicoptère de l’armée qui vous arrosait copieusement de missiles, c’est le quotidien de James Heller. Prototype 2 joue avec la démesure à tous les étages, et même le gore de certains combats ne se prend pas trop au sérieux. Prototype 2 corrige également une des sources de frustration du premier avec une caméra beaucoup moins capricieuse et un système de verrouillage des cibles très pratique durant les combats et leur démesure visuelle.

Les pouvoirs de James Heller ressemblent beaucoup à ceux d’Alex Mercer, normal puisque le même virus mutagène circule dans leurs veines. La personnalisation des pouvoirs est elle aussi très proche même si visuellement les mutations ne se concrétisent pas de la même manière. Le petit nouveau résume bien l’esprit délirant qui règne sur Prototype 2 puisqu’il permet de relier les cibles entre elles via des fibres élastiques. Catapulte géante, zombie explosif qui attire tous ses collègues, les résultats sont aussi sanglants qu’efficaces pour créer des réactions en chaîne. Si cela ne suffit pas, pour vous aider, vous pourrez d’ailleurs invoquer jusqu’à trois Colosses, ces mêmes mutants qui vous pourchassent s’ils ne sont pas sous votre contrôle. Vous en voulez encore? Griffes mortelles, poings démesurés ou fouet capable de saisir un hélicoptère à la volée, notre soldat d’élite est une armée à lui tout seul et ça tombe plutôt bien car au fur et à mesure que le jeu progresse tout le monde voudra votre peau. Le pire contre-attaqueOutre ses combats spectaculaires, Prototype 2 ne renie pas l’aspect Open World de son prédécesseur et tout l’aspect parcours et exploration, en lui ajoutant un tout nouveau système de recherche de cible très bien pensé. « La chasse est ouverte » c’est le petit nom de ce nouveau mode qui remplace l’indicateur traditionnel de position de votre cible sur la mini-carte. Procédé traditionnel très mécanique qui a surtout comme inconvénient de détourner trop souvent votre regard de ce qui se passe à l’écran. Avec ce nouveau système, un sonar à l’écran, James Heller envoie une onde qui se propage jusqu’à ce qu’elle rencontre sa cible. L’onde est alors renvoyée à partir de la cible qui se trouve donc toujours au centre du signal. Visuellement c’est très naturel (enfin pour un mutant bien sûr) et en termes de jeu c’est aussi simple qu’efficace ! Plus besoin d’indicateur artificiel de distance, ici tout est résumé avec ce sonar organique.

Enfin, l’une des grosses nouveautés de ce Prototype 2 c’est le découpage de l’aire de jeu en différentes zones plus ou moins soumises à l’infestation du virus. Alors que les premiers niveaux se déroulent sous le signe de la discrétion dans les rues calmes de la banlieue New-Yorkaise, les zones jaunes sont sous le contrôle vigilant de l’armée et des scientifiques. L’occasion d’apprécier l’énorme travail d’ambiance puisque la foule est très différente et ne se comporte pas du tout de la même manière selon les zones. En zone jaune les soldats ont le doigt sur la gâchette, et les passants crachent leurs poumons sous l’œil paranoïaque des hommes en tenue de décontamination chimique. Enfin, pour avoir eu un aperçu de la zone rouge lors de notre démo, autant vous prévenir : il faudra se préparer au chaos total dans les zones les plus infectées de Manhattan. Ce système des trois zones de contamination permet donc conserver une aire de jeu digne d’un open world mais avec une scénarisation plus cadrée et donc une découverte de la ville plus progressive. Une fois les zones débloquées, le joueur sera d’ailleurs libre de faire des allers-retours si besoin, toujours dans cette optique open world.
Avec un héros charismatique et aux motivations très précises (la vengeance il n’y a que ça de vrai !), Prototype joue la carte de l’efficacité maîtrisée. Le tout servi par une réalisation graphique qui supporte à merveille les délires visuels d’une action débridée et de combats délirants. Le système de chasse des cibles est une vraie bonne trouvaille de gameplay et la progression du héros et de ses mutations se révèle toujours aussi complète. Si le scénario parvient à captiver le joueur nul doute que, malgré son nom, ce Prototype 2 aura des allures de produit plus qu’abouti !

James Heller, c’est son nom, est un soldat dont la famille a été tuée par Alex Mercer et les infectés. En mission au cœur de la zone de quarantaine, le jeu débute par un duel épique mais totalement déséquilibré entre le soldat d’élite revanchard et le jeune mutant prodige. L’occasion de noter les nets progrès de la réalisation graphique : les textures sont plus fines, l’environnement urbain en proie au chaos déborde de petits détails tandis que la caméra s’amuse à distiller une ambiance palpitante. Cette introduction très cinématographique plonge le joueur au cœur de l’histoire, tout comme les nombreuses cinématiques très réussies que nous avons pu voir. Retour à la case laboratoire, James Heller est désormais contaminé et alors que des tests sont effectués sur lui, il parvient à s’échapper dans les rues de New York. Un gros travail a d’ailleurs été réalisé sur l’ambiance du titre et les comportements de la foule qui vous entoure. Notons enfin que les surfaces vitrées reflètent l’environnement, un détail important et un gros plus pour l’immersion du joueur.La guerre du clone ?L’ambition de Radical Entertainment est louable, il s’agissait de ne pas faire une suite améliorée mais un vrai jeu à part entière. Un bon point qui explique leur volonté de reprendre à zéro certains éléments peu convaincants comme une narration trop décousue, même si on retrouve le principe de mémoire génétique et de souvenirs absorbés avec la victime. Le studio de Vancouver s’est donc attaché à conserver les ingrédients qui faisaient le charme de Prototype tout en affinant le dosage des différents ingrédients. Les bastons en pleine rue sont parmi les séquences de gameplay les plus spectaculaires que vous pourrez trouver dans un jeu vidéo. Courir le long des murs d’un gratte-ciel, sauter de toit en toit, se battre contre des dizaines de mutants agressifs, arracher la tourelle d’un char d’assaut pour l’envoyer valser contre un hélicoptère de l’armée qui vous arrosait copieusement de missiles, c’est le quotidien de James Heller. Prototype 2 joue avec la démesure à tous les étages, et même le gore de certains combats ne se prend pas trop au sérieux. Prototype 2 corrige également une des sources de frustration du premier avec une caméra beaucoup moins capricieuse et un système de verrouillage des cibles très pratique durant les combats et leur démesure visuelle.

Les pouvoirs de James Heller ressemblent beaucoup à ceux d’Alex Mercer, normal puisque le même virus mutagène circule dans leurs veines. La personnalisation des pouvoirs est elle aussi très proche même si visuellement les mutations ne se concrétisent pas de la même manière. Le petit nouveau résume bien l’esprit délirant qui règne sur Prototype 2 puisqu’il permet de relier les cibles entre elles via des fibres élastiques. Catapulte géante, zombie explosif qui attire tous ses collègues, les résultats sont aussi sanglants qu’efficaces pour créer des réactions en chaîne. Si cela ne suffit pas, pour vous aider, vous pourrez d’ailleurs invoquer jusqu’à trois Colosses, ces mêmes mutants qui vous pourchassent s’ils ne sont pas sous votre contrôle. Vous en voulez encore? Griffes mortelles, poings démesurés ou fouet capable de saisir un hélicoptère à la volée, notre soldat d’élite est une armée à lui tout seul et ça tombe plutôt bien car au fur et à mesure que le jeu progresse tout le monde voudra votre peau. Le pire contre-attaqueOutre ses combats spectaculaires, Prototype 2 ne renie pas l’aspect Open World de son prédécesseur et tout l’aspect parcours et exploration, en lui ajoutant un tout nouveau système de recherche de cible très bien pensé. « La chasse est ouverte » c’est le petit nom de ce nouveau mode qui remplace l’indicateur traditionnel de position de votre cible sur la mini-carte. Procédé traditionnel très mécanique qui a surtout comme inconvénient de détourner trop souvent votre regard de ce qui se passe à l’écran. Avec ce nouveau système, un sonar à l’écran, James Heller envoie une onde qui se propage jusqu’à ce qu’elle rencontre sa cible. L’onde est alors renvoyée à partir de la cible qui se trouve donc toujours au centre du signal. Visuellement c’est très naturel (enfin pour un mutant bien sûr) et en termes de jeu c’est aussi simple qu’efficace ! Plus besoin d’indicateur artificiel de distance, ici tout est résumé avec ce sonar organique.

Enfin, l’une des grosses nouveautés de ce Prototype 2 c’est le découpage de l’aire de jeu en différentes zones plus ou moins soumises à l’infestation du virus. Alors que les premiers niveaux se déroulent sous le signe de la discrétion dans les rues calmes de la banlieue New-Yorkaise, les zones jaunes sont sous le contrôle vigilant de l’armée et des scientifiques. L’occasion d’apprécier l’énorme travail d’ambiance puisque la foule est très différente et ne se comporte pas du tout de la même manière selon les zones. En zone jaune les soldats ont le doigt sur la gâchette, et les passants crachent leurs poumons sous l’œil paranoïaque des hommes en tenue de décontamination chimique. Enfin, pour avoir eu un aperçu de la zone rouge lors de notre démo, autant vous prévenir : il faudra se préparer au chaos total dans les zones les plus infectées de Manhattan. Ce système des trois zones de contamination permet donc conserver une aire de jeu digne d’un open world mais avec une scénarisation plus cadrée et donc une découverte de la ville plus progressive. Une fois les zones débloquées, le joueur sera d’ailleurs libre de faire des allers-retours si besoin, toujours dans cette optique open world.
Avec un héros charismatique et aux motivations très précises (la vengeance il n’y a que ça de vrai !), Prototype joue la carte de l’efficacité maîtrisée. Le tout servi par une réalisation graphique qui supporte à merveille les délires visuels d’une action débridée et de combats délirants. Le système de chasse des cibles est une vraie bonne trouvaille de gameplay et la progression du héros et de ses mutations se révèle toujours aussi complète. Si le scénario parvient à captiver le joueur nul doute que, malgré son nom, ce Prototype 2 aura des allures de produit plus qu’abouti !
dossier réalisé par françois hb
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