Evénement PS3
Présentation de Ninja Gaiden 3 | le 17 février 2012 à 16h00, par françois hb |
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Ryu Hayabusa, le ninja ténébreux, est de retour avec un Ninja Gaiden 3 qui doit composer avec le lourd héritage d’une série réputée pour son excellence et surtout son gameplay ultra exigeant. Voici nos impressions après la découverte d’un tout nouveau niveau du jeu commenté par Yosuke Haysahi qui dirige désormais la Team Ninja.Grandes promesses et Petits compromisNinja Gaiden a connu sans doute l’un des reboot les plus spectaculaires de l’histoire du jeu vidéo avec l’épisode mythique sorti en 2004 sur la première Xbox. Réalisation au top, gameplay irréprochable et difficulté extrêmement gratifiante, cet opus est sans aucun doute l’un des plus grands Beat Them All jamais sorti. Mais avec le départ du fantasque Tomonobu Itagaki, on pouvait craindre que la série perde un peu de son âme. Il faut toutefois savoir que le nouveau patron de la Team Ninja, Yosuke Hayashi ne débarque pas dans la série comme un naïf jeune premier puisqu’il a réalisé le remake Ninja Gaiden Sigma sorti sur Playstation 3 en 2007. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande ce qui fait l’identité de Ninja Gaiden, Yosuke Hayashi le dit et le répète : la violence et la difficulté de Ninja Gaiden sont les deux piliers de la licence, et il n’est pas question qu’il les remette en question avec cet épisode. Une affirmation à nuancer comme nous allons le voir.

On nous a également annoncé un travail sur le feeling du jeu, comme cette ambition de faire ressentir la résistance de la chair quand le sabre s’enfonce dans le corps de l’adversaire. Un détail croustillant mais qui ne nous a pas frappés en cours de jeu. Dans le même registre, Yosuke Hayashi a longuement insisté sur la volonté de proposer des combats très proches là où les affrontements aux flingues à distance ne permettent pas de voir la petite lueur qui s’éteint dans les yeux de votre adversaire. Le maître mot de cet opus comme le martèle le boss de la Team Ninja est donc l’aspect viscéral du combat. Doit-on s’attendre pour autant à voir les ennemis perdre tripes et membres pendant les combats? Malheureusement non. N’y voyez là aucune preuve de sadisme de notre part, juste un regret devant l’abandon de cet aspect du gameplay (le démembrement et la décapitation) qui était au cœur de Ninja Gaiden. Une certaine timidité sur le sujet d’autant plus regrettable que le sang coule par bidons entiers durant les affrontements. Quitte à jouer la carte de l’ultra-violence, autant le faire sans compromis et c’est un des termes qui revient souvent quand on parle de Ninja Gaiden 3, le compromis.Un contre tous et tous contre un !Ainsi, alors que la difficulté par défaut reste au dessus de la moyenne des jeux actuels, Ninja Gaiden 3 propose trois modes de jeu qui ne sont pas présentés comme de simples modes de difficulté mais comme des modes de jeu qui prennent en compte la diversité des joueurs : Hero Mode, Normal et Hard. On peut y voir une volonté comparable à celle de Mass Effect 3 qui propose trois modes selon l’expérience qui vous intéresse. Pas de quoi crier à la trahison donc, mais plutôt à la volonté de la Team Ninja de toucher plus de joueurs sans renier ses fans hardcore de la première heure. Le Hero Mode se révèle en effet très simple à jouer puisque la garde est automatique et que les ennemis sont clairement moins virulents. En revanche, dès le mode Normal, on retrouve la difficulté sans compromis du jeu. Ou presque, puisque cette difficulté se traduit avant tout par le nombre d’ennemis là où Ninja Gaiden vous donnait des sueurs froides dès que plus de deux adversaires débarquaient. Ici, on affronte régulièrement cinq ou six adversaires et on appréciera au passage la fureur des combats et les techniques très variées des ennemis. Il faut donc reconnaitre que le jeu est moins technique que l’original et un peu plus bourrin. Rien de choquant loin de là, mais pour une série d’exception on s’attarde toujours sur les petits détails.

Le gameplay n’a pas beaucoup changé malgré l’ajout de certains détails. On retrouve une garde qui ne vous garantit pas une protection infaillible contre une grosse partie des attaques et des enchaînements très variés qu’il va falloir maîtriser. On alterne donc coups rapides et coups forts pour enchaîner les combos et souvent activer des finish moves avec une certaine facilité. Un changement de plus certes mais pour un résultat qui privilégie le spectaculaire quand l’action s’intensifie. On notera d’ailleurs que la caméra se révèle bien moins capricieuse que celle de Ninja Gaiden 2. Une amélioration notable qui rappelle que si le jeu est dur, il n’est jamais frustrant. Ici, ce sont vos erreurs qui sont punies et il est difficile de s’en prendre à la maniabilité d’un Ryu toujours aussi virevoltant. On retrouve ponctuellement, avec plaisir et effroi, l’aspect intransigeant de la série contre certains ennemis qui disposent d’attaques pouvant vous retirer les trois quarts de votre barre de vie. Une barre de vie qui se régénère automatiquement après chaque combat, comme dans Ninja Gaiden 2 mais sans jamais se réduire à cause de certaines attaques, ce qui simplifie un peu la progression dans les niveaux. Ninja PartyRyu Hayabusa souffre désormais d’une malédiction qui s’étend progressivement sur tout son corps. Plus il tue d’ennemis, plus la malédiction s’étend. Il peut alors libérer sa furie pour frapper tous les ennemis à l’écran dans un enchaînement qui s’apparente plus à une cinématique qu’à une séquence de jeu. La magie (superbe animation du dragon de feu) est aussi au rendez-vous et on pourra parfois alterner un peu trop facilement entre ces deux techniques (magie et malédiction) pour progresser au plus vite. Enfin, on notera quelques QTE où il suffit d’appuyer au bon moment sur la bonne touche pour effectuer une action spectaculaire. Un procédé qui n’est pas sans rappeler la mise en scène de Ninja Blade même si Ninja Gaiden 3 a la bonne idée de ne pas abuser de ce ressort. Dernière phase de gameplay à noter, l’escalade qui s’effectue en alternant une pression sur les gâchettes. L’idée est de mimer le geste de l’escalade et le résultat est plutôt réussi bien qu’un peu gadget. Côté combat, si Ryu possède de nombreux enchaînements, les ennemis utilisent eux aussi des techniques d’attaque variées et les affrontements contre les moines magiciens, les commandos qui se rendent invisibles ou encore les tireurs qui vous harcèlent de loin se renouvellent avec efficacité.

Si le premier Ninja Gaiden affichait avec fierté un « 60 images par seconde » ahurissant pour l’époque, Ninja Gaiden 3 se contente de la norme actuelle (30) mais sans jamais souffrir des chutes de frame-rate qui pouvaient handicaper le joueur dans le deuxième opus. On regrettera en revanche un aliasing très prononcé à l’écran, y compris sur le corps du héros. Cela n’empêche pas le jeu d’afficher un design réussi qui alterne le sérieux des soldats ennemis et le délire du boss de fin de niveau, un robot gigantesque en forme de dragon et piloté par un vieillard. De même, les pouvoirs des moines guerriers sont graphiquement très réussis. De ce que nous en avons vu, la direction artistique du jeu est donc un peu moins délirante mais également évite, pour l’instant, quelques dérapages dont la série a le secret. Concluons cet essai enthousiaste par le mode online qui propose de la coopération dans des arènes où surgissent des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces et un mode compétitif qui permet de s’affronter entre équipes de Ninja. La jouabilité se révèle assez bien calibrée pour le genre et les plus accrocs pourront débloquer une multitude de bonus et d’objets pour personnaliser leur ninja.
Ninja gaiden 3 est un Beat Them All dont les combats sont spectaculaires, doté d’une réalisation solide et efficace. Mais, en contrepartie, le lourd héritage qu’il porte nous fait poser un regard un peu plus critique sur tous les petits compromis constatés pour démocratiser la licence. Gameplay moins technique, mais loin d’être bourrin, violence tronquée mais combats sanglants et enfin difficulté moins exigeante mais au-dessus de la moyenne actuelle. Au final on obtient un Beat Them All qui s’annonce excellent mais un Ninja Gaiden qui fera sûrement débat auprès des puristes : à vous de choisir votre camp ! Pour notre part avec son gameplay efficace qui procure un sentiment de puissance assez jouissif le titre nous a déjà convaincus.

On nous a également annoncé un travail sur le feeling du jeu, comme cette ambition de faire ressentir la résistance de la chair quand le sabre s’enfonce dans le corps de l’adversaire. Un détail croustillant mais qui ne nous a pas frappés en cours de jeu. Dans le même registre, Yosuke Hayashi a longuement insisté sur la volonté de proposer des combats très proches là où les affrontements aux flingues à distance ne permettent pas de voir la petite lueur qui s’éteint dans les yeux de votre adversaire. Le maître mot de cet opus comme le martèle le boss de la Team Ninja est donc l’aspect viscéral du combat. Doit-on s’attendre pour autant à voir les ennemis perdre tripes et membres pendant les combats? Malheureusement non. N’y voyez là aucune preuve de sadisme de notre part, juste un regret devant l’abandon de cet aspect du gameplay (le démembrement et la décapitation) qui était au cœur de Ninja Gaiden. Une certaine timidité sur le sujet d’autant plus regrettable que le sang coule par bidons entiers durant les affrontements. Quitte à jouer la carte de l’ultra-violence, autant le faire sans compromis et c’est un des termes qui revient souvent quand on parle de Ninja Gaiden 3, le compromis.Un contre tous et tous contre un !Ainsi, alors que la difficulté par défaut reste au dessus de la moyenne des jeux actuels, Ninja Gaiden 3 propose trois modes de jeu qui ne sont pas présentés comme de simples modes de difficulté mais comme des modes de jeu qui prennent en compte la diversité des joueurs : Hero Mode, Normal et Hard. On peut y voir une volonté comparable à celle de Mass Effect 3 qui propose trois modes selon l’expérience qui vous intéresse. Pas de quoi crier à la trahison donc, mais plutôt à la volonté de la Team Ninja de toucher plus de joueurs sans renier ses fans hardcore de la première heure. Le Hero Mode se révèle en effet très simple à jouer puisque la garde est automatique et que les ennemis sont clairement moins virulents. En revanche, dès le mode Normal, on retrouve la difficulté sans compromis du jeu. Ou presque, puisque cette difficulté se traduit avant tout par le nombre d’ennemis là où Ninja Gaiden vous donnait des sueurs froides dès que plus de deux adversaires débarquaient. Ici, on affronte régulièrement cinq ou six adversaires et on appréciera au passage la fureur des combats et les techniques très variées des ennemis. Il faut donc reconnaitre que le jeu est moins technique que l’original et un peu plus bourrin. Rien de choquant loin de là, mais pour une série d’exception on s’attarde toujours sur les petits détails.

Le gameplay n’a pas beaucoup changé malgré l’ajout de certains détails. On retrouve une garde qui ne vous garantit pas une protection infaillible contre une grosse partie des attaques et des enchaînements très variés qu’il va falloir maîtriser. On alterne donc coups rapides et coups forts pour enchaîner les combos et souvent activer des finish moves avec une certaine facilité. Un changement de plus certes mais pour un résultat qui privilégie le spectaculaire quand l’action s’intensifie. On notera d’ailleurs que la caméra se révèle bien moins capricieuse que celle de Ninja Gaiden 2. Une amélioration notable qui rappelle que si le jeu est dur, il n’est jamais frustrant. Ici, ce sont vos erreurs qui sont punies et il est difficile de s’en prendre à la maniabilité d’un Ryu toujours aussi virevoltant. On retrouve ponctuellement, avec plaisir et effroi, l’aspect intransigeant de la série contre certains ennemis qui disposent d’attaques pouvant vous retirer les trois quarts de votre barre de vie. Une barre de vie qui se régénère automatiquement après chaque combat, comme dans Ninja Gaiden 2 mais sans jamais se réduire à cause de certaines attaques, ce qui simplifie un peu la progression dans les niveaux. Ninja PartyRyu Hayabusa souffre désormais d’une malédiction qui s’étend progressivement sur tout son corps. Plus il tue d’ennemis, plus la malédiction s’étend. Il peut alors libérer sa furie pour frapper tous les ennemis à l’écran dans un enchaînement qui s’apparente plus à une cinématique qu’à une séquence de jeu. La magie (superbe animation du dragon de feu) est aussi au rendez-vous et on pourra parfois alterner un peu trop facilement entre ces deux techniques (magie et malédiction) pour progresser au plus vite. Enfin, on notera quelques QTE où il suffit d’appuyer au bon moment sur la bonne touche pour effectuer une action spectaculaire. Un procédé qui n’est pas sans rappeler la mise en scène de Ninja Blade même si Ninja Gaiden 3 a la bonne idée de ne pas abuser de ce ressort. Dernière phase de gameplay à noter, l’escalade qui s’effectue en alternant une pression sur les gâchettes. L’idée est de mimer le geste de l’escalade et le résultat est plutôt réussi bien qu’un peu gadget. Côté combat, si Ryu possède de nombreux enchaînements, les ennemis utilisent eux aussi des techniques d’attaque variées et les affrontements contre les moines magiciens, les commandos qui se rendent invisibles ou encore les tireurs qui vous harcèlent de loin se renouvellent avec efficacité.

Si le premier Ninja Gaiden affichait avec fierté un « 60 images par seconde » ahurissant pour l’époque, Ninja Gaiden 3 se contente de la norme actuelle (30) mais sans jamais souffrir des chutes de frame-rate qui pouvaient handicaper le joueur dans le deuxième opus. On regrettera en revanche un aliasing très prononcé à l’écran, y compris sur le corps du héros. Cela n’empêche pas le jeu d’afficher un design réussi qui alterne le sérieux des soldats ennemis et le délire du boss de fin de niveau, un robot gigantesque en forme de dragon et piloté par un vieillard. De même, les pouvoirs des moines guerriers sont graphiquement très réussis. De ce que nous en avons vu, la direction artistique du jeu est donc un peu moins délirante mais également évite, pour l’instant, quelques dérapages dont la série a le secret. Concluons cet essai enthousiaste par le mode online qui propose de la coopération dans des arènes où surgissent des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces et un mode compétitif qui permet de s’affronter entre équipes de Ninja. La jouabilité se révèle assez bien calibrée pour le genre et les plus accrocs pourront débloquer une multitude de bonus et d’objets pour personnaliser leur ninja.
Ninja gaiden 3 est un Beat Them All dont les combats sont spectaculaires, doté d’une réalisation solide et efficace. Mais, en contrepartie, le lourd héritage qu’il porte nous fait poser un regard un peu plus critique sur tous les petits compromis constatés pour démocratiser la licence. Gameplay moins technique, mais loin d’être bourrin, violence tronquée mais combats sanglants et enfin difficulté moins exigeante mais au-dessus de la moyenne actuelle. Au final on obtient un Beat Them All qui s’annonce excellent mais un Ninja Gaiden qui fera sûrement débat auprès des puristes : à vous de choisir votre camp ! Pour notre part avec son gameplay efficace qui procure un sentiment de puissance assez jouissif le titre nous a déjà convaincus.
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