Spécial PS4 - Nouvelle session sur Rainbow : Six Siege

Nouvelle session sur Rainbow : Six Siege

Nouvelle session sur Rainbow : Six Siege

Repoussé jusqu’au mois de décembre le prochain opus de la série Rainbow Six prend son temps pour améliorer son expérience de jeu. Un titre dévoilé il y a un peu plus d’un an, un peu dans l’ombre de The Division et autres Assassin’s Creed mais qui pourrait finalement être la véritable star de cette fin d’année pour l’éditeur français.

Ubisoft compte bien en effet envahir et occuper un espace de jeu actuellement délaissé, celui du shooter tactique. Nous avons eu l’opportunité de nous frotter une fois de plus à la bête et de découvrir un contenu complet du jeu qui nous a déjà confirmé ce que l’on pressentait : le gameplay sans concession de Rainbow Six : Siege propose des affrontements uniques en leur genre sur console. Une prime à l’originalité qui s’ajoute aux nombreuses qualités que nous allons vous détailler plus précisément.

On a retrouvé la 7eme (bonne) compagnie

Parlons avant tout des annonces qui peuvent faire frémir. Ubisoft a en effet confirmé que Rainbow Six : Siege n’aurait pas de mode campagne scénarisé, que ce soit en solo ou bien en coopération. Depuis son annonce le titre a toujours été présenté comme un shooter sans compromis qui désire ne retenir que l’essentiel du genre : deux équipes, un mur qui les sépare et une victoire à remporter sous des conditions différentes selon que l’on est défenseur ou attaquant. Derrière cette sobriété réelle se cache en fait un jeu qui ne fait pas de détour et reste droit dans ses bottes. Pas question d’adapter de manière plus ou moins heureuse le gameplay multi-joueurs pour un mode scénarisé. Pas question non plus de faire du remplissage de galette en ajoutant un mode campagne qui ne partagerait finalement que peu de points communs avec le cœur du jeu : le travail en équipe. En tout et pour tout Rainbow Six : Siege propose donc deux grandes activités divisées elles-mêmes en deux modes. Le mode Versus comme son nom l’indique oppose deux équipe de joueurs dans deux modes de jeu : Libération de l’otage et Désamorçage de la bombe. Le mode Chasse aux Terroristes pour sa part est un mode coopératif contre des soldats contrôlés par l’IA au sein de deux modes : élimination des adversaires ou bien désamorçage de la bombe. Lors de notre journée d’essai sur le jeu, nous avons en plus découvert le mode Situation qui vous propose de résoudre six missions de plus en plus complexes, le tout en solo. Derrière cette appellation contrôlée se cache en fait un apprentissage en plusieurs phases des fondamentaux du parfait agent en territoire hostile. Discrétion, planification, reconnaissance et utilisation à bon escient de votre matériel seront ainsi petit à petit dévoilés au futur soldat d’élite que vous êtes.

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Que ce mode solo ne vous trompe pas, car au-delà de son thème qui oppose des équipes d’intervention suréquipées à des terroristes qui ne sont pas en reste, Rainbow Six : Siege reste donc un pur jeu multi-joueurs, un FPS gendarme contre voleur version 2015 qui impose de travailler en équipe. Le mode Situation révèle d’ailleurs que la formule, si efficace entre amis, est assez vite redondante en solo. Casque et micro sont obligatoires pour profiter de l’expérience tandis que les joueurs seuls seront bien inspirés de passer leur chemin : il est tout simplement impossible pour un loup solitaire de penser s’en sortir, que ce soit contre les ennemis terroristes contrôlés par l’IA ou bien contre les équipes de joueurs humains. Les raisons sont multiples comme nous allons le voir mais l’avertissement est réel. Si vous ne pensez pas jouer avec des amis en communiquant avec eux, ce Rainbow Six : Siege n’est pas calibré pour vous. En revanche, si vous êtes prêt à vous enrôler dans une équipe de cinq joueurs qui communiquent, vous allez sans aucun doute découvrir l’un des meilleurs FPS multi-joueurs sortis depuis longtemps. Notons pour la petite histoire (rattrapée par l’actualité) que le thème « Troupe d’élite contre Terroristes » a été volontairement édulcoré et que seuls les modes coopératifs vous opposent à des terroristes masqués quand les modes versus vous plongent dans des fusillades entre membres des plus célèbres brigade anti-terroristes : GIGN, SWAT FBI, GSG-9, Spetnaz et SAS. On rappellera que ce regroupement des meilleures unités d’élite s’appuie sur l’univers de Tom Clancy qui avait imaginé dans ses romans une super force d’intervention constituée des meilleurs soldats du monde.

La chasse aux éléphants (dans un couloir)

La concurrence est pourtant rude dans le secteur du FPS multi-joueurs mais le nouveau jeu d’Ubisoft a l’intelligence de ne pas chasser sur les terres gardées des mastodontes que sont Call of Duty et Battlefield. L’expérience est ici à la fois plus sobre mais aussi beaucoup plus exigeante, en particulier dans les modes versus où deux équipes de joueurs s’affrontent. Le jeu ne se résume pas à aligner les frags et votre impact sur la partie va bien au-delà de votre ratio kill/death.

Commençons par la sobriété : on l’a dit, le jeu veut avant tout se concentrer sur l’affrontement entre deux équipes séparées par un mur. Bien sûr les deux équipes sont armées jusqu’aux dents et le mur est quasiment entièrement destructible. La combinaison de ces deux aspects trouve ici une application d’une efficacité redoutable. D’un côté on doit composer avec des environnements et donc un level design soumis aux lois les plus sévères de la physique. Les murs explosent, les planchers s’effondrent et les cloisons en bois volent en éclats. D’un autre côté, l’armement mais aussi les gadgets des personnages apportent autant de possibilité pour parvenir à ces fins dans l’un des deux modes de jeu : libérer l’otage ou bien désamorcer une bombe. Deux modes de jeu donc et des objectifs opposés selon que l’on incarne l’équipe en défense ou celle qui attaque.

La complexité, pour le coup, réside dans la coopération indispensable pour atteindre ces objectifs. On l’a dit un joueur seul même talentueux fera peut-être la différence mais ne pourra jamais l’emporter tout seul. Les équipements propres à chaque agent sont en effet autant d’atouts qu’il faudra coordonner pour mettre sur pied l’équipe la plus efficace. On trouve ainsi deux grandes familles de soldats, les attaquants et les défenseurs qui sont à leur tour découpées en cinq catégories selon le rôle de chacun. Parmi elles les experts en démolition (ou à l’inverse en renforcement de défense capable d’ériger des murs blindés), des chars sur pattes qui se déplacent derrière un bouclier et privilégient la force de frappe à la mobilité (ou ceux qui déploient des armes lourdes sur trépied), des as de la communication capables de brouiller les gadgets ennemis ou encore de détecter leurs présence (quand ce n’est pas balancer des grenades de gaz toxiques), des spécialistes du soutien comme ce médecin qui peut relever les blessés à distance ou encore des as du marteau et autres geeks qui déploient une tourelle pour intercepter les grenades adverses. Le tout donne lieu à quelques effets parfois saisissants et même si Rainbow Six : Siege ne boxe pas dans la catégorie « Grand Spectacle », certaines situations débouchent sur des fusillades d’anthologie avec des assaillants qui explosent les murs et fracassent les fenêtres tandis que les défenseurs mitraillent à tout va.

Vous avez une seule mission (ne l’oubliez pas)

On pourrait penser que cette liste de gadgets (pourtant loin d’être complète dans notre descriptif) complique le jeu et leur donne une importance trop grande. Mais Rainbow Six : Siege n’oublie pas son objectif principal : être efficace. C’est pourquoi vous ne disposez, selon le personnage sélectionné, que d’un seul gadget. En sachant qu’au sein d’une même équipe, ces spécialistes (qui disposent de leur propre nom et même d’une biographie) ne peuvent être sélectionnés deux fois, vous comprenez déjà que le rôle de chacun est important mais que plus encore l’équilibre dans la composition de l’équipe est essentiel. Un seul gadget c’est à la fois plus d’accessibilité pour comprendre le rôle de son personnage, mais c’est aussi ce qui fait qu’aucun soldat n’est vraiment polyvalent. Chacun à un rôle assez spécifique au sein de son équipe même si, et c’est tant mieux, ce petit plus ne fait pas tout quand les balles fusent et que les ennemis tombent.

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Tout ce beau monde doit donc collaborer pour l’emporter et chaque combat se déroule en temps limité. Les attaquants doivent donc faire vite et le sentiment d’urgence est réel. Pas question de camper dans un coin de la carte pour gagner une guerre d’usure. Les défenseurs ont beau être encerclés, le temps jouent en leur faveur et ils disposent de nombreuses options pour ralentir l’ennemi comme des barricades (destructibles) ou encore des murs en acier (pour certains spécialistes uniquement) qui ne seront destructibles qu’avec une charge thermite, elle-même réservée à un seul spécialiste. Le pire étant que vous pouvez déployer un brouilleur pour interdire l‘allumage de cette charge. Bref, vous l’avez compris les situations sont aussi variées que les combinaisons d’équipe et le jeu du chat et de la souris à des allures de poker menteur où la composition de votre formation est déjà aussi importante que le choix du point d’entrée. Les combats sont ensuite très rapides et particulièrement meurtriers. Pas de résurrection possible, mais l’avantage qu’on n’attendra jamais longtemps la fin des hostilités, d’autant plus qu’une fois mort vous pouvez encore interagir avec vos coéquipiers pour prendre le contrôle des caméras de surveillance et leur indiquer la position des ennemis. Ce qui est déjà la moitié du travail dans un jeu aussi tactique.

Nos impressions

Avec Rainbow Six : Siege, Ubisoft a décidé de se concentrer sur un cœur de jeu ultra efficace et de ne pas le diluer dans une adaptation en campagne solo. On pense alors au prochain Star Wars Battlefront qui applique la même formule mais là où le titre de DICE se la joue très arcade, celui d’Ubisoft s’adresse aux soldats d’élite. Pas question ici de partir la fleur au fusil façon loup solitaire : l’esprit d‘équipe prime sur vos réflexes et même si vous n’êtes pas un tireur d’élite il y a forcément un rôle pour vous. Un petit tour de force pour un jeu exigeant dans son concept mais qui sait trouver une place à tous les profils de joueurs, pourvu qu’ils respectent l’idée centrale du jeu à savoir l’action coordonnée et combinée de tous vos agents et de leurs atouts respectifs. Un titre qui reste droit dans ses bottes et qui devrait donc séduire les joueurs par sa vision tactique du FPS. Les combats sont rapides, la frustration est assez peu présente puisqu’on ne dispose que d’une seule vie et votre impact dans le jeu ne se mesure pas uniquement à votre ratio de Kill/Death. Une preuve que ce Rainbow Six : Siege a su trouver une formule pour ne pas rentrer en concurrence avec un certain Call of Duty. On pense d’ailleurs plus souvent à Counter Strike qu’à la série d’Activision en jouant à ce nouveau Rainbow Six, même si son gameplay plus posé lui donne ce cachet unique qui nous permet de retrouver cette intensité propre à la série.

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