Spécial PS4 - Hands On sur Battleborn

Hands On sur Battleborn

Hands On sur Battleborn

Le descriptif officiel de Battleborn est assez limpide : l’action se déroule dans un futur lointain, dans un monde où toutes les étoiles de l’univers se sont éteintes sous l’emprise d’un ennemi mystérieux. Un contexte de fin du monde qui réclame des sauveurs mais qui, Gearbox oblige, dérape très vite avec un humour omniprésent. Toutes les factions sont au bord du gouffre, la lutte pour le contrôle de cette dernière étoile de l’univers se met en place. Oui, mais les gars, fallait peut-être se réveiller avant non ?

Bref, aussi prompte que l’amicale des tortues de Patagonie, l’humanité se décide à bouger. La tuile c’est que le grand méchant de l’histoire avait prévu le coup (faut dire qu’on lui a laissé le temps de s’organiser). Du coup son plan machiavélique ne peut être arrêté que par les plus grands héros de toutes les factions. Cela tombe bien, pour la première fois dans l’histoire (ou presque, faudrait pas oublier le concours annuel de l’homme le plus fort du monde*) ils sont tous rassemblés au même endroit. Bref, ça va chauffer !

Battleborn propose ainsi un mode histoire qui vous emmène dans cette fameuse croisade contre l’abominable grand cornu qui n’a pas pris une ride mais qui a changé de nom pour l’occasion. Si Gearbox annonce que l’on peut jouer à ce mode en solo, l’intérêt du jeu réside évidemment dans son aspect coopératif. Encore plus que pour Borderlands, Battleborn est en effet pensé pour que plusieurs joueurs constituent une équipe de guerriers complémentaires (retenez bien ce mot, c’est important). Notons d’ailleurs que tout est fait pour se rassembler entre potes puisque non seulement le jeu est conçu pour les parties en ligne (n’y cherchez aucun sens caché) mais il propose également des parties en local avec un bon vieux mode écran partagé qui se fait de plus en plus rare à l’heure du toujours connecté et des liste d’amis. C’est le canapé qui va être content. Chaque niveau représente un chapitre de l’histoire dans ce grand final en apothéose, et on nous promet même un découpage façon épisodes télévisés avec une intrigue par chapitre. Dans les faits, et sur le seul niveau que nous avons testé dans ce mode, on est plus dans le prétexte. Mais qu’importe la raison pourvu que la baston soit bonne après tout !

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Vous pouvez incarner un héros parmi les 25 au choix. Dans la version alpha que nous avons pu tester pendant une demi-journée, seuls 15 étaient disponibles mais nous avons pu avoir une idée assez précise du roster et des classes représentées. Une fois votre choix arrêté, vous pourrez rejoindre une équipe de 5 combattants pour traverser le niveau. Ce mode est finalement très efficace mais on voit clairement qu’il ne s’agit en rien d’un FPS traditionnel. Les niveaux sont des assauts contre une IA avec des étapes qui réclament souvent de la coordination (activation de mécanismes, combat de boss gigantesques). Les combattants sont répartis entre 5 factions, ça c’est pour l’aspect narratif, mais surtout ils correspondent à des archétypes bien connus des amateurs de MOBA. On retrouve donc les classiques Tanks, Healers et autre distributeurs de dps. Si ces termes vous sont étrangers, Battleborn aura sans aucun doute un effet particulier sur vous. Dans le cas contraire vous risquez de trouver une certaine redite, pour ne pas dire une redite certaine face à cette déclinaison à l’habillage certes accrocheur (un graphisme très coloré entre le cel-shading et le cartoon). Battleborn permet ainsi de progresser depuis le niveau 1 jusqu’au niveau 10 au sein de chaque chapitre. On joue ainsi une pleine progression dans la même partie comme dans tous les MOBA, la petite subtilité étant ici que chaque gain de niveau vous place devant un choix cornélien. Le système Helix (c’est son petit nom) est en effet divisé en deux et chaque palier vous offre deux choix. Vous pourrez ainsi multiplier les combinaisons avec le même personnage et il faudra sûrement de très nombreuses parties avant d’avoir pu tout tester.

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Si on vous parle de MOBA depuis le départ ce n’est pas pour le mode scénario du jeu. L’autre pan (dans la face) du jeu réside dans ses modes multijoueurs. Nous avons ainsi pu tester deux modes, Conquête et Fusion. Dans le premier les deux équipes s’affrontent pour la domination de plusieurs points stratégiques. On est clairement sur une formule efficace qui met l’accent sur la coopération avec des interactions entre personnages largement aussi importantes que le skill à proprement parler. Les Healers sont là pour distribuer les buffs tandis que les distributeurs de dps sont là pour administrer les baffes. On n’oublie pas les tanks, véritables éponges capables d’absorber des dégâts au-delà du raisonnable. Battleborn se démarque heureusement de ces catégories avec certains personnages orientés tir ou corps-à-corps. Les manieurs de sabres sont nombreux et souvent très efficaces pour qui sait les utiliser. Dans le mode Fusion, les deux équipes se font face pour escorter des sbires mécaniques qui doivent être offerts à une IA un peu déréglée. Ces sbires ne sont pas dangereux, il va donc falloir les protéger pour empocher la mise et les mener à l’abattoir au plus vite. Une bien belle poésie pour un mode lui aussi efficace à défaut d’être original.

(*) Surtout que le tenant du titre entre 2002 et 2008 avait pour surnom… Super Mario. Coïncidence ? Alignement favorables des étoiles ? Je ne crois pas.

Nos impressions

Entre le FPS coopératif et le MOBA, Battleborn offre une action très efficace et des combats finalement assez techniques derrière leur apparence légère. L’ambiance cartoon est différente de celle d’un Borderlands mais ne parvient pas totalement à marquer les esprits. Le jeu aura malgré tout une place à prendre sur consoles car le genre est peu représenté. On pense à SMITE sur Xbox One comme principal concurrent mais aussi et surtout à Overwatch développé par l’ogre Blizzard. Une concurrence rude en perspective. Battleborn est, a priori, plus accessible, ce qui est loin d’être un défaut pour un genre où chacun dépend des bonnes actions de l’autre. Ici en restant à peu près coordonnés, les joueurs trouvent vite leurs marques et les tactiques sont payantes. Reste à savoir si dans la durée la formule saura convaincre un public déjà abreuvé de FPS multijoueurs soutenus par des licences poids lourds (Star Wars Battlefront) ou une communauté énorme (Call of Duty).


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