Evénement PS3
[sommaire]
- Page 1 : Battlefield 3
- Page 2 : Alice : Madness Returns
- Page 3 : Kingdom of Amalur : Reckoning
Pour la quatrième année consécutive, Electronic Arts a convié la presse spécialisée dans ses locaux londoniens afin de présenter les jeux de son catalogue pour les mois à venir. Ainsi nous a-t-il été permis de nous essayer à quatre titres majeurs de l’éditeur américain. Londres, ville de pluie, fut, le temps d’une journée, ville de lumière.Battlefield 3On ne présente plus la série Battlefield, véritable phénomène, engendrant toujours plus de convertis à chaque nouvelle itération. Attention toutefois à ne pas confondre Battlefield et Battlefield Bad Company ! Si les deux séries possèdent de nombreux points communs, il s’agit là de deux licences distinctes, à la manière de Call of Duty et Modern Warfare.
Ce premier point éludé, penchons-nous davantage sur les nouveautés proposées. Et s’il y a un élément qui occupe sans contestation possible la première place, il s’agit bien évidemment du nouveau moteur de jeu, le fameux Frostbite 2.0. Véritable prouesse technique, soyez sûr qu’il va vous en mettre plein les mirettes. L’animation tout d’abord, gagne en fluidité et en dynamisme pour proposer un rendu toujours plus crédible. Les soldats se déplacent avec un naturel troublant, s’adaptant constamment à la géographie du lieu où ils se trouvent. Rarement un FPS aura paru si réaliste.

Autre point essentiel, sur lequel les joueurs seront très regardants : la destruction. Là où les précédents opus optaient pour l’efficacité, en donnant parfois l’impression que les bâtiments étaient conçus tels des châteaux de cartes, le nouveau Battlefield pousse le concept à un niveau encore jamais vu jusqu’alors. On parle désormais de macro-destruction et de micro-destruction. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est très simple, la macro-destruction peut être assimilée à ce que nous connaissions jusque là dans la série, à savoir la possibilité de faire s’effondrer des bâtiments complets grâce à des explosions judicieusement localisées. La micro-destruction, nouvelle arrivante, repousse les limites de ses illustres ainés en appliquant la formule au moindre élément du décor. Concrètement, cela signifie que vous n’êtes plus à l’abri nulle part. Un feu nourri sur le petit muret qui vous sert de couverture finira inéluctablement par vous exposer, chaque balle détruisant un peu plus votre abri de fortune avec un réalisme saisissant. Dès lors, il est aisé de comprendre que la moindre escarmouche prend une dimension épique.
Et pour accompagner un tel chamboulement, quoi de mieux qu’un imposant monde ouvert ? C’est en tout cas le parti pris par Dice qui a décidé d’étendre de façon significative les zones de combat, afin que les joueurs puissent disposer d’un choix conséquent dans la façon dont ils souhaitent aborder une situation donnée. L’aspect technique du nouveau Battlefield est également de haute volée, jugez plutôt : lumières dynamiques, effets de fumée et particules, etc… Certes, tout ceci n’est pas nouveau mais nous atteignons ici un niveau de maitrise inégalé. C’est bien simple, aucun FPS basé sur des conflits dits modernes n’a jamais proposé un rendu aussi réaliste. Par chance, nous n’avons jamais eu à faire la guerre, mais il n’empêche qu’on s’y croirait. La qualité apportée à la bande son y est également pour beaucoup, à n’en pas douter. On ne compte plus les FPS prometteurs qui se sont vus déprécier à cause d’un travail sonore bâclé. Inutile de formuler une quelconque crainte à ce sujet pour Battlefield 3. La moindre détonation, une balle qui fuse, une explosion au loin, le son du pas de course, une vitre brisée, etc… sont autant d’exemples de maitrise totale. Qu’on se le dise, le Frostbite 2.0 en a sous le capot !

Lors de la présentation à laquelle nous avons pu assister, le début du jeu nous a été dévoilé. L’histoire prend place en 2014 et vous incarnez le Sergent Black qui, accompagné de son escouade, a pour mission de retrouver l’escouade Jackson. Cette dernière n’a plus donné signe de vie depuis un bon moment, ce qui inquiète fortement vos supérieurs hiérarchiques. L’arrivée sur le poste avancé iraquien se fait en fourgon blindé, le temps de quelques blagues entre soldats, les uns serrés contre les autres. A peine débarqués, le Sergent Black et ses hommes sont briefés sur la situation et se jettent dans les rues inhospitalières de Sulaymanyah, remplies de soldats mais aussi d’insurgés.
Premier choc : après avoir franchi quelques immeubles, au moment d’atteindre un parking à découvert, une balle de sniper vient perforer le soldat qui se trouve juste devant nous, projetant son sang sur le visage du Sgt Black. A peine le temps de se mettre à couvert que les hostilités sont déjà déclenchées. Victime d’un véritable guet-apens, l’escouade est désormais totalement encerclée. Non seulement des soldats se ruent sur nous, mais les immeubles alentours abritent également des snipers et des hommes équipés de lance-roquettes. Autant être clair : la situation semble fortement compromise. Toutefois, en s’équipant correctement et en visant juste, il est possible de s’en tirer sans trop de bobos.
C’est également la possibilité de constater pour la première fois le rendu du nouveau moteur. Les explosions, faisant voler mille et un débris, sont un régal pour les sens. A noter que durant ce passage, l’IA alliée était un peu à la ramasse, laissant des soldats adverses traverser le champ de bataille pour venir nous tirer dessus alors que nous étions clairement en retrait. A surveiller, donc.
Peu de temps après ce premier accroc, l’escouade parvient à atteindre un toit, à la recherche d’un meilleur point de vue pour localiser les snipers environnants. A peine un pied posé sur celui-ci, les balles fusent, faisant exploser les pots de fleurs et les antennes TV alentours. Décision est prise de rester à couvert et de se déplacer rapidement d’un point de couverture à un autre après chaque tir, afin d’atteindre un emplacement plus propice à l’observation. Après avoir localisé les fauteurs de trouble, il est grand temps de faire le ménage en usant de la manière forte. Equipé d’un lance-roquettes, nous visons précisément un étage de l’immeuble situé face à nous. L’explosion est impressionnante et c’est sans surprise que le feu ennemi cesse aussitôt.

Un peu plus tard, une fois l’escouade Jackson localisée, le sergent Black doit se séparer de son équipe, le temps de désamorcer une bombe IED, tandis que notre équipe reste sous le feu ennemi. Face à la menace imminente (quelques secondes seulement au compteur), un choix doit être fait. Quel fil couper ? Le gauche ou le droit? Une fois la décision prise –en espérant qu’elle soit bonne-, un soldat iraquien se jette sur nous par surprise. Là, un élément de gameplay inédit fait son apparition : le corps à corps. Plutôt impressionnant, celui-ci est géré à la façon d’un QTE. C'est-à-dire qu’il vous faudra entrer des touches et des directions dans le bon timing pour valider vos actions. Vraiment efficace, d’autant que la mise en scène est particulièrement soignée. Et un bon point de plus, un !
Ne reste désormais plus qu’à rejoindre nos hommes ainsi que l’escouade Jackson pour procéder à l’évacuation. S’ensuit un affrontement titanesque sur une avenue de la ville où les forces adverses arrivent en nombre, que ce soit à pied ou en véhicule terrestre. Ça tire de tous les côtés, les balles rebondissent parfois, les panneaux indicateurs volent en éclats, nos protections de fortune ne tiennent guère longtemps, nous obligeant à nous déplacer constamment pour ne pas tomber sous le feu ennemi. C’est alors que le son salvateur des pales d’un hélicoptère se fait entendre. Venu nous prêter main forte, celui-ci n’hésite pas un instant et ouvre le feu sur le lourd détachement qui nous fait face. Le temps pour notre escouade de traverser l’avenue pour rejoindre une jeep sur laquelle a été fixée une sulfateuse. Sans hésitation, nous prenons place et terminons le travail en canardant les dernières forces en présence, les forçant à battre en retrait. Et c’est là que l’impensable se produit… un son sourd et profond se fait entendre, les vitres des immeubles alentours éclatent, le sol se met à trembler et une vague invisible ébranle la ville entière, soulevant le bitume et faisant s’effondrer le bâtiment situé face à nous qui, dans sa chute, vient heurter l’hélicoptère venu nous aider. Nous tombons à terre, fortement remués et sombrons dans l’inconscience.
Dire que l’expérience proposée fut intense serait un euphémisme. Battlefield 3 s’annonce ni plus ni moins comme la nouvelle référence en matière de FPS guerrier. Attendu tel le messie, le nouveau Dice promet un max. Seul point noir, le sujet du multi-joueurs qui ne fut pas abordé. Nous savons seulement que les versions consoles seront grandement bridées par rapport à l’expérience proposée sur PC. Alors que ce dernier permettra de participer à des affrontements regroupant jusqu’à 64 joueurs, les versions consoles, elles, n’en réuniront que 24… soit tout de même 40 de moins. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir : ne serait-ce que pour son mode solo dantesque, le jeu en vaut largement la chandelle. Vivement !

Ce premier point éludé, penchons-nous davantage sur les nouveautés proposées. Et s’il y a un élément qui occupe sans contestation possible la première place, il s’agit bien évidemment du nouveau moteur de jeu, le fameux Frostbite 2.0. Véritable prouesse technique, soyez sûr qu’il va vous en mettre plein les mirettes. L’animation tout d’abord, gagne en fluidité et en dynamisme pour proposer un rendu toujours plus crédible. Les soldats se déplacent avec un naturel troublant, s’adaptant constamment à la géographie du lieu où ils se trouvent. Rarement un FPS aura paru si réaliste.

Autre point essentiel, sur lequel les joueurs seront très regardants : la destruction. Là où les précédents opus optaient pour l’efficacité, en donnant parfois l’impression que les bâtiments étaient conçus tels des châteaux de cartes, le nouveau Battlefield pousse le concept à un niveau encore jamais vu jusqu’alors. On parle désormais de macro-destruction et de micro-destruction. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est très simple, la macro-destruction peut être assimilée à ce que nous connaissions jusque là dans la série, à savoir la possibilité de faire s’effondrer des bâtiments complets grâce à des explosions judicieusement localisées. La micro-destruction, nouvelle arrivante, repousse les limites de ses illustres ainés en appliquant la formule au moindre élément du décor. Concrètement, cela signifie que vous n’êtes plus à l’abri nulle part. Un feu nourri sur le petit muret qui vous sert de couverture finira inéluctablement par vous exposer, chaque balle détruisant un peu plus votre abri de fortune avec un réalisme saisissant. Dès lors, il est aisé de comprendre que la moindre escarmouche prend une dimension épique.
Et pour accompagner un tel chamboulement, quoi de mieux qu’un imposant monde ouvert ? C’est en tout cas le parti pris par Dice qui a décidé d’étendre de façon significative les zones de combat, afin que les joueurs puissent disposer d’un choix conséquent dans la façon dont ils souhaitent aborder une situation donnée. L’aspect technique du nouveau Battlefield est également de haute volée, jugez plutôt : lumières dynamiques, effets de fumée et particules, etc… Certes, tout ceci n’est pas nouveau mais nous atteignons ici un niveau de maitrise inégalé. C’est bien simple, aucun FPS basé sur des conflits dits modernes n’a jamais proposé un rendu aussi réaliste. Par chance, nous n’avons jamais eu à faire la guerre, mais il n’empêche qu’on s’y croirait. La qualité apportée à la bande son y est également pour beaucoup, à n’en pas douter. On ne compte plus les FPS prometteurs qui se sont vus déprécier à cause d’un travail sonore bâclé. Inutile de formuler une quelconque crainte à ce sujet pour Battlefield 3. La moindre détonation, une balle qui fuse, une explosion au loin, le son du pas de course, une vitre brisée, etc… sont autant d’exemples de maitrise totale. Qu’on se le dise, le Frostbite 2.0 en a sous le capot !

Lors de la présentation à laquelle nous avons pu assister, le début du jeu nous a été dévoilé. L’histoire prend place en 2014 et vous incarnez le Sergent Black qui, accompagné de son escouade, a pour mission de retrouver l’escouade Jackson. Cette dernière n’a plus donné signe de vie depuis un bon moment, ce qui inquiète fortement vos supérieurs hiérarchiques. L’arrivée sur le poste avancé iraquien se fait en fourgon blindé, le temps de quelques blagues entre soldats, les uns serrés contre les autres. A peine débarqués, le Sergent Black et ses hommes sont briefés sur la situation et se jettent dans les rues inhospitalières de Sulaymanyah, remplies de soldats mais aussi d’insurgés.
Premier choc : après avoir franchi quelques immeubles, au moment d’atteindre un parking à découvert, une balle de sniper vient perforer le soldat qui se trouve juste devant nous, projetant son sang sur le visage du Sgt Black. A peine le temps de se mettre à couvert que les hostilités sont déjà déclenchées. Victime d’un véritable guet-apens, l’escouade est désormais totalement encerclée. Non seulement des soldats se ruent sur nous, mais les immeubles alentours abritent également des snipers et des hommes équipés de lance-roquettes. Autant être clair : la situation semble fortement compromise. Toutefois, en s’équipant correctement et en visant juste, il est possible de s’en tirer sans trop de bobos.
C’est également la possibilité de constater pour la première fois le rendu du nouveau moteur. Les explosions, faisant voler mille et un débris, sont un régal pour les sens. A noter que durant ce passage, l’IA alliée était un peu à la ramasse, laissant des soldats adverses traverser le champ de bataille pour venir nous tirer dessus alors que nous étions clairement en retrait. A surveiller, donc.
Peu de temps après ce premier accroc, l’escouade parvient à atteindre un toit, à la recherche d’un meilleur point de vue pour localiser les snipers environnants. A peine un pied posé sur celui-ci, les balles fusent, faisant exploser les pots de fleurs et les antennes TV alentours. Décision est prise de rester à couvert et de se déplacer rapidement d’un point de couverture à un autre après chaque tir, afin d’atteindre un emplacement plus propice à l’observation. Après avoir localisé les fauteurs de trouble, il est grand temps de faire le ménage en usant de la manière forte. Equipé d’un lance-roquettes, nous visons précisément un étage de l’immeuble situé face à nous. L’explosion est impressionnante et c’est sans surprise que le feu ennemi cesse aussitôt.

Un peu plus tard, une fois l’escouade Jackson localisée, le sergent Black doit se séparer de son équipe, le temps de désamorcer une bombe IED, tandis que notre équipe reste sous le feu ennemi. Face à la menace imminente (quelques secondes seulement au compteur), un choix doit être fait. Quel fil couper ? Le gauche ou le droit? Une fois la décision prise –en espérant qu’elle soit bonne-, un soldat iraquien se jette sur nous par surprise. Là, un élément de gameplay inédit fait son apparition : le corps à corps. Plutôt impressionnant, celui-ci est géré à la façon d’un QTE. C'est-à-dire qu’il vous faudra entrer des touches et des directions dans le bon timing pour valider vos actions. Vraiment efficace, d’autant que la mise en scène est particulièrement soignée. Et un bon point de plus, un !
Ne reste désormais plus qu’à rejoindre nos hommes ainsi que l’escouade Jackson pour procéder à l’évacuation. S’ensuit un affrontement titanesque sur une avenue de la ville où les forces adverses arrivent en nombre, que ce soit à pied ou en véhicule terrestre. Ça tire de tous les côtés, les balles rebondissent parfois, les panneaux indicateurs volent en éclats, nos protections de fortune ne tiennent guère longtemps, nous obligeant à nous déplacer constamment pour ne pas tomber sous le feu ennemi. C’est alors que le son salvateur des pales d’un hélicoptère se fait entendre. Venu nous prêter main forte, celui-ci n’hésite pas un instant et ouvre le feu sur le lourd détachement qui nous fait face. Le temps pour notre escouade de traverser l’avenue pour rejoindre une jeep sur laquelle a été fixée une sulfateuse. Sans hésitation, nous prenons place et terminons le travail en canardant les dernières forces en présence, les forçant à battre en retrait. Et c’est là que l’impensable se produit… un son sourd et profond se fait entendre, les vitres des immeubles alentours éclatent, le sol se met à trembler et une vague invisible ébranle la ville entière, soulevant le bitume et faisant s’effondrer le bâtiment situé face à nous qui, dans sa chute, vient heurter l’hélicoptère venu nous aider. Nous tombons à terre, fortement remués et sombrons dans l’inconscience.
Dire que l’expérience proposée fut intense serait un euphémisme. Battlefield 3 s’annonce ni plus ni moins comme la nouvelle référence en matière de FPS guerrier. Attendu tel le messie, le nouveau Dice promet un max. Seul point noir, le sujet du multi-joueurs qui ne fut pas abordé. Nous savons seulement que les versions consoles seront grandement bridées par rapport à l’expérience proposée sur PC. Alors que ce dernier permettra de participer à des affrontements regroupant jusqu’à 64 joueurs, les versions consoles, elles, n’en réuniront que 24… soit tout de même 40 de moins. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir : ne serait-ce que pour son mode solo dantesque, le jeu en vaut largement la chandelle. Vivement !

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