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Evénement PSP

Présentation de Dissidia Final Fantasy | le 06 mai 2009 à 10h40, par Jeremie

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Square-Enix nous a gentiment invité a passé la journée en sa compagnie à l’Hôtel Crillon, place de la Concorde, afin que nous puissions nous essayer à son nouveau bébé, Dissidia Final Fantasy. L’arrivée d’un nouveau FF dans le monde vidéoludique est toujours un évènement mais celui-ci est d’autant plus particulier qu’il ne s’agit pas d’un Jeu de Rôle (ou RPG) comme ceux auxquels la série nous a habitué : Dissidia Final Fantasy est en effet un jeu de combat en 3D réunissant les personnages principaux des épisodes passés (ceux de la saga Fabula Nova Crystallis ne sont évidemment pas présents).

Nous voilà enfin arrivés dans le luxueux salon Marly, là ou quelques collègues sont déjà assis, préparent leurs stylos, dictaphones et autres appareils photos. Puis bonne surprise ! Sera présente pour quelques minutes seulement, Suzuka de la chaîne No Life. Sympathique au possible comme à l’écran. Bref, rentrons dans le vif du sujet.

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Les quelques PSP mises à notre disposition sont maintenant allumées. Les têtes sont rivées sur le petit écran afin de découvrir ce qu’a bien pu nous réserver Square-Enix. Alors, bonne ou mauvaise surprise ? Square-Enix fait-il bien de s’aventurer sur les plates-bandes de Nintendo et de sa série des Super Smash Bros?

Sentiments mitigés dirons-nous : d’une part parce que le jeu qui nous a été présenté était intégralement en japonais, ce qui bien sûr n’a pas facilité la navigation dans les menus (cela a même occasionné une dure lutte de plusieurs minutes pour sortir du menu de sauvegarde, mais heureusement, Suzuka était là). Passé ce désagrément, le jeu s’ouvre sur une magnifique scène d’introduction dont Square-Enix a le secret. Une fois arrivé au menu (et grâce au feuillet en anglais que l’on nous a fourni) on peut distinguer trois modes bien distincts. Un mode Histoire, un mode Bataille contre le CPU et enfin un mode Liaison avec une autre PSP que nous n’avons pu tester.

Le mode Histoire se découpe en plusieurs Prologues représentant chacun un personnage. Afin de compléter ces derniers, une sorte de damier se présentera à vous et vous devrez avancer jusqu’à toucher la Zone Cible. Cependant le chemin vers cette Zone Cible ne sera pas aisé puisque parsemé d’embuches, notamment de combats, d’items, etc…

Les combats sont plutôt bien réalisés, et l’ensemble est globalement de très bonne facture niveau graphisme. La PSP crache clairement tout ce qu’elle a mais les décors, bien que plutôt grands, paraissent généralement assez vides. Sachez qu’il sera possible de détruire certains de leurs éléments tels que des pylônes pour ne citer qu’eux.

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Le système de combat était quant à lui plutôt difficile à cerner au premier abord : il y est logiquement question de Points de vie (HP), mais aussi de Points de Bravoure (BP) que vous récoltez en frappant votre adversaire. L’idée est d’attaquer votre adversaire en deux temps : d’abord en lui volant des BP grâce à l’attaque correspondante, puis en le frappant réellement pour lui retirer des HP, la puissance de votre coup étant dictée par le nombre de BP actuellement en votre possession. Rassurez-vous, le système s’appréhende en quelques minutes et permet de déclencher de belles séquences de combat où votre réactivité est mise à rude épreuve. Les combats malheureusement se ressemblent un peu tous du fait de la répétitivité des ennemis. Pour les sbires, il ne vous faudra guère plus de deux enchaînements pour les expédier ad patres. A la fin du dernier tableau du Prologue se trouve toutefois le boss qui lui sera logiquement beaucoup plus coriace.

Dans l’ensemble, le mode Histoire n’a pas vraiment convaincu mais cela pourrait être dû au fait que le jeu n’était pas localisé en français ou au moins en anglais, pour pouvoir comprendre l’histoire (justement) et vouloir avancer pour en connaissant les tenants et aboutissants de ces affrontements. Ici, cela ressemblait finalement plus à une succession de combats. Cependant, grâce aux indiscrétions de notre ami Takeshi Arakawa (Réalisateur du jeu) on sait que l’histoire opposera deux Dieux, Cosmos et Chaos (on vous laisse deviner qui est le gentil et qui est le méchant).

Le mode Bataille contre le CPU, quant à lui, souffrait d’une trop grande difficulté. Plusieurs fois j’ai été victime d’un perfect et plusieurs fois j’ai pu entendre certains collègues pester contre le jeu. Certes la difficulté devait être paramétrable, mais en japonais… Une petite dizaine de personnages est disponible dans ce mode qui, soulignons-le, est quelque peu différent du mode Arcade prévu exclusivement pour les versions européenne et américaine du jeu : le premier vous permet de vous battre contre le CPU avec vos propres personnages, customisés dans le mode Histoire, tandis que le second vous imposera les combattants standards. Le mode Histoire vous permettra en effet d’upgrader vos personnages à la manière d’un RPG classique, notamment pour les armes, accessoires et autres skills…

Square-Enix tente un pari osé qui pourra déconcerter bon nombre d’aficionados de l’univers Final Fantasy. Il faudra certainement attendre pour donner un avis final puisque la version présentée n’était pas propice à une découverte en profondeur : comme chacun le sait, l’histoire dans un jeu Final Fantasy tient une place prépondérante. Cependant, on peut d’ores et déjà affirmer que le jeu sera très agréable à l’œil et qu’il ne souffrira pas de problèmes de maniabilité particuliers. On s’attendait en effet à quelques soucis de caméra puisque nous sommes en permanence dans un environnement 3D, mais une simple pression sur le bouton L replace l’objectif dans le bon sens et donc joueur par la même occasion. Non, ce ne sont pas les aspects techniques qui risquent de nuire à Dissidia Final Fantasy, mais peut-être son genre, le jeu de combat : comme d’autres productions du genre, il pourrait se révéler vite répétitif et donc lassant, mais on attendra de mettre la main sur une version PAL finalisée pour se prononcer définitivement.

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