Evénement PS4 - PGW 2015 : Homefront The Revolution

PGW 2015 : Homefront The Revolution

PGW 2015 : Homefront The Revolution

Destiny, Star Wars Battlefront, Rainbow Six Siege...Cette année encore, le genre FPS a sans doute été l'un des plus représentés à la Paris Games Week. Parmi tous ces titres, une licence un peu moins ronflante mais qui a tout de même eu son heure de gloire, en 2011 : Homefront. Après le succès surprenant d'un premier jet pourtant imparfait, voilà que la franchise s'apprête à revenir sur PlayStation 4, avec un second épisode sobrement intitulé Homefront : The Revolution. Quatre ans après, faut-il s'attendre à la révolution annoncée par le titre ? Nos premiers éléments de réponse.

C'est sous l’œil vigilant de deux soldats bien équipés, que nous nous sommes plongés dans la démo jouable de Homefront : The Revolution, sur le stand de l'éditeur Deep Silver. Cette toute première approche a été brève puisque seules quinze minutes d'essai nous ont été accordées sur cette pré-alpha (une beta publique devrait s'ouvrir, elle, début 2016). Pas de temps à perdre donc.

Pour faciliter notre entrée en matière, une personne de chez Deep Silver s'est empressée de nous faire remarquer que le soft « se joue comme n'importe quel Call of Duty ». Pas que votre serviteur soit un mordu de la licence d'Activision, mais l'info a eu au moins le mérite de nous rappeler à quelque vieux réflexes, manette en main. Et effectivement, les amateurs ne devraient guère être dépaysés, d'après notre courte session de jeu.

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A l'instar des Black Ops pour CoD, cette suite du premier Homefront prend place cette fois un contexte de guerre futuriste et il s'agira de se soulever à nouveau contre la Corée impérialiste, laquelle est parvenue à prendre le contrôle du sol américain. An 2029 oblige, on ne s'étonne pas de croiser sur notre route des drones (plutôt tenaces), qui auront tôt fait d'indiquer notre position à l'ennemi, ou encore d'imposants vaisseaux traqueurs qui, eux, n'hésiteront pas à tirer à vue. Ce sont du moins les technologies les plus avancées que nous ayons eu à affronter.

Dans l'extrait auquel nous avons pu nous essayer, le joueur devait se rendre d'un point à l'autre de la map, accompagné d'une escouade, en éliminant plusieurs convois ennemis sur son chemin. Rien que du très classique pour le peu que l'on a pu en voir. Deep Silver a pourtant insisté auprès de nous sur le caractère plus ouvert de la map, dans cet épisode. « Comme dans un open world » nous a-t-on même indiqué... Mais difficile de réellement en juger à la lumière d'une démo si restreinte, en temps comme en surface réellement explorable (merci les murs invisibles). On laisse donc à l'éditeur le bénéfice du doute sur ce point. Nous avons toutefois pu constater une plus grande verticalité des décors, qui semblent offrir davantage d'opportunités d'embuscades. Un changement qui s'inscrit indéniablement dans l'air du temps, mais le level design global nous est apparu encore assez simpliste, tant l'architecture des décors rappelle ce que l'on peut voir un peu partout sur de simples cartes multi.

Cette verticalité nouvelle implique bien évidemment un personnage plus agile, capable d'escalader  les gravats ou d'éviter les obstacles en travers de sa route. Pour autant, on réalise très vite que l'on ne retrouve jamais vraiment la fluidité de déplacement vue ailleurs, chez les derniers représentants du genre (les Call of, Far Cry, mais aussi Dying Light, etc.). Homefront : The Revolution souffre aussi de la comparaison lorsque l'on se penche sur la question de l'ergonomie. A titre d'exemple, pour ramasser les armes et munitions, il est nécessaire de se pencher en direction des cadavres, puis d'appuyer sur une touche d'interaction adéquate. Autant dire que sous un feu nourri, on a connu plus pratique et surtout, moins risqué. Idem pour les soins, dont l'inertie peut vite s'avérer rageante dans le feu de l'action. On donne sans doute le sentiment de chipoter sur le gameplay, mais à l'heure des FPS hyper-réactifs (et ils sont de plus en plus nombreux), Homefront : The Revolution manque lui clairement de souplesse et n'offre pas le confort que l'on est en droit d'attendre d'un jeu de ce genre, aujourd'hui, en termes de prise en main.

Plus gênant encore, les gunfights ne suscitent rien de véritablement enthousiasmant chez le joueur moyen. Le manque d'impact des pétoires – rien de très original pour un titre « futuriste » – y est pour beaucoup. L'intelligence artificielle, en particulier celle des troupes ennemies, n'est pas en reste et nous livre même, par instant, des séquences de combat assez surréalistes. Comme ces deux chars ennemis qui se bloquaient mutuellement à l'entrée d'un garage où nous nous étions réfugiés... On ne s'est évidemment pas fait prier pour faire d'une pierre deux coups à la grenade.

De manière générale, si les soldats se montrent plutôt réactifs aux indications des drones, ils ne brillent guère par leur comportement individuel ou leur cohésion. Il en résulte des assauts relativement agressifs (on meurt assez vite), mais tellement peu coordonnés que l'on finit par s'étonner de ces situations cocasses dans le camp adverse.

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Manquant singulièrement de caractère manette en main, Homefront : The Revolution pèche aussi par son habillage très générique. Le jeu semble ainsi dépeindre une vision du futur somme toute convenue – pour ne pas dire quelconque – visuellement parlant, et la pauvreté des environnements parcourus dans cette démo (des ruines et des gravats) ont eu tôt fait de nous en convaincre. Certes, le sujet ne prête pas vraiment aux artifices esthétiques, mais un peu plus d'audace artistique n'aurait sans doute pas été de trop. Il n'empêche que la réalisation, dans son ensemble, reste assez propre avec notamment des effets de pluie (via la météo dynamique) plutôt bien rendus. Surtout, notre partie s'est avérée relativement fluide, sans que nous ayons eu à noter d'importantes chutes de frame rate. C'était au moins ça de pris sur cette session.

Même si ce premier contact avec Homefront : The Revolution aura été des plus brefs, cela aura été amplement suffisant pour constater que Deep Silver Dambuster Studios a encore du pain sur la planche d'ici la sortie du titre, courant 2016. Plutôt propre sur le plan technique, le jeu paie tout de même son manque global d'inspiration et surtout, il est encore loin de livrer les sensations grisantes que l'on peut attendre d'un FPS moderne. Si la promesse d'un « open-world » reste encore à vérifier, le jeu se doit déjà de revoir sa copie, s'il espère pouvoir rivaliser un minimum avec la concurrence à l'avenir (à défaut de s'en démarquer). Car, pour l'heure, on ne peut pas dire que ces premières fusillades auront été très enthousiasmantes...

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