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El Shaddai : Ascension of Metatron, premières impressions | le 11 août 2011 à 18h18, par Almeti

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El Shaddai: Ascension of the Metatron - -1

Original à plus d’un titre, El Shaddai vous invite dans un univers inspiré de l’Ancien Testament et du livre d’Enoch, un univers décalé comme seuls les Japonais savent nous en offrir. Vous prendrez ainsi la place d’Enoch, un scribe inférieur descendu du ciel pour botter le derrière d’anges renégats qui se plaisent un peu trop sur notre bonne vieille Terre… ce qui ne plaît pas à Dieu et lui donne envie de tout raser ! Serez-vous à la hauteur pour sauver l’humanité ? El Shaddai en donne-t-il vraiment envie ? Premiers éléments de réponse dans cette preview qui nous a permis de mettre en lumière les 4 premiers chapitres de cet OVNI vidéo-ludique.Une histoire à partComme évoqué précédemment, El Shaddai : Ascension of the Metatron tire son histoire du Livre d’Enoch dans l’Ancien Testament: des anges descendent sur Terre pour observer les humains grâce à la Tour de Babel, les Grigori. Anciens servants de Dieu, ces derniers s’y plaisent et dirigent un monde humain devenu chaotique. Cela ne plaît pas au conseil Divin, le met en colère et le décide à lancer une grande crue pour détruire l’humanité et recommencer de zéro. Heureusement, un humain s’y oppose et propose d’éliminer les sept anges renégats. Ce simple humain n’est autre qu’Enoch, un scribe inférieur du ciel, aidé de Lucifer qui n’était pas encore un ange déchu mais bel et bien un enfant de chœur.

Cette histoire étonnante mêle ainsi la mythologie à un monde tantôt fictif et futuriste. Il ne faut donc pas s’étonner de croiser Lucifer avec son téléphone mobile pour sauvegarder ! Dans l’ensemble, on ne peut pas dire que la théologie domine l’industrie du monde vidéo-ludique (hormis chez Ubisoft avec Assassin’s Creed, et encore) mais le sujet est digne d’intérêt.Une réalisation à partCe sujet décalé, on le doit à une bonne équipe notamment composée de Sawaki Takeyasu, qui s’est vu confié le design et qui a entre autre travaillé sur Okami et Devil May Cry. Pour ce titre, le staff de Ignition Entertainment semble s’être inspiré de grands titres de plates-formes comme Mario et des univers qu’évoquent Okami ou les Final Fantasy. Les jeux cités n’ont a priori qu'assez peu de choses en commun, mais leur mélange dans El Shaddai donne un jeu très original, basé principalement sur un parcours de plates-formes très esthétique sans pour autant chercher la claque visuelle. Globalement, les graphismes bénéficient d’une « patte artisitique » : les rendus visuels donnent un léger effet de dessin par de grands aplats de couleur ou de grands dégradés et un léger contour des objets. C’est subtil mais cela suffit à donner une ambiance d’estampe japonaise à certains niveaux tandis que d’autres évoquent plus du dessin vectoriel. Une des originalités d’El Shaddai est aussi de mêler de la 2D à de la 3D. On peut ainsi estimer qu’environ 40% du jeu se déroule en 2D à la manière d’un Super Mario.


Une des qualités de ce titre est son interface dépouillée : un peu à la manière de Dead Space, l’écran n’est perturbé par aucune barre d’état ou jauge de vie – même si l’option existe. Pour savoir comment se porte Enoch ou votre ennemi, il suffit de regarder son armure : au mieux de sa forme, il est solidement couvert ; au bord de l’agonie, Enoch finit en jean tandis que certains de ses ennemis semblent presque nus.Un gameplay accessibleLe gameplay du jeu figure parmi les plus simples qui soient : on n’a besoin que d’un bouton pour sauter, un pour attaquer, un pour se couvrir et un dernier pour par exemple dérober une arme ou la purifier. Certains boutons sont d’ailleurs doublés : Croix et Rond pour sauter, Carré et Triangle pour l’attaque. Cela posé, le jeu est donc très simple à prendre en main en niveau facile, d’autant plus que le titre vous accompagne les premières minutes en vous révélant progressivement de nouvelles possibilités.

Notons aussi qu’il est impossible de tomber en plate-forme 3D si vous vous approchez trop près du bord. Toutefois, vous pouvez tomber de votre nuage en sautant d’une plate-forme à une autre. C’est le cas quand vous êtes amené à passer d’un palier à un autre au-dessus du vide. Si vous ratez votre saut, vous reviendrez donc peu avant les lieux du drame, une pièce d’armure en moins. En mode facile, vous en aurez assez pour voir venir – moins dans les modes de difficulté plus élevés.Un système de combat rythmiquePour les combats, le jeu propose trois armes à la manière de « Pierre, Feuille & Ciseaux » : une arme en bat une autre mais se fait battre par la dernière. Vous pouvez bénéficier de l’équivalent d’une épée en forme d’arche, d’un arc ou d’un bouclier – respectivement l’Arc, le Vent et la Voile. Chacune d’elles vous offrira une fonction particulière en plate-forme, vous permettant ainsi de planer, vous déplacer plus vite ou de vous protéger. Vous ne pouvez toutefois en équiper qu’une à la fois mais pourrez dérober une des autres armes à un ennemi ou la ramasser sur certaines « arènes » de combat. Face aux boss, un voyant au-dessus d’eux vous indique si besoin quelle arme choisir. Enfin, chaque arme s’« use » et a besoin d’être purifiée pour redevenir efficace, vous immobilisant en plein combat et vous obligeant à choisir votre instant.


Cela posé et ayant un gameplay simple, le jeu s’offre en mode facile à qui veut le finir sans prise de tête. Toutefois, un peu comme dans un Street Fighter, il faut rapidement utiliser des combinaisons (saut, défense…) pour créer de nouvelles actions qui devront être synchronisées. Pour être efficace dans les modes de difficultés plus élevés, il faut donc trouver le bon rythme pour frapper au bon moment et ne pas se faire toucher. Sinon, vous ne ferez pas long feu. Ainsi, le jeu reste abordable pour un casual gamer en facile mais devrait réussir à énerver certains hardcore gamers en extrême.

Si vous mourez, Enoch commence à fermer les yeux et vous devez les rouvrir en vous battant avec les touches. Cela est possible 3 ou 4 fois. Parfois, certains boss profitent de cette opportunité pour vous emmener psychiquement dans un monde imaginaire duquel vous devez sortir en battant de nouveaux ennemis pour reprendre vos esprits.Un jeu original mais linéaireEl Shaddai bénéficie d’une grande variété qui saute aux yeux dès les premiers niveaux entrecoupés de belles cinématiques. Une fois un rapide tutoriel passé avec des cibles bizarres, on attaque un premier chapitre en 3D dont l’atmosphère fait un peu penser à Final Fantasy XIII. Les décors sont très épurés et s’affranchissent de tout détail superflu contrairement à ce dernier. Vient ensuite un second chapitre aérien dans lequel on parcourt de longues surfaces planes (un peu comme une feuille de métal découpée) avec quelques embranchements sur un superbe fond de feux d’artifices. Malheureusement, et c’est là son principal défaut, l’ensemble est très linéaire : le chemin est tracé, les zones de combat définies (et reconnaissables) et le chemin un peu long manque de variété. Des niveaux cachés et des contenus à débloquer (fins, costumes…) vous attendent mais nous n’avons pas pu poser les yeux dessus.


Notre deuxième chapitre se termine par de la plate-forme 2D encore une fois assez linéaire mais heureusement assez courte. On démarre alors un troisième chapitre dont l’atmosphère évoque Okami puis le quatrième (en 2D) fait plus penser à un Mario ou LittleBigPlanet. On y découvre des Nephelims, rejetons d’humains et d’anges qui ne meurent qu’en se mangeant, grossissent et deviennent méchants – raison suffisante pour lutter contre. Ce chapitre a été une agréable surprise et sort un peu des sentiers battus par la nouvelle génération de consoles. La variété graphique de ces niveaux et le décalage 3D/2D permettent alors d’oublier un peu la linéarité de certains chapitres.

Développé par Ignition Entertainment et distribué par Konami dès le 8 Septembre 2011 sur PS3 et Xbox360, El Shaddai : Ascension of the Metatron est un titre plaisant à plus d’un titre grâce à une histoire originale et des niveaux toujours très différents. Il peut laisser une impression de linéarité mais il mérite de hausser la difficulté pour lutter contre cet aspect. Son gameplay lui permet néanmoins de s’adresser à un large public. Son atmosphère atypique devrait séduire les amateurs de jeux ayant une ambiance nippone. Ces derniers pourront d’ailleurs profiter des cinématiques en japonais.

dossier réalisé par Almeti


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