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Evénement PS3

Présentation d'Army of Two

publié le 12 février 2008

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Après une présentation alléchante, il est temps de mettre la main sur le jeu.

La prise en main est plutôt classique. Au bout de quelques minutes, on peut déjà se mouvoir, viser, tirer, recharger, changer d’arme et se mettre à couvert, les bases de tout jeu d’action en somme. Là où ça diffère légèrement, c’est dans la progression à travers les niveaux. Vous pouvez très bien avancer en solo, difficilement certes, forcer le passage et atteindre le checkpoint sans avoir eu recours à votre équipier, ce qui est dommage pour un jeu dont la coopération est au cœur du gameplay.

En fait la coopération intervient de deux manières. La première c’est qu’elle peut être obligatoire : par exemple lorsque vous devez grimper sur un mur, il faut que votre partenaire soit là pour vous y aider. Autre exemple, une porte qui ne s’ouvre que si les deux interrupteurs sont activés en même temps. Même constat dans les phases d’action comme le saut en parachute où l’un dirige tandis que l’autre tire sur les ennemis en contrebas. Le fameux Back-to-back, le dos à dos où vos deux acolytes nettoient la zone avec style, est une phase de jeu imposée et non décidée par le joueur. C’est plaisant et grisant à jouer mais on est frustré de ne pas pouvoir l’utiliser à foison.

La deuxième manière dont intervient la coopération est due à la difficulté et à la force de frappe des adversaires. Même en mode Recruit, traverser une zone ennemie en solo est risqué. Deux hommes, et donc deux puissances de feu, ce ne sera jamais de trop. De plus, le système d’Aggro facilite grandement la tâche. Une fois que l’attention est portée sur un soldat, l’autre passe inaperçu aux yeux des soldats ennemis. C’est même indispensable dans certains cas de figure, par exemple il existe des tourelles ennemies où l’adversaire est extrêmement bien protégé par un bouclier. En temps normal, la tourelle vous canarde tous les deux dès qu’elle vous a dans son champ de vision. Pour passer cet obstacle, il faut l’obliger à pivoter dans une seule direction pour que l’un des deux puisse abattre l’homme qui se cache à l’intérieur à le contournant.

Bref, pour profiter pleinement du jeu, il faut absolument une bonne communication entre les deux joueurs. Sans ça, le jeu perd un peu de sa saveur et se révèle n'être au final qu’un banal jeu d’action.

Techniquement parlant, Amy of Two se dote d’une réalisation graphique et sonore de haute volée avec des effets de lumières convaincants et un design plutôt réussi, même si on peut noter des environnements relativement pauvres de ce côté-là. Des cinématiques viennent illustrer le scénario et sont d’une grande qualité, l’animation est relativement bonne et stable et d’une manière générale le jeu d’EA Montréal est très agréable à regarder.

Pour une première prise en main, le jeu s’en tire plutôt bien. Le concept de coopération est correctement exploité même si par moment on se sent obligé d’y avoir recours. Avis définitif avec le test complet d’ici la sortie du jeu au mois de mars 2008 en Europe.

dossier réalisé par Sébastien

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