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Evénement VITA

Premier contact avec Assassin's Creed III Liberation | le 25 septembre 2012 à 7h53, par

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Habitué des consoles de salon, Assassin’s Creed se permet une petite infidélité avec un troisième épisode exclusif à la PS Vita. Le « cross-buy » étant à la mode du côté de Sony, les moins bien renseignés risquent de penser qu’Assassin’s Creed III Liberation n’est que la version portable d’Assassin’s Creed III, deux jeux attendus le 31 octobre prochain. Mais il n’en est rien : les deux softs contienent deux aventures bien différentes. Impressions.
Une demoiselle à l’accent français
Pour ses premiers pas sur PS Vita, Ubisoft s’est attaché les services de deux scénaristes – à titre d’information, Assassin’s Creed III en compte quatre – qui n’avaient jusqu’ici jamais travaillé sur la série : Jill Muray et Richard Farrese. La première était présente sur Paris il y a quelques semaines, l’occasion de poser quelques questions pointues sur cette aventure centrée, une première pour la licence, autour d’une demoiselle aux compétences dignes de ses ancêtres : Aveline de Grandpré. Prenant place en 1765 du côté de la Nouvelle-Orléans, Assassin’s Creed III Liberation est en fait un produit d’Abstergo Entertainment, les templiers des temps modernes en somme. A l’instar de Desmond, sera-t-il possible de quitter l’Animus de temps à autre ? Malheureusement, la réponse donnée par Jill fut un non catégorique : toute l’aventure se déroulera dans la peau d’Aveline, un voyage regroupant pas moins de huit séquences sur une quinzaine d’années (1765-1780), et qui demandera entre quinze et vingt heures de jeu pour être mené à son terme. A en croire les propos de la scénariste, il est fort possible que l’on termine le jeu sans connaitre l’identité de la personne suivant la vie d’Aveline dans l’Animus. Mais l’intérêt se trouve (peut-être) ailleurs : après tout, Abstergo n’a pas choisi cette période historique pour rien. « Ils veulent peut-être montrer quelque chose » nous dit Jill à plusieurs reprises… Et Connor pourrait bien faire son apparition à un moment x ou y.

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La version preview donnait accès à deux séquences. Après un rapide tutorial détaillant les contrôles – avec entre autres l’utilisation de l’incontournable vision d’aigle – Aveline devait explorer le Bayou, une région marécageuse, à la recherche d’une petite dame sur ordre de son maitre, Agate (séquence 2). A peine arrivé, il fallait s’occuper d’une poignée de gardes voulant s’accaparer les terres de notre future alliée. La suite, vous la connaissez : un coup de lame secrète bien placée, une sarbacane aux projectiles empoisonnés et le tour était joué ! La mission remplie, la propriétaire des lieux donnait des renseignements sur un rassemblement nocturne de templiers. Petit hic : il fallait d’abord se déguiser en « esclave » pour espérer infiltrer l’évènement ni vu ni connu, la zone étant bien évidemment sous haute surveillance. Heureusement pour nous, le jeu offre de nombreux espaces « garde-robes » à travers la map, regroupant deux/trois tenues par défaut, le reste pouvant être acheté dans certaines échoppes spécialisées dans la confection de vêtements en tout genre. La séquence 3, se déroulant trois années plus tard (1768) donnait d’ailleurs accès à une nouvelle tenue : une robe digne de la haute bourgeoisie. Un bon moyen d’aguicher toute cible du sexe opposé sans éveiller le moindre soupçon, la tenue pouvant aider à séduire, sans le moindre effort, les messieurs se promenant en ville. Et que dire du parapluie mortel pouvant accompagner l’ensemble? Développé en Bulgarie, l’équipe derrière cet opus portable n’a semble-t-il rien laissé au hasard.

Un gameplay adapté
L’exploration se veut très proche d’Assassin’s Creed III, avec une gâchette R salvatrice. Poser le doigt dessus permet ainsi de sprinter, sauter d’arbre en arbre, d’escalader, etc… Plus besoin d’appuyer à plusieurs reprises sur la touche X. Les missions navales, grande nouveauté de l’épisode salon, reviendront sous une forme très différente : à l’instar d’Ezio qui pouvait envoyer des assassins à travers le monde pour accomplir différentes missions allant de la protection d’un allié à l’assassinat d’un templier en fuite (Assassin’s Creed Brotherhood), Aveline enverra son ou ses bateaux marchands d’une ville à l’autre. Que les choses soient claires pour les néophytes : l’héroïne ne prendra jamais la mer. Tout se fait via un écran accessible dans la base où vous sélectionnerez via une carte la ville à accoster, le bateau à envoyer (si vous en avez plusieurs) et pèserez le pour et le contre pour chaque destination, certains trajets cachant plus de dangers que d’autres. Attention aux ouragans et/ou aux pirates si la probabilité de les rencontrer dépasse les 50%. Au pire des cas, le navire envoyé pourrait ne jamais revenir…

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Tactile oblige, vous pourrez agrandir la carte des environs et/ou choisir l’arme de votre choix en tapotant simplement l’écran. Arrivée à la séquence numéro 3, Aveline pourra même exécuter 4 ennemis d’affilée grâce au Chain Kill. Le concept s’avère très similaire au système d’élimination introduit dans Splinter Cell Conviction : ciblez en premier lieu quatre ennemis, choisissez les armes avec lesquelles vous souhaiteriez les éliminer et admirez le spectacle. Certaines activités comme le kayak, nécessaire si nager dans les marécages vous effraie, passaient par l’utilisation du pavé tactile, une fonctionnalité pas du tout au point durant ces quelques heures de test. On avait beau faire le geste indiqué à l’écran, Aveline avait un mal fou à maitriser la pagaie.

Globalement, le titre s’annonce plutôt fluide malgré de légers ralentissements ici et là, sans oublier les classiques bugs d’affichage encore une fois au rendez-vous. Plutôt étonnant dans la mesure où Liberation utilise Anvil Next, le même moteur qu’Assassin’s Creed III, optimisé pour la PS Vita. Un bon cran en-dessous d’Uncharted Golden Abyss visuellement parlant, cette aventure portable pourrait grandement décevoir côté IA, la version testée cachant une certaine fébrilité des gardes… On se consolera avec le doublage anglais à l’accent français (très) prononcé et une bande-originale prometteuse, excellente sur le peu de pistes qu’on a pu écouter.

La PS Vita manque de titres forts, c’est une évidence, et Ubisoft a toutes les cartes en main pour offrir ce qui pourrait être le jeu à posséder en cette fin d’année 2012. Nouvelle héroïne, nouvelle période historique, histoire inédite, gameplay tirant parti des améliorations incluses dans Assassin’s Creed III… Reste à savoir si la cartouche finale gommera les quelques défauts constatés dans la version preview il y a quelques semaines. Début de réponse aux alentours du 31 octobre sur PlayFrance !



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