Test de jeu / PS3 / Soul Calibur V

- publié le 3 février 2012
- Etat : Disponible
- Date de sortie :03/02/2012
- Développeur :Namco
- Distributeur :Namco Bandai
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Modes de jeu
- Page 2 : Gameplay, Réalisation, Conclusion
Les jeux de combat ont décidément le vent en poupe : après Street Fighter IV, Marvel vs Capcom 3 et The King of Fighters XIII, et en attendant Street Fighter X Tekken et Tekken Tag Tournament 2, c’est au tour de la saga SoulCalibur de revenir sur nos consoles avec son cinquième opus. Au programme un bond en avant dans le temps, de nouveaux personnages, et un gameplay revisité. De quoi ravir les fans de la série ? Pas si sûr…
Les évènements narrés dans SoulCalibur V se déroulent 17 ans après ceux de son prédécesseur : nous sommes en 1607, et nous apprêtons à livrer bataille aux quatre coins de l’Europe. L’occasion pour Namco Bandai de renouveler le casting de sa saga, même si logiquement le style des nouveaux combattants est inspiré par, voire carrément calqué sur, d’anciennes gloires bien connues des fans.Un contenu au régimePremière surprise, et pas des plus agréables, le menu principal du jeu semble quelque peu maigrichon pour une production de ce calibre : on n’y trouve en effet rien de plus que des sections Jeu hors ligne, Jeu en ligne, Histoire, Création et Options. Evidemment chacune d’entre elles offre plusieurs possibilités, mais au final les modes de jeu disponibles pour les joueurs solitaires s’avèrent assez limités. Voyons cela dans le détail !

Le corps du jeu n’est ni plus ni moins que le mode Histoire, qui nous conte les aventures de Patrokolos et Pyrrah, un frère et une sœur séparés à la naissance et dont les destinées sont intimement liées aux épées Soul Calibur pour le premier, et Soul Edge pour la seconde. Inutile toutefois de trop en dévoiler sur l’aventure qui les attend, d’autant que celle-ci ne présente finalement que peu d’intérêt : le scénario découpé en une vingtaine d’épisodes n’a rien de trépidant, et la qualité de la narration varie du tout au tout selon que l’on a droit à une jolie cut-scene ou à une série d’images fixes ressemblant vaguement à des dessins au fusain. Les premières sont relativement réussies et bien mises en scène, tandis que les seconds sont désespérément statiques et induisent des longueurs assez désagréables… Bref, sachez que ce mode Histoire vous permettra d’incarner non seulement les deux combattants en question, mais aussi des versions évoluées de ceux-ci ainsi que l’un de leurs camarades. Seul petit hic, la progression est une promenade de santé jusqu’au chapitre 18 où la difficulté monte d’un seul coup de plusieurs crans : on se ballade ainsi sans problème durant une petite heure avant d’en baver deux ou trois de plus pour atteindre le générique de fin. On a vu mieux pour maintenir l’intérêt du joueur !
Une fois bouclé le mode scénarisé de ce SoulCalibur V, les fans de combats en solo devront malheureusement se contenter d’une offre particulièrement spartiate : le mode Arcade qui vous propose d’enchaîner le plus rapidement possible six combats d’affilée, le mode Combat Rapide dans lequel vos performances vous permettront de décrocher 240 titres à afficher fièrement sur votre carte de joueur, le mode Versus pour des combats contre l’IA ou contre un autre joueur, et le mode Entraînement qui vous permettra de répéter vos coups jusqu’à les connaître par cœur. Seul petit hic, ces sessions d’entraînement n’ont rien d’instructif, et aucun tutorial digne de ce nom n’est disponible pour vous apprendre à maîtriser progressivement tel ou tel personnage : vous devrez donc mettre le jeu en pause et consulter la liste des coups du combattant choisi pour améliorer vos performances. Pas franchement ergonomique ! Terminons en mentionnant l’existence d’un mode Âmes Légendaires, débloqué après avoir fini le mode Histoire : il vous offrira des combats contre des adversaires particulièrement coriaces, que vous n’aurez aucune chance de vaincre sans vraiment maîtriser votre combattant favori. Le challenge a certes de quoi stimuler les meilleurs d’entre nous, mais il peut tout aussi bien décourager ceux qui cherchent simplement à s’amuser !

Toujours au rayon du contenu, il est sans doute bon de s’arrêter un instant sur le casting de ce nouveau SoulCalibur : si certains personnages connus font un retour en force (Raphael, Siegfried, Hilde, Ivy, Cervantes, Aeon, Tira, Nightmare, Mitsurugi, Maxi, Yoshimitsu, Voldo, Astaroth), d’autres ont purement et simplement disparu comme Hwang, Zasalamel ou Talim. Bien sûr des petits nouveaux sont de la partie comme Patroklos, Leixia, Natsu ou Pyrrha, mais leurs styles de combat n’ont rien de novateur, généralement inspirés d’autres personnages de la saga. A vrai dire les seules nouveautés notables concernent Z.W.E.I. et Viola, ainsi que la guest star du jeu qui n’est autre qu’Ezio Auditore de la série Assassin’s Creed. Celui-ci s’intègre d’ailleurs parfaitement à l’univers de Soul Calibur, aussi bien dans son design que dans son style d’assassin.
Au cas où le casting du jeu vous paraîtrait trop limité, sachez que vous aurez évidemment accès à un éditeur de personnages toujours aussi complet qui vous permettra de laisser libre cours à votre imagination : choisissez le sexe, la stature et le style de votre combattant, habillez-le avec les tenues et accessoires récupérés durant vos précédentes parties, et vous pourrez alors l’utiliser dans tous les modes de jeu à l’exception du mode Histoire.Des modes en ligne plus stablesVous l’aurez compris la partie solo de Soul Calibur V ne nous a pas particulièrement impressionnés. De fait, nous avons rapidement jeté notre dévolu sur les modes en ligne du jeu, point qui n’avait pas fait l’unanimité avec le précédent opus.
Bonne nouvelle, la stabilité du code est nettement plus convaincante aujourd’hui qu’il y a trois ans. Certes nos tests n’ont pas été effectués avec des serveurs en pleine charge (et pour cause, le jeu n’était pas encore disponible en magasin !), mais l’expérience nous a paru plus fluide, nos combattants plus réactifs.

Côté modes de jeu à proprement parler vous aurez droit à de simples matchs, classés ou non, mais vous pourrez aussi compter sur le système Colosseo qui permet de rassembler plusieurs personnes sur un même salon afin qu’elles se défient durant toute une soirée, au travers de matchs simples ou de tournois. Bonne nouvelle pour les joueurs en attente, ils pourront jeter un œil sur les combats en cours tout en chattant : de quoi passer le temps de manière plus agréable que par le passé !
A noter aussi la présence d’un système de « rivaux » qui vous permet de désigner tel ou tel joueur comme l’un de vos adversaires privilégiés. L’intérêt ? Vous aurez toujours ses statistiques sous les yeux depuis l’écran principal du jeu, un peu à la manière de l’Autolog de la série Need for Speed, en moins poussé toutefois.
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