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Spécial PS3

Premier contact avec MGR Revengeance | le 29 octobre 2012 à 9h25, par

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Metal Gear Solid : Ground Zeroes à peine dévoilé, Kojima Productions compte bien faire patienter ses fans avec une aventure inédite propulsant, pour la deuxième fois, Raiden dans le rôle principal. L’infiltration s’efface pour laisser libre cours à votre imagination, katana extrêmement bien aiguisé dans la main droite.

I’ll kill them all

Imaginé dès le départ comme un épisode « passerelle » faisant le lien entre Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty et Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, Hideo Kojima fut dans l’obligation de revoir ses plans, la faute à une équipe de développement qui éprouvait un mal fou à matérialiser sa vision pour Metal Gear Solid Rising, titre du soft à ses débuts. Tout partait d’une idée cool : un Gray Fox des temps modernes multipliant les cabrioles et découpant tout ce qui bouge (et même plus) sur son passage. Contrôler un cyborg ninja dans l’univers MGS, tout le monde en rêvait depuis les quelques missions de Deepthroat incluses dans Metal Gear Solid VR Missions ! Mais c’est justement le concept de Zan-Datsu (Cut, cut, cut !) qui mit fin au Rising premier du nom, les développeurs luttant pour trouver l’équilibre idéal entre infiltration et action. Convaincu du potentiel d’un tel titre, le papa de Snake se tourna finalement vers Platinum Games : connu à travers le globe pour la qualité de ses jeux (Vanquish, Bayonetta, Madworld…), le studio nippon accepta de reprendre le boulot tout en ajoutant son savoir-faire dans la marmite. Une collaboration parfaite sur le papier, PG s’occupant du jeu à proprement parler pendant qu’Etsu Tamari (Kojima Productions) peaufine le scénario. Une histoire qui se déroulera finalement après l’aventure d’Old Snake (MGS 4), la trame de base étant jugée trop contraignante par Atsushi Inaba et son équipe.

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Metal Gear Rising : Revengeance apparait donc comme un titre résolument tourné vers l’action, accompagné d’un soupçon d’infiltration tout de même puisqu’il est toujours possible d’éliminer ses ennemis sans alerter les gardes environnants, à la différence près qu’ici le craquage de nuques laisse place aux stealth kills. En hauteur ou juste dans le dos de l’ennemi, le tarif reste le même : l’arme blanche transpercera le soldat, et vous pourrez même passer en mode katana (le temps se figera quelques secondes) afin de découper l’ennemi et récupérer la fameuse colonne vertébrale bleutée (déjà présente dans le tout premier trailer). Une action à ne pas prendre à la légère, celle-ci redonnant de l’énergie à Raiden. Très utile quand un boss fight ou un combat lambda joue en votre défaveur. Vient ensuite la question des cut-scenes, sur toutes les lèvres depuis l’annonce de cet épisode spin-off… Et la démo testée s’avérait plutôt généreuse sur ce point-là, sans atteindre la longueur des cinématiques du dernier volet numéroté bien évidemment ! A noter que les amoureux du style Kojima retrouveront les petits détails à la MGS durant ces séquences, comme le classique point d’exclamation visible à un certain moment. Le codec in-game (à la Peace Walker) ou via le menu fera lui aussi le voyage avec une demoiselle à contacter pour sauvegarder sa progression, le « colonel » qui donne des informations sur la mission en cours, le spécialiste en cybernétique, etc. D’ailleurs, le spécialiste n’hésitera pas à vous demander de récupérer des bras gauches durant votre périple, ceux-ci cachant une technologie plus ou moins avancée en fonction de l’ennemi qui se l’est fait greffer. Une quête qui pourrait devenir votre principale source de revenu, essentielle pour acheter… des upgrades peut-être ?      

Les Gekko n’ont qu’à bien se tenir

Exit le Fox Engine, Metal Gear Rising : Revengeance tourne dorénavant sur le moteur maison de PG. Certes, les promesses d’un game design où tout est découpable à souhait sont tenues, mais le soft se trouve maintenant à des années-lumière de Ground Zeroes. Néanmoins, le tout est loin, très loin d’être moche et cache une palette de couleurs et des ennemis qui renvoient directement à MGS 4. La différence se creuse au niveau du gameplay bien sûr, de la rapidité du personnage principal et de la fluidité de l’ensemble.

Tournant à 60 FPS, l’aventure de Raiden démontre une fluidité de tous les instants ou presque, de rares saccades venant gâcher la fête à quelques passages précis. Mais signalons que la démo testée date de plusieurs mois, et que celle incluse dans la Collection HD de Zone of the Enders (inédite à priori) devrait donner un meilleur aperçu de la version finale. Déjà rapide, le ninja run (activable en appuyant sur R1) boostera la vitesse de Raiden : des éclairs apparaitront au niveau de ses pieds, facilitant ainsi les courses verticales ou la montée d’obstacles (caisses bien placées) donnant accès au niveau supérieur. La gâchette L2 est réservée aux objets secondaires (grenades par exemple), une pression maintenue sur L1 active le mode katana, le joystick droit permettant de contrôler l’arme et l’angle qui semble le plus approprié pour commencer la boucherie. En plein combat, il faudra d’abord affaiblir l’ennemi pour espérer ensuite le couper en rondelles via le mode katana. Un constat aussi valable pour les Gekko : tant qu’une partie de leur corps ne sera pas bleutée, impossible de les découper. Multiplier les combos faible et fort (carré et triangle) tout en contrant au moment opportun (joystick en avant suivi d’une pression sur carré) offrira par la suite de nombreuses opportunités. Ce n’est pas un hasard si PF est rentré avec un nouveau record dans la poche : le dernier Gekko rencontré a eu le malheur d’être découpé en 387 pièces !

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Si Bayonetta avait son Witch Time, activé à la suite d’une esquive in extremis, MGR Revengeance cache un contre salvateur : l’exécuter dans un timing idéal déséquilibrera l’ennemi durant une poignée de secondes, laissant le temps nécessaire au ninja boy pour placer quatre-cinq coups de katana qui font mouche. Une technique essentielle pour survivre au boss fight concluant ce premier contact, opposant Raiden à une sorte de Crying Wolf miniature portant une tronçonneuse en guise de queue. Un combat gagné haut la main du premier coup, non sans difficulté sachez-le : sans un objet de soin récupéré dans le feu de l’action, on serait sans aucun doute mort durant l’affrontement.

Inutile de chercher midi à quatorze heures, Metal Gear Rising Revengeance s’annonce comme le jeu d’action à posséder début 2013 ! Radar Soliton incorporé, mode augmenté (nécessaire pour garder un œil sur toutes les menaces environnantes), ninja run et furies au katana… Raiden a encore une fois changé. Un justicier de l’ombre aux propos un brin hardcore, même pour lui, dixit un membre de son équipe en début d’aventure. Vivement ! 



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