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Présentation de Mass Effect 2 | le 17 décembre 2009 à 17h35, par Thomas

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Sans aucun doute possible, Mass Effect est l’une des nouvelles plus grosses licences de cette génération. Depuis le premier épisode, tous les amateurs de science-fiction ont reconnu le travail effectué par BioWare sur la cohérence de l’univers qui n’a rien à envier à un certain Star Wars. Déjà annoncé comme une trilogie, le second opus arrive bientôt dans nos contrées après plus de deux ans de développement. Plus beau, plus grand et encore plus « bad guy » qu’auparavant, est-ce que John Shepard est prêt à remplir une seconde fois son rôle de « sauveur de l’humanité » ? Dernières réponses avant le test.

D’avance il est bon de signaler qu’on ne dévoilera à aucun moment la véritable intrigue du titre ou des moments clés qui pourront vous gâcher la surprise, on essaiera d’être ainsi le plus vague possible lorsque l’on citera un lieu ou la rencontre d’un nouveau personnage. Sachez néanmoins que l’envie de vous en dire plus est extrêmement présente car on sait plus ou moins le déroulement de Mass Effect 2, tout du moins la première heure de l’aventure. On a donc compris le message lancé par le directeur de projet Casey Hudson sur les nombreuses vidéos lorsqu’il parlait d’un second épisode plus « sombre », plus « noir ». Tout ce que l’on s’autorisera à dire dans ce dossier est que vous allez être scotché à votre siège dès les premières secondes, et que la seule envie qui vous viendra à l’esprit à la vue de cette introduction sera « je veux connaitre la suite », ou « je veux continuer ».

Nous avons eu précisément 30 à 45 minutes de jeu en compagnie du producer Adrien Chao. Pas la peine de rabâcher ce qui a déjà été dit il y a de ça plusieurs mois, donc oui la sauvegarde faite sur le premier Mass Effect sera compatible avec ce second épisode : si vous avez tué Wrex sur Virmire (vous mériteriez d’ailleurs la potence pour avoir osé cet acte), il est certain que vous ne le verrez pas dans le second. Précisons que son apparition dans cet opus n’a pas été confirmée donc ce n’est que supposition. L’exploration des mondes inconnus a été aussi totalement retravaillée pour ne pas lasser le joueur. Terminées les petites escapades sur une carte où il n’y a pratiquement rien à découvrir à part un petit artefact entre deux montages et une base ressemblant étrangement aux dix autres parcourues précédemment. Elles seront maintenant mieux agencées, plus rythmés avec des objectifs indiqués de manière claire. Aussi, le souhait de BioWare est vraiment de proposer une prise en main rapide du soft avec plus d’action, plus de phase de tirs, tout en ayant ce sentiment de qualité avec l’expérience du développeur.

Bref, concentrons-nous plus particulièrement sur le début du jeu avec cette introduction qui marque vraiment une coupure avec le premier épisode. Comme promis, on ne détaillera pas ce qu’il se passe mais il faut véritablement comprendre que l’on recommencera depuis le début notre combat contre les moissonneurs. Shepard doit se refaire des alliés, qui ne l’étaient pas franchement dans le premier épisode, recontacter ses anciens camarades voire de nouveaux, et recommencer son enquête sur le retour de ce cycle sans fin. Dès la première mise en main, on ressent une franche amélioration du contrôle qui se veut plus précis et plus vif. L’action démarre au quart de tour. Pistolet en poche, on massacre déjà nos premiers ennemis sans le moindre mal avec le système de « duck and cover » encore une fois amélioré. Avec ces passages beaucoup plus linéaires on sent véritablement le virage pris par BioWare pour faire de Mass Effect 2 un véritable jeu d’action. Attention, la partie RPG est toujours là et encore plus étoffée qu’auparavant, mais le besoin d’aller dans les menus pour garnir son équipement ne s’est jamais fait ressentir durant cette petite heure. Nos adversaires, de type robotique pour le moment, n’étaient pas franchement malins mais l’on peut noter une amélioration sur leur nombre et la localisation des impacts. Ils étaient ainsi bien plus nombreux à l’écran (d’où l’apparition d’armes de style lance-roquettes) et tirer sur l’une des parties du corps causera un effet peu ou prou désagréable pour lui : un tir dans la tête et s’en est fini pour lui, en revanche un tir dans les jambes le fera tomber. Il continuera alors à se battre même si cela signifie pour lui qu’il faut ramper jusqu’à vous. Le système de discussion restait similaire avec malgré tout une mise en scène beaucoup plus fluide. On aura donc toujours le choix de répondre à son interlocuteur de manière construite ou de l’envoyer balader.

Quant à la partie technique, les améliorations sur l’Unreal Engine 3 se font très vite ressentir tout au long de notre petit périple. Pas une seule fois nous avons pu constater un retard sur les chargements de texture, et le frame rate paraissait tenir malgré le nombre conséquent d’ennemis à l’écran. Des défauts techniques sur l’ainé qui semblent avoir disparu dans cette suite. Les animations des personnages sont encore plus fluides avec des expressions moins rigides et plus réalistes. Le seul regret que l’on pourrait formuler viendrait des décors, non pas qu’ils soient de mauvaise qualité, mais qui n’étaient qu’un enchainement de couloirs oscillant entre le gris et le blanc terne. Heureusement que le côté épique prend le pas sur ces environnements pas forcément très inspirés, on espère tout du moins que cela s’arrangera par la suite.

Mass Effect 2 est bien parti pour être le titre qui se distinguera le plus en ce début d’année chargée. Un blockbuster en puissance qui ne manque pas d’atouts pour prétendre d’office au titre de meilleur jeu de l’année 2010, et ce avant même qu’elle commence. Réglant les défauts du premier épisode et améliorant la maitrise de son action ainsi que de sa mise en scène, on peut déjà dire sans véritablement se mouiller que le soft de BioWare est un hit incontournable. Le 28 janvier, prenez vos congés.


dossier réalisé par Thomas


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